FATA 2025 : À Sakassou, la culture akan au service de l’unité waoulé et du panafricanisme

FATA 2025 : À Sakassou, la culture akan au service de l’unité waoulé et du panafricanisme

12/07/2025 - 01:47
FATA 2025 : À Sakassou, la culture akan au service de l’unité waoulé et du panafricanisme
FATA 2025 : À Sakassou, la culture akan au service de l’unité waoulé et du panafricanisme

La ville royale de Sakassou accueille depuis le 8 juillet la 3ᵉ édition du Festival des Arts et Traditions d’Akan (FATA). Un rendez-vous culturel majeur, placé sous le signe de l’unité waoulé, de la transmission identitaire et du dialogue panafricain.

Cette édition, qui se tient autour du thème « Levée des cloisonnements du champ de conscience baoulé pour une nation Waoulé unifiée », entend dépasser les divisions internes pour construire une identité collective forte, ancrée dans les traditions akan.

L’ouverture a été marquée par une procession rituelle sur l’esplanade royale, confiant symboliquement le festival aux ancêtres. Une manière de rappeler le lien sacré entre spiritualité et culture dans la tradition akan.

La cérémonie officielle, tenue à la place Bédié, a réuni des chefs traditionnels, des autorités locales, des représentants du ministère de la Culture, ainsi que des centaines de festivaliers.

Dans son discours, le maire de Sakassou a appelé à une conscience collective renouvelée, fondée sur la dignité et la solidarité du peuple baoulé :

 « Être Waoulé, ce n’est pas seulement partager une langue ; c’est porter un héritage de résistance et de sagesse. »

Le programme du FATA 2025 est dense : danses patrimoniales, conférences, expositions, ateliers jeunesse… autant d’activités conçues pour faire du festival un espace de transmission intergénérationnelle et de cohésion sociale.

Le Bénin, pays invité d’honneur, était représenté par Aïssi Francis Barnabé. Il a salué l’hospitalité ivoirienne et rappelé les liens historiques entre les peuples akan des deux pays. L’invité français Michel Charmasson a, lui, souligné la portée universelle d’un tel événement :

« La diversité vécue avec sincérité reconnecte chacun à l’universel. »

Au nom de la ministre de la Culture Françoise Remarck, excusée, M. Konan Kouadio, directeur régional de la Culture de Gbêkê, a officiellement ouvert le festival. Il a salué la richesse du patrimoine akan et réaffirmé le soutien de l’État à la promotion de cette culture, en Côte d’Ivoire et au-delà.

Parmi les moments forts à venir, le concert de l’artiste engagé Kajeem le 12 juillet. Plusieurs troupes – dont Goly Fusion de Kongossou et Adjemele de Yablassou – rythment déjà les festivités.

Le FATA 2025 s’affirme comme un catalyseur de renaissance culturelle, un pont entre les générations et un espace de dialogue africain où s’écrivent les nouvelles pages de l’identité waoulé.

 

WK