MANDE N’KO 3 : La culture mandingue au service de la cohésion sociale et de la formation des jeunes
MANDE N’KO 3 : La culture mandingue au service de la cohésion sociale et de la formation des jeunes
Bien plus qu’un rendez-vous festif, la 3ᵉ édition du festival MANDE N’KO s’affirme comme un véritable projet de société, où la culture mandingue devient un outil stratégique de cohésion sociale, de formation des jeunes et de projection vers l’avenir.
Placée sous le thème « Ma culture, mon identité : le Mandingue une civilisation », cette édition met en lumière l’urgence de préparer une relève consciente de son identité et capable de l’inscrire dans les dynamiques contemporaines.
À travers une programmation riche mêlant activités culturelles, artistiques et intellectuelles d’envergure nationale et internationale, le festival entend faire du patrimoine mandingue un levier d’apprentissage, de citoyenneté et de développement durable.
Les jeunes, au cœur de cette vision, sont invités à découvrir, comprendre et s’approprier les langues, les écritures, les arts et les valeurs fondatrices du MANDE, afin d’en devenir les futurs ambassadeurs.
Promotrice et initiatrice du festival, la ministre Nassénéba Touré, également Présidente de la Fondation NT, a rappelé que le MANDE N’KO est né d’une vision de long terme. « Il y a trois ans, nous avons planté une graine…
Aujourd’hui, cette graine est devenue un arbre robuste », a-t-elle déclaré, soulignant l’évolution progressive d’un projet désormais solidement enraciné dans le paysage culturel.
Pour la ministre, la priorité actuelle réside dans la formation culturelle et identitaire de la jeunesse. La langue, les écritures et les codes culturels mandingues constituent, selon elle, « l’ADN du MANDE » et doivent être transmis de manière structurée, moderne et accessible.
Dans cette optique, la promotion de la diversité linguistique apparaît à la fois comme un acte de sauvegarde et un investissement éducatif, favorisant l’ouverture d’esprit et la construction d’une jeunesse enracinée et confiante.
Au-delà de la transmission intergénérationnelle, le MANDE N’KO se positionne comme un puissant facteur de renforcement du vivre-ensemble.
En réunissant différentes communautés autour de valeurs communes de respect, de solidarité et de dialogue, le festival contribue à recoudre le tissu social et à consolider la paix et l’unité dans la région du Denguélé.
La culture devient ainsi un langage commun, capable de transcender les différences et de rapprocher les peuples.
Cette dynamique sociale s’accompagne également d’un impact économique notable, grâce à la valorisation du tourisme culturel, de l’artisanat local et des activités connexes générées par l’événement. Autant d’opportunités offertes aux populations locales, en particulier aux jeunes, qui trouvent dans le MANDE N’KO des perspectives d’insertion, de créativité et d’autonomisation.
Face aux mutations rapides du monde moderne, Nassénéba Touré a appelé à la vigilance et à l’engagement collectif.
« Nous refusons l’oubli », a-t-elle affirmé, présentant le MANDE N’KO comme un rempart contre l’effacement culturel et un message fort adressé à la jeunesse comme aux gardiens de la tradition.
L’ambition est claire : faire d’Odienné un carrefour majeur de la culture mandingue, un espace vivant où le passé nourrit l’avenir.
À l’image d’un tisserand patient, le festival œuvre, fil après fil, à restaurer la chaîne de transmission entre les générations.
À travers cette vision, le MANDE N’KO s’impose comme un projet structurant, où la culture devient un moteur de formation, de cohésion sociale et de construction durable de l’identité mandingue.
WK
