Me Koné Kinapéya Roméo (du Judo club Ju-Jitsu, entraîneur de l’équipe nationale) : « Nous sommes en train de bâtir les champions de demain »
Me Koné Kinapéya Roméo (du Judo club Ju-Jitsu, entraîneur de l’équipe nationale) : « Nous sommes en train de bâtir les champions de demain »
Le judo ivoirien est en mouvement. À l’issue d’un tournoi international organisé au centre sportif divin dans la commune de Cocody-Riviera, ayant mobilisé près de 300 athlètes, l’entraîneur national, Koné Kinapéya Roméo, dresse un bilan lucide mais résolument ambitieux.
Vous êtes ceinture noire 5ᵉ dan et entraîneur de l’équipe nationale de judo. Quel était l’objectif de ce tournoi ?
L’objectif principal est d’inscrire cette compétition dans la durée, en l’organisant chaque année afin de détecter et former les champions de demain. Nous voulons créer une véritable dynamique autour du judo en Côte d’Ivoire.
Quel bilan faites-vous de cette première organisation ?
Je suis très satisfait. Pour une première édition à dimension internationale, réunir environ 300 athlètes est déjà une grande réussite. Je tiens à féliciter les directeurs sportifs ainsi que les arbitres qui ont fait un travail remarquable pour garantir le bon déroulement de la compétition.
Quelles ont été les principales innovations de ce tournoi ?
Il n’y a pas eu de grandes innovations en tant que telles. Toutefois, la participation d’un pays étranger comme le Gabon est un élément important. Cela donne une nouvelle dimension à la compétition. Bien sûr, l’œuvre n’est pas parfaite, et nous allons continuer à travailler pour améliorer l’organisation lors des prochaines éditions.
Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?
Oui, comme dans toute première organisation. Certaines situations ont été gérées à la dernière minute, ce qui a pu entraîner quelques attentes, notamment du côté des parents. Ce sont des aspects que nous allons corriger. L’essentiel était de satisfaire les enfants, de leur permettre de vivre pleinement la compétition. Et à la fin, tous ont été récompensés, ce qui est déjà une grande satisfaction.
Quels axes d’amélioration envisagez-vous pour la prochaine édition ?
Nous avons constaté que la salle était trop petite au vu de l’affluence. L’une de nos priorités sera donc de trouver un espace plus grand pour accueillir davantage d’athlètes et améliorer le confort général. Nous allons également travailler à rendre l’organisation plus fluide.
Quel message souhaitez-vous adresser aux parents et aux jeunes ?
J’invite les parents à inscrire leurs enfants au judo. C’est une discipline qui développe la motricité, la coordination et surtout des valeurs essentielles à travers le code moral du judo.
J’aime rappeler que nous ne formons pas des délinquants, mais des citoyens responsables. Le judo est une véritable école de vie, comme l’a toujours promu Boué Kanon. « Le plus important, ce n’est pas seulement d’organiser une compétition… c’est de construire l’avenir du judo ivoirien ».
Un mot de reconnaissance pour les soutiens de l’événement ?
Je tiens à remercier sincèrement le parrain de cette compétition, le Général de corps d’armée, Alexandre Apalo Touré, Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale. Malgré son absence, il a largement contribué à la réussite de cet événement. Son engagement a été déterminant.
Propos recueillis par David Kouamé
