Présidentielle 2025 : Le ministère de l'intérieur prend un arrêté contre les meetings et manifestations publiques
Présidentielle 2025 : Le ministère de l'intérieur prend un arrêté contre les meetings et manifestations publiques
À une semaine de l'élection présidentielle ivoirienne, le ministre d’Etat, ministre de la défense Téné Birahima et le ministre de l'intérieur et de la sécurité, Gal Vagondo Diomandé, ont pris un arrêté interministériel restreignant l'exercice de la liberté de réunion et de manifestation sur l'ensemble du territoire national.
L'Arrêté Interministériel N°0755/MIS/MEMD du 17 octobre 2025 portant interdiction de meetings et manifestations publiques a été rendu public ce jour.
Il établit une suspension des rassemblements des partis ou groupements politiques pour une durée de deux (2) mois à compter de sa date de signature.
Une exception pour le processus électoral
La seule exception à cette interdiction concerne les activités qui "s'inscrivent dans le cadre de la participation au processus électoral relatif à l'élection du Président de la République du 25 octobre 2025."
Cela signifie que la campagne électorale officielle et les meetings directement liés aux candidats retenus pour le scrutin du 25 octobre peuvent se poursuivre.
Contexte de tension pré-électorale
Cette mesure intervient dans un contexte politique, marqué par des appels à manifester de l'opposition, notamment suite à l'invalidation de plusieurs candidatures majeures par le Conseil Constitutionnel. L'interdiction vise clairement à prévenir les troubles à l'ordre public en dehors du cadre strictement défini de la campagne.
Sanctions et exécution
L'arrêté est formel quant aux conséquences pour les contrevenants, stipulant que "les contrevenants à la mesure d'interdiction sont passibles de poursuites judiciaires."
L'exécution de cet arrêté est confiée à plusieurs hautes autorités, dont le directeur général de l'administration du territoire, les préfets, le commandant supérieur de la gendarmerie nationale et le directeur général de la police nationale. Le texte sera affiché sur tout le territoire et publié au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire.
Ouattara Karim
