Élection 2025 : Le gouvernement ivoirien décrète l'encadrement des rassemblements sur tout le territoire
Élection 2025 : Le gouvernement ivoirien décrète l'encadrement des rassemblements sur tout le territoire
Abidjan, le 18 octobre 2025 À moins d’une semaine de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre, le gouvernement ivoirien a pris une mesure forte pour encadrer le climat politique.
Un arrêté interministériel, signé le 17 octobre 2025 par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, interdit toutes les réunions et manifestations publiques sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de celles liées directement au processus électoral.
Selon le texte, publié au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire, cette mesure s’applique pour une durée de deux mois à compter de la date de signature.
Elle vise à maintenir l’ordre public dans un contexte de tensions potentielles avant le scrutin présidentiel. Les contrevenants s’exposent à des poursuites judiciaires, comme le précise l’article 2 de l’arrêté.
Cet arrêté s’appuie sur plusieurs bases légales, dont la Constitution (article 138), le Code de procédure pénale (loi n° 2018-975 du 27 décembre 2018), le Code pénal (loi n° 2019-574 du 26 juin 2019), ainsi que divers décrets récents, notamment celui du 16 octobre 2023 nommant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et celui du 25 octobre 2023 fixant les attributions des membres du gouvernement. La décision a également été validée par le Conseil Constitutionnel le 8 septembre 2025.
Les préfets, les commandants supérieurs de gendarmerie, et les directeurs généraux de la Police nationale sont chargés d’assurer l’application de cette mesure, qui sera largement affichée et diffusée dans les zones concernées.
Cette initiative intervient dans un climat politique marqué par des enjeux cruciaux, les autorités cherchant à éviter tout débordement susceptible de perturber le bon déroulement du vote.
La population et les partis politiques sont appelés à respecter ces dispositions, tandis que l’opposition n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Les regards sont désormais tournés vers les prochains jours, qui s’annoncent décisifs pour la stabilité du pays.
A.Konan
