Côte d'Ivoire 2025 : L’Opposition au bord du gouffre, Ouattara triomphe sans combattre

Côte d'Ivoire 2025 : L’Opposition au bord du gouffre, Ouattara triomphe sans combattre

10/10/2025 - 12:43
Côte d'Ivoire 2025 : L’Opposition au bord du gouffre, Ouattara triomphe sans combattre
Côte d'Ivoire 2025 : L’Opposition au bord du gouffre, Ouattara triomphe sans combattre

Abidjan, 10 octobre 2025, à quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne présidentielle, l’opposition ivoirienne semble plongée dans une paralysie stratégique qui pourrait sceller son destin. Incapable de s’accorder sur une vision unifiée pour guider la Côte d’Ivoire, terre qu’elle prétend aimer avec ardeur, elle laisse entrevoir une défaite programmée.

Selon un analyste politique chevronné, le président sortant Alassane Ouattara s’achemine vers une victoire écrasante, orchestrée, ironiquement, par les divisions internes de ses adversaires, en particulier Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.

Une stratégie manquée : L’Opposition en échec

Dans un climat de tension croissante, l’absence de consensus au sein de l’opposition frappe les esprits. "Soyons d’une franchise implacable et d’un réalisme sans complaisance : Alassane Ouattara émergera victorieux de ce scrutin, et ce, par la seule volonté implicite de vos propres leaders politiques", déclare notre expert.

Cette prédiction s’appuie sur l’échec des figures majeures de l’opposition à unir leurs forces. Les candidatures invalidées de Gbagbo et Thiam par le Conseil constitutionnel, conjuguées à une absence de leadership collectif, ont laissé le champ libre au RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix).

Un scénario perdu : L’hypothèse d’une réconciliation

Un tournant alternatif aurait pu changer la donne. Si Laurent Gbagbo avait mobilisé son appareil partisan derrière Don Mello et opéré une réconciliation sincère avec le clan de Simone Ehivet Gbagbo, ou si Tidjane Thiam avait transmis son héritage politique à Jean-Louis Billon, le paysage électoral s’en serait trouvé bouleversé. "Dans une telle configuration, les équilibres du pouvoir auraient indubitablement basculé", note l’analyste. Mais ces hypothèses restent lettre morte, laissant l’opposition désemparée face à une machine Ouattara bien huilée.

Une victoire sans âme

Le triomphe d’Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat, s’annonce comme une formalité. "Il triomphera sans avoir à convaincre les âmes dubitatives, sans déployer les charmes d’une séduction populaire, sans même susciter l’adhésion enthousiaste", prédit notre source.

Cette victoire mécanique, dépourvue de lustre, reflète une campagne où le président sortant capitalise sur la fragmentation adverse plutôt que sur un projet fédérateur.

Une ironie démocratique

Dans une pique cinglante, l’analyste conclut : "Merci à vous, Laurent Gbagbo ; merci à vous, Tidjane Thiam. Vous incarnez, à n’en point douter, l’essence même de la démocratie."

 Ces mots, teintés de sarcasme, soulignent le paradoxe d’une opposition qui, par ses divisions, offre à Ouattara un boulevard vers la présidence.

À trois semaines du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire retient son souffle : l’alternance tant espérée risque de céder la place à une continuité imposée. La balle est désormais dans le camp des électeurs – mais le score semble déjà écrit.

 

A.Konan