Mont Sangbé : Une gouvernance environnementale qui monte en puissance à Biankouma

Mont Sangbé : Une gouvernance environnementale qui monte en puissance à Biankouma

02/12/2025 - 13:23
Mont Sangbé : Une gouvernance environnementale qui monte en puissance à Biankouma
Mont Sangbé : Une gouvernance environnementale qui monte en puissance à Biankouma

À Biankouma, la conservation vient une fois de plus de prouver qu’elle n’est pas qu’une affaire d’institutions, mais une dynamique collective. Réunis le mercredi 26 novembre 2025, les acteurs impliqués dans la protection du Parc national du Mont Sangbé ont dressé le bilan 2025 et posé les bases stratégiques de l’année 2026, avec une conviction affichée : les progrès réalisés ne doivent pas masquer les défis qui appellent une mobilisation encore plus large. 

Le préfet de Biankouma, Coulibaly Yaya, a ouvert les travaux en saluant l’engagement continu des institutions et des communautés. Pour lui, si les activités prévues ont pu être menées avec autant de rigueur, c’est grâce à l’implication de chacun.

Il a rappelé que la préservation du Mont Sangbé reste un enjeu partagé, tant pour la biodiversité que pour les populations qui vivent autour du parc. Le représentant du directeur général de l’OIPR, le colonel Amara Ouattara, a souligné que les performances techniques enregistrées atteignent près de 89 %, une avancée notable qui témoigne du sérieux des équipes.

Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’aborder les difficultés sans complaisance afin de mieux préparer les opérations de 2026. Selon lui, les contributions des partenaires doivent permettre de renforcer l’efficacité du dispositif de gestion. 

Le colonel Zannou Moïse, directeur de la zone ouest de l’OIPR, a présenté les priorités de l’année à venir : surveillance renforcée, aménagements essentiels, suivi écologique accru et montée en puissance de l’écotourisme.

Il a indiqué que le plan d’opérations 2026 sera soumis au conseil d’administration de la Fondation pour les Parcs et Réserves, avec l’espoir d’obtenir les moyens nécessaires à sa mise en œuvre. L’implication des collectivités territoriales a été saluée par Yéo Dona Fologo du Conseil régional du Worodougou, qui voit dans l’action de l’OIPR un catalyseur pour le développement local.

Le projet Ecoter, quant à lui, avance significativement, avec des pistes reprofilées, de nouveaux postes de surveillance et des infrastructures prêtes à entrer en fonction dès janvier 2026, selon Loli Bonga, son point focal adjoint. Madame Kouakou Marie-Paul, du C2D Environnement, a salué une faune dynamique et diversifiée, marquée par la réapparition d’espèces rares telles que le chacal.

Ces résultats, selon elle, doivent encourager les bailleurs à continuer de soutenir un parc qui confirme son rôle majeur dans la conservation des ressources naturelles du pays. Au terme des travaux, les activités et budgets 2026 ont été validés, renforçant l’ambition commune de faire du Mont Sangbé un modèle national de gestion durable.

Ce rendez-vous de Biankouma se referme sur une certitude : la conservation n’est jamais acquise, mais elle avance lorsque les forces locales, institutionnelles et techniques se rassemblent autour d’une même vision.

Dans une Côte d’Ivoire qui intensifie ses efforts environnementaux, le Mont Sangbé continue d’incarner ce que la préservation peut produire de meilleur : une alliance forte entre nature, institutions et territoires.

 

Momo Rachid