Campagne intermédiaire du cacao : L’État ivoirien consolide le prix à 1 200 FCFA/kg

Campagne intermédiaire du cacao : L’État ivoirien consolide le prix à 1 200 FCFA/kg

04/03/2026 - 22:07
Campagne intermédiaire du cacao : L’État ivoirien consolide le prix à 1 200 FCFA/kg
Campagne intermédiaire du cacao : L’État ivoirien consolide le prix à 1 200 FCFA/kg

Dans un climat international marqué par une forte volatilité des cours du cacao, le gouvernement ivoirien opte pour la continuité et la sécurisation des revenus agricoles. La Côte d’Ivoire a officiellement fixé le prix bord champ du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire (petite saison) 2025-2026.

L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné. Le membre du gouvernement a également précisé qu’un million de tonnes de cacao ont déjà été achetées par l’État au prix bord champ fixé, dans le cadre de la campagne principale.

Cette opération vise à garantir un revenu stable aux producteurs et à protéger la filière contre les soubresauts du marché international.

Le marché mondial du cacao traverse une période inédite, caractérisée par une flambée des prix. La baisse des récoltes en Afrique de l’Ouest, les effets du changement climatique et la propagation de maladies dans les plantations ont considérablement réduit l’offre, tandis que la demande internationale demeure soutenue.

En tant que premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire est particulièrement exposée à ces fluctuations. Dans plusieurs bassins de production, les rendements en recul accentuent la pression sur les exploitations.

Face à ces incertitudes, le maintien d’un prix garanti apparaît comme un instrument de stabilisation destiné à préserver le pouvoir d’achat des planteurs.

La reconduction du prix à 1 200 FCFA/kg pour la petite saison s’inscrit dans la stratégie de régulation engagée par les autorités. L’achat d’un million de tonnes lors de la campagne principale témoigne d’une intervention proactive de l’État pour soutenir les acteurs de la filière.

Toutefois, au-delà des mesures immédiates, le secteur reste confronté à des enjeux structurels majeurs : renouvellement des vergers vieillissants, amélioration de la productivité, adaptation aux changements climatiques et renforcement de la transformation locale.

Pilier de l’économie nationale, le cacao demeure une ressource stratégique pour des centaines de milliers de ménages ruraux. À travers ces décisions, Bruno Nabagné Koné réaffirme la volonté du gouvernement de préserver la stabilité d’un secteur vital pour la Côte d’Ivoire.

 

WK