Ouragahio : Le destin brisé de la petite Fatimata, 7 ans, fauchée par une moto
Ouragahio : Le destin brisé de la petite Fatimata, 7 ans, fauchée par une moto
Une onde de choc a traversé la commune de Ouragahio, située dans la région du Gôh à environ 17 kilomètres de Gagnoa.
La communauté est en deuil après le décès tragique de Boubacar Fatimata, une fillette de 7 ans en classe de CP1 à l’école primaire privée (EPV) Sie Abdou Coulibaly. La jeune élève a perdu la vie dans un accident de moto survenu samedi dernier, au carrefour Daouda.
Une communauté éducative en pleurs
Si les circonstances exactes du drame restent à déterminer par l'enquête en cours, la violence du choc a profondément marqué les esprits.
À l’EPV Sie Abdou Coulibaly, l’heure est au recueillement. Enseignants, élèves et encadreurs ont observé un moment de silence, entrecoupé par les sanglots de ses camarades de classe.
La directrice de l’établissement, la voix nouée, a rendu un vibrant hommage à son élève :
« Fatimata était une enfant douce, disciplinée et toujours souriante. Elle aimait l’école et respectait ses camarades. Sa disparition brutale nous brise le cœur. C’est une douleur indescriptible pour toute l’école. »
Colère et incompréhension des parents
Au-delà de la tristesse, l’indignation gronde chez les parents d’élèves. Un père de famille, rencontré sur les lieux, exprime sa révolte :
« Comment une enfant peut-elle perdre la vie ainsi, sous nos yeux ? Il faut que les autorités prennent des mesures fortes pour sécuriser les abords des écoles. »
Pour la famille, le vide est immense. Un proche a confié que la petite Fatimata était sortie, comme tant d'autres enfants, pour célébrer les festivités du Ramadan (le « same-same »). « Elle était pleine de vie. Aujourd’hui, nous ne comprenons pas ce qui nous arrive », lamente-t-il.
Appel à la prudence et enquête en cours
Face à ce drame, les autorités locales ont appelé à une prise de conscience collective. « Ce drame doit nous interpeller tous.
Les conducteurs doivent redoubler de prudence, surtout dans les zones fréquentées par les enfants », a déclaré un responsable administratif.
Sur le plan judiciaire, une source proche du commissariat dirigé par le commissaire Aka Dadié Brahima indique que les forces de l’ordre sont activement mobilisées pour identifier et interpeller le conducteur impliqué.
L'urgence de la sécurité routière
Cet accident relance le débat sur la sécurité routière à Ouragahio. De nombreuses voix s'élèvent désormais pour réclamer des aménagements urgents : installation de ralentisseurs (dos-d'âne), présence accrue de la police devant les écoles et renforcement des campagnes de sensibilisation.
DJACK ZOLA
