Diabo : Nouvelles attaques ciblées contre Rébecca Yao, symbole de l’autonomisation féminine en milieu rural

Diabo : Nouvelles attaques ciblées contre Rébecca Yao, symbole de l’autonomisation féminine en milieu rural

22/07/2025 - 09:26
Diabo : Nouvelles attaques ciblées contre Rébecca Yao, symbole de l’autonomisation féminine en milieu rural
Diabo : Nouvelles attaques ciblées contre Rébecca Yao, symbole de l’autonomisation féminine en milieu rural

Une série inquiétante d’actes de sabotage continue de secouer la localité de Diabo, dans le département de Botro. Après l’incendie d’un camion de transport appartenant à l’usine de transformation de riz « N’Zama » en juin dernier, un nouveau coup dur vient frapper la société coopérative « Diabo Ville Émergente », dirigée par Rébecca Yao, cadre influente du RHDP.

Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 juillet, l’école des femmes Dominique Ouattara, encore en chantier, a été la cible d’un acte de vandalisme.

Selon des témoins, des individus non identifiés ont défoncé les portes, saccagé les équipements électriques et détruit plusieurs installations, sans rien emporter. Une action qui laisse penser à un sabotage prémédité, et non à un simple vol.

Ce centre de formation, dont l’inauguration est prévue en octobre prochain, vise à renforcer les capacités des femmes rurales à travers des formations en entrepreneuriat agricole, alphabétisation, éducation financière et métiers. Il devait aussi abriter une salle informatique, une bibliothèque, une salle de conférence et un champ école.

Ces actes viennent s’ajouter à une série d’attaques déjà subies par la coopérative. En 2020, lors des troubles liés à la désobéissance civile, les locaux de l’unité de transformation avaient été vandalisés et du matériel détruit. En 2022, un engin de travaux publics a également été incendié à Diabo, sans qu’aucune suite judiciaire ne soit donnée.

L’acharnement contre Rébecca Yao soulève de nombreuses interrogations. Pourquoi cette femme, engagée depuis huit ans pour le développement local et l’autonomisation des femmes, est-elle la cible de violences répétées ? Qui sont les auteurs de ces actes et quels intérêts cherchent-ils à défendre en sabotant ces projets sociaux et économiques ?

Face à cette insécurité persistante, la présidente Rébecca Yao dit aujourd’hui craindre pour sa propre vie. De nombreuses voix s’élèvent dans la région pour dénoncer ces tentatives de déstabilisation, et demandent aux autorités sécuritaires de renforcer la protection des personnes et des infrastructures, surtout à l’approche des élections.

Au-delà de Rébecca Yao, c’est l’espoir de toute une communauté qu’on tente d’étouffer. Car s’attaquer à ces projets, c’est s’opposer à la vision d’un développement rural inclusif, prôné par le Président Alassane Ouattara, dont Mme Yao est une fidèle exécutante sur le terrain. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie, mais les populations, elles, attendent des réponses claires et des mesures fortes.

WK