Baboué : Les fils et filles unis pour la construction d’un centre de santé rural

Baboué : Les fils et filles unis pour la construction d’un centre de santé rural

21/09/2025 - 19:35
22/09/2025 - 06:22
Baboué : Les fils et filles unis pour la construction d’un centre de santé rural
Baboué : Les fils et filles unis pour la construction d’un centre de santé rural

Située dans la région d’Oparéko, à 25 km de Lakota et à 16 km de Gnabodougnoa, la commune de Baboué a récemment lancé un projet d’une importance capitale pour la santé de ses habitants.

En réponse à l'absence d'infrastructures sanitaires adéquates, les fils et filles de Baboué, qu'ils soient résidents ou expatriés, se sont unis pour la construction d'un centre de santé rural comprenant un dispensaire et une maternité.

Cette initiative ambitieuse, portée par la Mutuelle de Développement de Baboué (MUDEBA), est un véritable symbole de solidarité et d'engagement pour un avenir plus sain.

Le projet vise à améliorer l'accès aux soins médicaux de proximité pour les populations locales, qui doivent actuellement se rendre à Lakota ou Gnabodougnoa pour bénéficier de services de santé de base.

Le projet, soutenu par M. Dadi Alexis dit Serikpa Cissé, président de la MUDEBA, et M. Djatchi Claude Jasmin, vice-président chargé de la jeunesse et porte-parole du bureau, s'inscrit dans une dynamique de développement durable.

Selon M. Serikpa Cissé, la construction de ce centre de santé est « une nécessité vitale » pour la population locale. « Nous voulons offrir à nos parents, à nos enfants et à nos épouses un cadre sanitaire digne, afin que personne ne perde la vie faute de soins de proximité », a-t-il souligné avec fermeté, avant de conclure : « L’union et la solidarité dont nous faisons preuve aujourd’hui sont la preuve que l’avenir de notre village est entre nos mains. »

Le projet a également reçu un soutien indéfectible de la jeunesse de Baboué, représentée par M. Djatchi Claude Jasmin, qui a affirmé : « La jeunesse de Baboué est debout pour accompagner ce projet. Nous savons que la santé est le socle du développement.

C’est pourquoi nous appelons tous les fils et filles, où qu’ils soient, à continuer d’apporter leur pierre pour que notre dispensaire et notre maternité voient le jour dans les meilleurs délais. »

Le chef du village, Kiffy Djatchi Tohouri Jules, a exprimé sa fierté en déclarant : « En tant que chef, je suis fier de voir l’ensemble de mes enfants, qu’ils soient au village ou à l’extérieur, se lever comme un seul homme pour bâtir ce centre de santé.

Ce dispensaire et cette maternité sauveront des vies et resteront un héritage précieux pour les générations futures. » Cette unité collective a ainsi permis de fédérer les énergies pour le bien-être de la communauté.

Les témoignages des habitants illustrent également les défis auxquels ils font face au quotidien. Mme Dadi Josiane, jeune mère de famille, a exprimé son désespoir : « Pour vacciner mon bébé, je suis obligée de parcourir des kilomètres jusqu’à Lakota. C’est fatigant et dangereux, surtout quand il faut marcher avec un enfant. Si ce dispensaire ouvre, ce sera un grand soulagement pour nous les mamans. »

Face à ces difficultés, la mobilisation des habitants de Baboué s’intensifie. La communauté s’engage non seulement sur le plan financier, mais également matériel pour construire un centre moderne et équipé.

La diaspora, les cadres et les jeunes, en particulier, se sont montrés particulièrement engagés à apporter leur contribution.

Les initiateurs de ce projet lancent un appel solennel aux autorités administratives, sanitaires et politiques, ainsi qu’aux partenaires au développement, pour qu’ils soutiennent cette initiative citoyenne.

Car au-delà des besoins spécifiques de Baboué, ce futur centre de santé aura un impact positif sur toute la région, en apportant une réponse durable aux défis sanitaires qui frappent la population.

 

 

DJACK ZOLA Correspondant