Anne Désiré Ouloto et Nassénéba Touré célèbrent la cohésion à la 5ᵉ Rupture œcuménique
Anne Désiré Ouloto et Nassénéba Touré célèbrent la cohésion à la 5ᵉ Rupture œcuménique
Sous le signe du vivre-ensemble et de la convergence spirituelle, la 5ᵉ édition de la Rupture collective œcuménique du jeûne s’est tenue ce mardi 3 mars 2026 à la salle de conférence de la CAISTAB, au Plateau. Placée sous le thème « Dans la foi partagée, bâtissons ensemble la Grande Côte d’Ivoire », la cérémonie a réuni responsables religieux, femmes leaders et représentants des institutions, les femmes de la société civile autour d’un même idéal : l’unité dans la diversité.
Organisée par le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, cette rencontre symbolique a été marquée par un moment fort d’émotion : une femme chrétienne et une femme musulmane unies pour rompre le jeûne, dans un geste simple mais porteur d’un puissant message de fraternité.
Patronne de l’événement, la ministre d’État Anne Désiré Ouloto Lamizana a salué cette initiative qui transcende les barrières confessionnelles.
« Une femme chrétienne et une femme musulmane ont rompu ensemble le jeûne, posant un acte humble mais porteur d’un message fort de paix et d’unité », a-t-elle déclaré, avant de féliciter la ministre de la Femme, Nassénéba Touré, pour « cet acte de foi au-delà d’une simple activité ministérielle ».
Elle a également rappelé l’importance de gestes concrets de pardon, de partage et d’amour du prochain, invitant chacun à « regarder l’autre et prendre chez l’autre ce qui est bon ».
Pour la ministre Nassénéba Touré, l’année 2026 a une résonance particulière. Chrétiennes et musulmans observent chacun une période de jeûne, le Carême et le Ramadan, commencés le même jour.
« 2026 est un signe fort de convergence spirituelle, une invitation à élever nos prières ensemble pour la paix et la solidarité », a-t-elle confié, rappelant que malgré les différences de rites, les aspirations restent les mêmes : la purification du cœur et la fraternité.
Revenant sur la diversité culturelle et religieuse de la Côte d’Ivoire, la ministre a souligné que l’unité nationale repose sur les femmes, « gardiennes du lien social et éducatrices de la tolérance ».
Selon elle, « l’unité ne s’improvise pas, elle se cultive, se protège et se transmet ».
La cérémonie a été enrichie par deux enseignements : celui de Sœur Rosemonde Kouamé Affoué de la congrégation des Sœurs Notre-Dame, pour la communauté catholique, et celui de Sœur Hafiza Doukara Bansé, fondatrice de “Ma vie avec le Coran”, pour la communauté musulmane.
Toutes deux ont exhorté les participants à faire de la foi un moteur de cohésion sociale dans les familles, les quartiers et les lieux de travail.
Le rendez-vous s’est achevé dans une atmosphère de communion, ponctuée de chants chrétiens et musulmans, symbole vibrant d’une nation unie par la foi et la paix.
WK
