Déclaration du co-unjci: Contestation de la candidature de Franck Ettien au sein de l’UNJCI : un appel au respect strict des textes
Déclaration du co-unjci: Contestation de la candidature de Franck Ettien au sein de l’UNJCI : un appel au respect strict des textes
À quelques jours de la tenue du 12ᵉ Congrès de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), notre organisation demeure au centre de l’actualité. Initialement prévu les 13 et 14 février 2026, ce Congrès électif a été reporté aux 20 et 21 février 2026, à l’issue d’une rencontre tenue le mercredi 11 février 2026 au cabinet du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, au Plateau.
Face aux tensions liées à l’organisation de ce rendez-vous crucial pour le renouvellement des instances dirigeantes, le ministre de tutelle a réuni les différentes parties prenantes afin d’écouter les positions de chacun, lever les blocages et arrêter des décisions en vue d’un Congrès apaisé et conforme aux textes.
Les principaux points de blocage
Les échanges ont mis en lumière trois difficultés majeures :
Les irrégularités relevées sur la liste électorale ;
La récusation du président du comité d’organisation, membre d’une liste concurrente et donc candidat ;
La question de l’éligibilité de Franck Ettien.
Nous saluons l’initiative du ministre de la Communication d’avoir favorisé un cadre de dialogue inclusif, permettant d’identifier clairement les préoccupations et d’envisager des solutions concertées.
Au sortir de cette réunion avec le ministre, un communiqué conjoint du Conseil exécutif et du Conseil d’Administration rendu public, jeudi 12 février 2026, a décidé :
Le report du Congrès d’une semaine ;
La suspension de la campagne électorale ;
La mise en place d’une commission paritaire chargée d’établir une liste électorale consensuelle ;
La réorganisation du comité d’organisation.
Une question centrale laissée en suspens : l’éligibilité de Franck Ettien
Si ces mesures constituent une avancée notable, un point essentiel demeure sans réponse claire : le respect des textes en ce qui concerne la candidature de Franck Ettien à la présidence du Conseil exécutif de l’UNJCI.
Au cours de la rencontre au cabinet du ministre, il a été établi que :
Le candidat Franck Ettien a illicitement obtenu deux des trois cartes de membre de l’UNJCI exigées pour être éligible à la tête du Conseil Exécutif ;
La validité de sa carte de journaliste professionnel est sujette à caution ;
Il figure toujours parmi le personnel du Conseil régional du Gbôklé, en dépit de ses déclarations affirmant sa démission du poste de Directeur de cabinet.
Or, cette fonction est notoirement incompatible avec certaines exigences statutaires liées à la détention de la carte professionnelle et à la candidature à la présidence du Conseil exécutif.
Selon les éléments présentés lors de la réunion, y compris des preuves matérielles, Franck Ettien apparait toujours sur la liste du personnel du Conseil régional du Gbôklé. Le ministre de la Communication lui-même a confirmé cette information après vérification.
Une exigence de cohérence et de crédibilité
Au regard de ces éléments, nous nous étonnons que le communiqué conjoint du Conseil exécutif et du Conseil d’Administration ne fasse aucune mention explicite de cette question d’inéligibilité, ni d’un éventuel retrait de candidature.
Le maintien d’une candidature en violation présumée des textes fragilise la crédibilité de notre organisation et jette le discrédit sur l’ensemble de la corporation.
Notre position
Nous réaffirmons notre attachement au respect strict des statuts et règlements qui encadrent le fonctionnement de l’UNJCI. Ce principe n’est pas négociable.
En conséquence, nous avons décidé, dès lundi 16 février 2026, de saisir le Procureur de la République pour faux, usage de faux et fraude administrative, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. L’objectif n’est pas de nuire à un individu, mais de préserver l’intégrité de notre institution.
Nous demandons également que toute personne ayant participé, de près ou de loin, à d’éventuelles irrégularités soit entendue dans le cadre de la procédure judiciaire.
Nous saisirons également la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance à l'effet de diligenter un audit du Conseil regional du Gbôklé.
Le respect des textes, la transparence et l’équité doivent demeurer les fondements de notre union. C’est à ce prix que nous préserverons l’honneur et la crédibilité de la profession journalistique en Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan le vendredi 13 février 2026
Pour le Collectif des journalistes pour le respect des textes de l’Union national des journalistes de Côte d’Ivoire
Les Porte-paroles
Etienne Narcisse Atta (L’Héritage)
Jérôme N’Dri (Le Nouveau Réveil)
