Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale

Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale

22/03/2026 - 10:49
Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale
Gbêkê_Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale
Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale
Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale
Gbêkê : Assahoré Konan Jacques mise sur la culture pour renforcer la cohésion sociale

Le ministre des Eaux et Forêts, par ailleurs président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a procédé au lancement de la première édition des journées culturelles de Gbêkê, dénommées « Racines vivantes », le samedi 21 mars 2026.

Ces journées culturelles ont pour objectif de promouvoir le savoir-faire culturel et artistique des populations de Gbêkê, mais aussi de contribuer au renforcement de la cohésion sociale et de l’unité entre les peuples, à l’occasion des festivités de la fête de Pâques (Paquinou en pays baoulé).

Le lancement s’est tenu au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières, ainsi que d’une forte mobilisation des populations venues des différents départements de la région.

Placées sous le haut patronage du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, ces festivités connaîtront leur apothéose le dimanche 5 avril 2026 sur le grand terrain de Botro. Elles se tiendront désormais chaque année afin de transmettre les valeurs traditionnelles aux plus jeunes.

À cette occasion, dans son allocution, le ministre Assahoré Konan Jacques, promoteur de l’événement, a expliqué les motivations de cette initiative :« Nous savons tous que le Gbêkê a toujours été une région culturelle et sportive ayant révélé plusieurs athlètes dans diverses disciplines.

Cependant, ces activités ont baissé de régime. Aussi, il faut souligner que chaque année, durant les festivités de Pâques, chaque village organise ses propres activités pour égayer ses populations.

C’est pour cela que nous avons initié “Racines vivantes”, afin de fédérer tous les villages de la région en un seul lieu et rendre la fête de Pâques plus belle et plus grande. Cette fête se tiendra de manière annuelle et tournante afin que chaque département puisse accueillir l’événement », a-t-il indiqué.

Poursuivant, il a insisté sur l’importance de ces journées culturelles sur les plans social, culturel et traditionnel :« Racines vivantes est notre manière de célébrer Pâques. En effet, le pays baoulé est riche de son patrimoine culturel et artistique. Nous devons donc promouvoir ces valeurs afin de les transmettre aux jeunes générations.

Au cours de ces journées, nos enfants pourront se familiariser avec les différentes traditions afin de les perpétuer.

Au-delà du caractère festif, à travers Racines vivantes, nous voulons promouvoir la paix, la cohésion sociale, le vivre-ensemble et l’unité entre les populations. Cette activité est apolitique. Ainsi, nous devons tous 

— cadres, jeunes, femmes et chefs traditionnels

— nous impliquer dans le succès de cet événement », a-t-il insisté.

Pour terminer, Assahoré Konan Jacques a indiqué que plusieurs activités meubleront cette première édition, notamment la rencontre du Vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara avec les cadres et chefs traditionnels de la région, des danses traditionnelles ainsi que divers jeux éducatifs.Il a également lancé un appel à la mobilisation :

« J’invite les populations de Gbêkê à sortir massivement le jour de la fête de Pâques afin que cette édition se termine en beauté. Nous allons recevoir plusieurs personnalités et hôtes durant cette période, alors nous devons nous préparer à bien les accueillir », a-t-il exhorté.

De son côté, le professeur Kouakou Kouamé a animé une conférence sur le thème : « Signification de la tenue traditionnelle du chef en pays baoulé comme facteur de cohésion sociale ».

Il a expliqué qu’en pays baoulé, la tenue permet de distinguer le chef de ses sujets. Cette tenue a connu une évolution au fil du temps, notamment avant et après la période coloniale. Il a ajouté que le chef s’habille en fonction des circonstances ou des événements.

 

RK