Qualité du ciment en Côte d’Ivoire : L’APCCI rassure consommateurs et professionnels du BTP

Qualité du ciment en Côte d’Ivoire : L’APCCI rassure consommateurs et professionnels du BTP

15/12/2025 - 17:31
15/12/2025 - 17:52
Qualité du ciment en Côte d’Ivoire : L’APCCI rassure consommateurs et professionnels du BTP
Les responsables de l’APCCI, aux côtés d’experts du BTP et de partenaires institutionnels, lors du panel sur la qualité et le contrôle qualité du ciment, tenu le 11 décembre 2025 à Abidjan

Sous le thème « Qualité et contrôle qualité du ciment », l’Association des Producteurs de Ciment de Côte d’Ivoire (APCCI) a réuni, ce jeudi 11 décembre 2025, à l’hôtel Onomo, les acteurs et professionnels de l’industrie cimentière autour de panels d’échanges.

À travers cette rencontre interactive, l’APCCI visait à rassurer les consommateurs sur la qualité du ciment produit en Côte d’Ivoire.

Représentant le président de l’APCCI, Rachid Yousri, le vice-président, Yvan Zarka, a souligné que la qualité du ciment va bien au-delà d’un simple standard technique. Elle constitue un engagement durable et un véritable pacte de confiance entre les producteurs et les consommateurs.

« L’APCCI travaille depuis longtemps avec cette conviction. Notre association regroupe les principaux producteurs de ciment du pays, et chacun d’eux est engagé dans une démarche de conformité, de transparence et d’amélioration continue.

À ce titre, nous rappelons souvent que la qualité n’est pas un slogan : elle doit être démontrée, vérifiée et garantie. Parler de qualité du ciment, ce n’est donc pas discuter d’un simple détail technique : c’est parler de confiance, de sécurité, de responsabilité et d’avenir », a-t-il insisté.

Cette confiance entre producteurs et consommateurs doit être continuellement consolidée, dans un contexte marqué par des effondrements d’immeubles et de constructions qui tendent à semer le doute et l’inquiétude au sein de l’opinion publique.

Sur ce point, Yvan Zarka a tenu à dissiper toute ambiguïté, rappelant que ces drames ne sauraient être systématiquement imputés à la qualité du ciment. Selon lui, il s’agit d’un préjugé sans fondement.

« La qualité du ciment est strictement encadrée par les normes ivoiriennes établies par CODINORM. Les effondrements observés sont, dans la majorité des cas, liés à des problèmes de structure, d’ingénierie ou de formulation du béton. Même avec un ciment de qualité, si les dosages sont inadaptés au projet, des dommages sont inévitables », a-t-il expliqué.

Abondant dans le même sens, plusieurs experts intervenants — Kaki Coulibaly, expert en ciment ; Adolphe Coulibaly, sous-directeur du Contrôle Qualité et des Normes ; Nagolo Soro, Directeur Général de la Société des Ciments d’Abidjan ; et Bertin Kouamé, coordonnateur des programmes au Pôle Bâtiment et Aménagement — ont unanimement insisté sur le rôle central du ciment de qualité dans la solidité et la durabilité des infrastructures, la sécurité des populations et la performance du secteur du bâtiment.

Toutefois, ils ont également relevé des défis persistants, notamment la nécessité de renforcer davantage le système qualité.

Dans cette optique, l’APCCI a mis en place une Charte Qualité, destinée à garantir des standards élevés et une meilleure protection des consommateurs.

Abordant la question du rapport qualité-prix, Nagolo Soro s’est voulu rassurant :  « L’État veille à la régulation des prix du ciment, qui sont fixés. Ces tarifs sont conçus pour satisfaire les consommateurs tout en permettant aux usines de poursuivre leurs investissements et de faire face à leurs charges. L’équilibre actuel résulte de l’intervention de l’État », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que des réflexions sont en cours pour améliorer davantage ce rapport :
« Nous travaillons constamment à identifier des leviers de réduction des coûts, notamment par l’utilisation accrue de matières premières locales, sans jamais compromettre la qualité. La qualité, on ne s’en amuse pas. »

Ce panel a enregistré la participation de partenaires tels que CODINORM, la Direction Générale du Commerce Intérieur, le BNETD, des experts du BTP, des institutions techniques, des organisations professionnelles et des établissements de formation.

P. K