Tonkpi : Le ministre Vagondo Diomandé appelle ses frères à l'union et au dépassement
Tonkpi : Le ministre Vagondo Diomandé appelle ses frères à l'union et au dépassement
C'est à Abidjan, ce jeudi 19 mars 2026, que le général Vagondo Diomandé, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, a choisi de parler vrai. Réuni autour de leur président Georges Boumi, les représentants des 103 mutuelles de la Confédération des mutuelles de développement du Tonkpi (CMDT) ne s'attendaient peut-être pas à une telle intensité. Au-delà des enjeux de développement, c'est un appel vibrant à l'union, à la paix et au vivre-ensemble que le ministre leur a adressé, posant ces valeurs comme les seuls fondements capables de porter un Tonkpi véritablement prospère.
La rencontre avait pourtant débuté sur un registre technique et stratégique. Devant une salle rassemblant élus, cadres, chefs coutumiers et responsables communautaires, Georges Boumi a présenté le Livre blanc du Tonkpi, un document de référence issu de consultations conduites dans plus de 600 localités. Ce travail minutieux dresse un tableau précis des besoins des populations : accès aux soins, éducation, eau potable, désenclavement et développement économique. Un état des lieux aussi lucide qu'interpellant.
Mais c'est la question de la cohésion sociale qui a rapidement pris le dessus. Abandonnant toute posture institutionnelle, le général Vagondo Diomandé a pris la parole en fils de la région, avec gravité et franchise. « L'union fait la force. C'est notre fraternité, notre cohésion qui doit primer sur tout le reste », a-t-il martelé, dans un discours alliant fermeté et fraternité.
Le ministre n'a pas esquivé les sujets qui fâchent. Évoquant des tensions récentes ayant terni l'image du Tonkpi, il a dit sa désapprobation avec une clarté sans équivoque : « Ce qui s'est passé la semaine dernière ne nous honore pas. Jamais plus nous ne devons-nous retrouver dans ce genre de situation. » Un avertissement solennel, doublé d'un appel au sursaut collectif.
Car pour Vagondo Diomandé, le développement ne saurait s'accommoder du désordre ni de la discorde. « Respectons-nous mutuellement. Chacun a le droit d'avoir ses idées, mais faisons avancer la région avec des débats utiles, et non des échanges fondés sur des propos malsains », a-t-il lancé, plaidant pour une culture du dialogue constructif et de la responsabilité partagée.
In fine, le ministre a exhorté chaque composante de la société du Tonkpi
— cadres, jeunes, femmes, acteurs communautaires
— à prendre sa part dans la construction collective. Son message de fond, délivré avec conviction : le Tonkpi n'avancera que si ses enfants, toutes générations et sensibilités confondues, choisissent délibérément la voie de la paix, de la solidarité et du développement partagé.
Alain Dodet
