Ouragahio : Commerçants et municipalité à couteaux tirés autour des nouvelles taxes
Ouragahio : Commerçants et municipalité à couteaux tirés autour des nouvelles taxes
Le climat est resté tendu, lundi 16 février 2026, dans la commune d’Ouragahio, où les activités commerciales ont été fortement perturbées à la suite d’un différend opposant les commerçants à la municipalité autour de l’augmentation des taxes communales fixées à 2,5 %.
Située à 17 kilomètres de Gagnoa, la localité a enregistré la fermeture de nombreuses boutiques ainsi qu’un ralentissement notable des transactions dans les marchés, conséquence directe d’un mot d’ordre de protestation lancé par les commerçants. Ces derniers dénoncent une décision prise sans concertation préalable avec leurs représentants.
Interrogé par la presse, le porte-parole des commerçants, M. Boli Junior, a tenu à préciser que ses pairs ne s’opposent pas au principe du paiement des taxes, mais réclament l’ouverture d’un cadre de dialogue avec les autorités municipales.
« Nous ne refusons pas de payer les taxes. Nous demandons simplement une discussion franche avec la mairie. Les commerçants subissent déjà les difficultés économiques actuelles. Une hausse brusque, sans concertation, met en péril nos activités », a-t-il déclaré.
De son côté, le régisseur communal, M. Franck Zahoui, assure que la municipalité agit dans le strict respect des dispositions réglementaires en vigueur et rejette toute accusation de décision arbitraire.
« La mairie applique les textes en vigueur. Les commerçants doivent comprendre l’importance du civisme fiscal pour le développement de la commune », a-t-il soutenu.
Selon l’administration municipale, les recettes attendues de cette mesure devraient permettre de financer des infrastructures locales et d’améliorer les services publics. Les commerçants estiment toutefois que cette réforme intervient dans un contexte économique fragile, marqué notamment par la baisse du pouvoir d’achat des populations.
Dans l’attente d’éventuelles discussions entre les deux parties, la paralysie partielle des activités commerciales continue d’impacter la dynamique économique locale, mettant en évidence l’urgence d’un compromis entre impératifs fiscaux et préservation du tissu commercial.
DJACK ZOLA
