Judo / Seydou Dabonné (Président) : " Le judo ivoirien se porte bien et est au travail "

Judo / Seydou Dabonné (Président) : " Le judo ivoirien se porte bien et est au travail "

09/07/2026 - 10:35
Judo / Seydou Dabonné (Président) : " Le judo ivoirien se porte bien et est au travail "
Judo / Seydou Dabonné (Président) : " Le judo ivoirien se porte bien et est au travail "

Le samedi 20 juin 2026 à Abidjan, Côte d'Ivoire Judo (CIJ) a tenu une Assemblée Générale Extraodinaire sous la supervision des instances internationales et du ministère des Sports. Cette rencontre a permis la révision des textes en vue de nouvelles élections au sein de l'institution.

Dans cette interview, le président Seydou Dabonné fait le point de cette AGE. Il dresse également le bilan des Championnats d'Afrique des juniors de Judo qui ont eu lieu en Afrique du Sud et parle des perspectives. Pour lui, la discipline se porte bien malgré les agissements de certaines personnes.

Après des années de crises et de tensions, l'Assemblée Générale Extraordinaires de Côte d'Ivoire Judo a permis de procéder à la révision de ses textes sous la supervision des émissaires internationaux de l'Union Africaine de Judo (UAJ), de la Fédération Internationale de Judo (FIJ) et du ministère des Sports. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Est-ce que nous pouvons qualifier ce que nous avons vécu de tensions et de crises ? Je ne pense pas du tout. La Fédération Ivoirienne de Judo, aujourd'hui dénommée Côte d'Ivoire Judo (CIJ), a toujours correctement fonctionné. Elle organisait ses compétitions, elle représentait l'État de Côte d'Ivoire à l'extérieur.

Le président a été élu président de l'Union des Fédérations Ouest- Africaines de Judo. Le président a été élu président de la Conférence des Fédérations Sportives de Côte d'Ivoire. Le Président a été nommé à l'Union Africaine de Judo.

Nous sommes reconnus au plan national et à l'internationale. Les autres présidents de fédérations ont reconnu et apprécié notre gouvernance et nous ont même demandé à les aider à réorganiser le mouvement sportif. Ce que nous avons fait et continuons de faire.

C'est dire que fondamentalement nous n'avons pas de problèmes. Il y a certainement des gens qui veulent perturber le bon fonctionnement de certaines fédérations sportives nationales alors ils s'agitent. Pour nous, il n’y a pas de crises.

Ce rendez-vous de juin dernier s’est bien déroulé et nous a permis d’asseoir de nouveaux textes avec le changement de dénomination.

On parle désormais de Côte d’Ivoire Judo et tout s’est bien passé devant les représentants du ministère des Sports et comme vous l’avez signifié devant des émissaires internationaux qui ont suivi le processus de bout en bout. Côte d’Ivoire Judo est au travail et tout va très bien.

Peut-on dire que la crise est terminée ?

La crise est derrière nous. Parce que nous avons mis en place un comité ad ’hoc qui a fait suite au Comité Bipartite décidé par le ministère des Sports et le Comité National Olympique-Côte d'Ivoire pour nous demander la révision de nos textes, pour nous aligner sur la loi de 2014 et de l’ordonnance de 2024.

Nous avons pris un magistrat hors hiérarchie pour être dans ce Comité, nous avons également des membres du ministère des Sports, des émissaires internationaux. Et nos textes ont été votés à l’unanimité suite à des débats avec les clubs affiliés à la fédération.

Aujourd’hui, nos textes sont alignés sur la loi de 2014 et l’ordonnance de 2024. Notre fédération est reconnue par la Fédération Internationale de Judo et l’Union Africaine de Judo, donc, tout est bien qui finit bien.

Récemment, vous étiez en Afrique du Sud avec des judokas ivoiriens qui ont raflé des médailles. N'est-ce pas ?

Oui, nous revenons d’Afrique du Sud avec quatre médailles dont trois en or et une en bronze obtenues par nos juniors qui constituent la relève.

Nous savions, quand nous accédions au pouvoir, qu'il allait y avoir un vide qui ne nous permettrait pas de glaner des médailles à l'internationale dans un laps de temps parce qu'il n'y avait pas eu une politique de relève pour aboutir à l'élite. 

Maintenant, nous avons commencé à le faire avec les minimes, les cadets, les juniors et ces résultats d'Afrique du Sud viennent nous renforcer dans notre conviction que le travail que nous avons commencé est en train de porter ses fruits.

Ce n'est qu'un résultat, le travail doit continuer et nous espérons, avec l'adhésion de tous les membres de la fédération, atteindre ces objectifs.

Je remercie aussi le ministère des Sports qui, depuis notre arrivée, nous soutient parce que nous faisons le travail qu'il nous demande.

Quelles sont les perspectives ?

Les perspectives sont bonnes parce que nous sommes en train de faire un travail en profondeur qui ne se voit pas.

Nous sommes en train de mettre en place la fondation du judo ivoirien en installant la discipline déjà dans les écoles à travers le pays. Il n'y avait que deux villes qui pratiquaient le judo en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, il y en a pratiquement quinze.

Avez-vous un message à l'endroit de vos membres actifs et de la communauté sportive ivoirienne ?

Tous nos membres actifs savent tout et sont sereins et c'est pourquoi ils ne se sont jamais agités face aux agissements de certaines personnes en dehors de notre discipline.

Je les félicite et les encourage pour la sérénité et la sagesse qu'ils ont adoptées durant la période de turbulence suscitée et entretenue par des personnes extérieures à la discipline. 

À la communauté sportive ivoirienne j'adresse également mes remerciements. Presque toutes les fédérations nationales nous ont apportés leur soutien. Elles nous ont été solidaires.

Elles ont été simplement extraordinaires. Aujourd'hui, nous sommes au travail pour le rayonnement du Judo aussi bien en Côte d'Ivoire que partout ailleurs.

 

Propos recueillis par Serge Konan