Adzopé/Face aux planteurs, Bruno Koné réaffirme son engagement pour une agriculture moderne, protectrice des producteurs de cacao

Adzopé/Face aux planteurs, Bruno Koné réaffirme son engagement pour une agriculture moderne, protectrice des producteurs de cacao

18/02/2026 - 22:19
19/02/2026 - 08:57
Adzopé/Face aux planteurs, Bruno Koné  réaffirme son engagement pour une agriculture moderne, protectrice des producteurs de cacao
Adzopé/Face aux planteurs, Bruno Koné réaffirme son engagement pour une agriculture moderne, protectrice des producteurs de cacao

Le Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a effectué ce mardi 18 février 2026, une  visite immersive à la coopérative agricole de Yakassé-Attobrou, dans la région de l’Agnéby-Tiassa.

Cette rencontre, marquée par des échanges directs avec les producteurs et les responsables de la filière cacao, a permis d’aborder les défis actuels du secteur et les pistes de solutions envisagées par le gouvernement.

Nommé il y a seulement deux semaines à la tête du département ministériel, Bruno Nabagné Koné a tenu à réaffirmer l’importance de l’agriculture dans l’économie ivoirienne. « C’est avec un réel plaisir que je me retrouve parmi vous ce matin.

Depuis deux semaines seulement, nous avons reçu la mission de conduire ce département ministériel, et nous entendons la réussir pleinement.

Mais il n’est pas possible de réussir sans travailler avec les acteurs de terrain, sans rencontrer les producteurs, sans écouter celles et ceux qui vivent au quotidien les réalités agricoles », a déclaré le Ministre.

Il a insisté sur l’ambition de consolider la place centrale de l’agriculture, malgré la diversification économique en cours : « Notre ambition est claire : consolider la place centrale de l’agriculture dans l’économie ivoirienne.

[...] Nous avons également pour mission de moderniser notre agriculture, de réduire la pénibilité du travail et d’améliorer la productivité. » Parmi les objectifs prioritaires : préserver l’équilibre de la filière, sauvegarder les revenus des producteurs et renforcer la compétitivité du secteur.

Face aux préoccupations exprimées sur les stocks invendus et les difficultés d’exportation, il a promis une analyse approfondie des propositions, notamment un mécanisme de garantie ou de contrepartie pour faciliter les exportations directes par les coopératives.

« Toutes les décisions qui seront prises viseront à préserver l’équilibre économique de la filière tout en protégeant les revenus et les conditions de vie des producteurs », a-t-il rassuré.

La Directrice générale de la coopérative, Traoré Awa, a présenté les forces et les défis de la structure. Agréée à l’exportation depuis 2017, la coopérative regroupe 3 318 producteurs, gère 12 578 hectares et produit annuellement 8 479 tonnes de fèves, avec 100 % des parcelles mappées et une certification Rainforest Alliance sur une partie des superficies.

« Nous faisons face à d’importants stocks invendus : environ 2 000 tonnes immobilisées depuis fin décembre. Cette situation entraîne l’appauvrissement des producteurs, l’endettement croissant, des risques sociaux et le chômage technique au sein de la coopérative », a-t-elle alerté.

Elle a pointé le principal obstacle : le système de contrepartie exigé pour l’exportation, qui bloque les partenariats directs avec des acheteurs étrangers.

La coopérative sollicite un mécanisme de garantie étatique et projette la création d’une unité de transformation locale de 3 000 tonnes par an pour valoriser davantage la production.

Traoré Abdramane, directeur-expert, a complété en présentant l’évolution des performances commerciales et les réalisations communautaires : constructions d’écoles, distributions de kits scolaires, pépinières, formations de femmes et de jeunes.

« Notre objectif est de professionnaliser durablement la filière et de démontrer que l’agriculture est un véritable secteur d’avenir pour la jeunesse ivoirienne », a-t-il souligné.

Le planteur Kra Kouassi a, quant à lui, exprimé sa gratitude : « Je remercie la coopérative pour l’accompagnement technique dont je bénéficie.

Grâce aux formations reçues, j’ai amélioré l’entretien de ma plantation et la qualité de ma production. La visite du Ministre dans mon champ est un grand honneur. Cela montre que les autorités s’intéressent réellement à notre travail et à nos difficultés. »

Par cette visite terrain, le patron de l'agriculture ivoirienne démontre la volonté du gouvernement d’être à l’écoute des acteurs de terrain pour une filière cacao plus résiliente, productive et équitable.

 

Patrick KROU