Le GEPCI et le FDFP procèdent au lancement de la formation de 132 professionnels des medias
Le GEPCI et le FDFP procèdent au lancement de la formation de 132 professionnels des medias
Le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) et le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) ont lancé, à la Maison de la Presse d’Abidjan, un projet de renforcement des capacités de 132 professionnels des médias, autour du thème : « Couverture électorale, éthique et une gestion durable des entreprises de presse ».
Cette initiative vise à accompagner les journalistes et responsables de presse dans la consolidation des bonnes pratiques professionnelles, particulièrement à l’approche des échéances électorales.
Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre d’État, ministre de l’Agriculture, parrain de la cérémonie, s’est adressé aux éditeurs de presse de Côte d’Ivoire.
« En instituant cette formation à l’endroit de vos collaborateurs, vous êtes dans le rôle du patron qui se soucie de la pérennité de son entreprise, mais surtout de la mise à niveau de ses collaborateurs gage de réussite. Il les a exhortés à plus d’efforts pour aider l’Etat à vous accompagner en structurant au mieux vos entreprises. Afin de connaître davantage de succès dans votre secteur d’activité ».
Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement a souligné que la presse, pilier de la liberté d’expression et vecteur de cohésion sociale doit être à la fois lucide et rigoureuse, surtout en période électorale déjà marquée par une surabondance d’informations et de dérives langagières qui sont en fait autant de délits que leurs auteurs ignorent.
Il a demandé aux journalistes professionnels d’être les défenseurs des règles d’éthique et de déontologie. En outre, le ministre de tutelle en a profité pour faire une mise au point à l’endroit des journalistes.
« Je voudrais qu’on dépasse ses émotions, le gouvernement fera son travail. Ce n’est pas une menace, mais si vous violez les textes, vous allez subir la rigueur de la loi.
L’honorable Aboulaye Ben Méité, représentant le président de l’Assemblée nationale, haut patron de cette cérémonie, a félicité cette initiative avant d’exhorter les bénéficiaires à recourir à la vérification des faits avant toute publication et de s’approprier les outils, voire d’adopter les meilleures pratiques afin de contribuer avec efficacité et responsabilité à l’édification d’élection juste, transparente et apaisée.
Le secrétaire général du Fdfp, Dr N’Dri Philippe, tout en rappelant les nombreuses actions menées par sa structure, a indiqué que c’est dans cet esprit que ce projet est lancé en partenariat avec le Gepci.
« Le rôle des journalistes est crucial. Chaque article, chaque reportage, chaque image contribue à construire soit la cohésion, soit la division », a-t-il rappelé.
Il a dit compter sur les bénéficiaires pour être des remparts contre la désinformation, la manipulation et les discours haineux. Car la responsabilité citoyenne qui leur incombe est immense. Pour terminer son propos, il a réaffirmé la volonté du Fdfp d’accompagner la presse ivoirienne dans sa quête de professionnalisme, d’éthique et de durabilité.
Selon Zohoré Lassane, président des Editeurs de presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), cette série de formation, ce soutien n’est pas anodin,…soutenir les journalistes, c’est soutenir la vérité. Renforcer les éditeurs, c’est renforcer la république. Former, renforcer, investir, ce ne sont pas que de simples mots. Ce sont des armes, ce sont des remparts.
Et de poursuivre, la formation est notre bouclier. Notre dernière ligne de défense contre la désinformation. Cette mission, chers confrères, prend une dimension encore plus capitale à l’approche des élections.
A chaque élection, notre nation est comme au bord d’un précipice. Une étincelle peut suffire à embraser le pays. Nous n’avons pas le droit de jouer avec le feu. Chaque mot que nous publions peut apaiser ou enflammer.
Chaque image que nous diffusons peut rassembler ou diviser. Chaque titre que nous choisissons peut construire ou détruire. Et d’ajouter, voilà pourquoi notre responsabilité est immense.
La presse ne peut être un relai de rumeur. La presse doit être un filtre. La presse doit être un phare dans la nuit. Nous, éditeurs et journalistes, nous ne sommes pas de simples spectateurs des évènements. Nous en sommes des acteurs. Voilà pourquoi nous devons faire de notre plume et de notre micro des instruments de paix.
Aussi, a-t-il invité ses confrères à faire le bon choix. « Demain, lorsque l’histoire parlera des élections en Côte d’Ivoire, elle ne devra pas dire, la presse a failli, elle devra dire la presse a tenu bon.
Elle devra dire, la presse a été un ciment et non une fracture. Elle devra dire la presse a protégé la démocratie et non l’inverse ». Alors, allons de l’avant, formons-nous, renforçons-nous et faisons de notre métier, un bouclier pour la nation, a-t-il conclu.
David Kouamé
