Célébration du 8 mars à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire : Les femmes appelées à briller par l’excellence
Célébration du 8 mars à l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire : Les femmes appelées à briller par l’excellence
À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme célébrée chaque 8 mars, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) a organisé, le lundi 9 mars 2026 à Abidjan, une journée de sensibilisation et d’échanges placée sous le thème : « Quel privilège d’être une femme ! ».
L’initiative, portée par l’Amicale des femmes de l’institution, visait à célébrer les réalisations féminines, promouvoir l’autonomisation des femmes et rappeler l’importance de poursuivre le combat pour l’égalité.
Cette rencontre s’inscrit dans la tradition de la Journée internationale des droits des femmes, une date symbolique dont les origines remontent aux mouvements ouvriers et féministes du début du XXᵉ siècle en Amérique du Nord et en Europe.
À cette époque, des milliers de femmes se mobilisent pour revendiquer de meilleures conditions de travail, le droit de vote et l’égalité entre les sexes. Parmi les événements marquants figure la manifestation de femmes ouvrières organisée en 1908 à New York, ainsi que la grève des ouvrières russes en 1917 réclamant « le Pain et la Paix ».
En 1977, l’Organisation des Nations unies (ONU) officialise la célébration du 8 mars, invitant les États à consacrer cette journée à la promotion des droits des femmes.
À l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, cette journée a été conçue comme un moment de réflexion et de mobilisation autour de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Les organisatrices ont notamment insisté sur la nécessité de sensibiliser aux inégalités persistantes et aux violences basées sur le genre, de promouvoir l’autonomisation économique des femmes et d’encourager leur participation active à la vie publique.
L’objectif est également de valoriser les talents féminins à travers différentes initiatives, notamment des concours ou des foires mettant en lumière les compétences et les savoir-faire des femmes de l’institution.
La journée a été organisée par le bureau de l’Amicale des femmes de l’Institut Pasteur, présidé par Élisabeth Kouadio.
Dans son intervention, la présidente a tenu à rappeler que cette célébration est avant tout un hommage aux femmes qui ont mené les combats ayant permis les avancées actuelles en matière de droits.
« Nous avons organisé cette journée pour rendre hommage aux femmes qui ont milité avant nous pour l’obtention de nos droits.
À l’Institut Pasteur, nous ne pouvons pas rester en marge de cette célébration. Mais il faut comprendre que le 8 mars n’est pas seulement une date. La lutte doit continuer, car de nombreuses femmes subissent encore des violences ou des discriminations dans le monde du travail », a-t-elle déclaré.
Créée en 2019, l’Amicale des femmes regroupait initialement les femmes de l’administration avant de s’ouvrir progressivement à toutes les catégories professionnelles de l’institution.
Aujourd’hui, elle rassemble les chercheuses, les docteures, les agentes administratives et l’ensemble des femmes de l’Institut, avec pour ambition de renforcer la solidarité et de promouvoir l’égalité des chances.
La célébration a également été marquée par une conférence animée par Mathilde Fofana, responsable de la plateforme « Mentale de Guerrière ».
La conférencière a exhorté les femmes à croire en leur potentiel et à s’engager davantage dans l’entrepreneuriat et l’excellence professionnelle.
Pour illustrer la force et la résilience des femmes, elle a utilisé une métaphore inspirée du quotidien africain.
« La femme est comme le manioc. Peu importe l’endroit où on la plante, elle peut pousser et produire. Le manioc peut se transformer en attiéké, en gari ou en plusieurs autres produits.
De la même manière, la femme a la capacité de se réinventer et de devenir une meilleure version d’elle-même », a-t-elle expliqué.
Selon elle, les femmes doivent viser l’excellence dans tous les domaines de la vie, d’autant plus que leur représentation dans les postes de responsabilité reste encore limitée. « Aujourd’hui, seulement environ 20 % des postes à responsabilité sont occupés par des femmes.
Nous devons donc travailler davantage pour que les femmes brillent, notamment dans l’entrepreneuriat et dans leurs carrières professionnelles », a-t-elle souligné.
Présent à cette célébration, le directeur de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, le Professeur Méité Syndou, a salué la contribution des femmes au rayonnement scientifique de l’institution et à la santé publique.
« Je voudrais dire merci aux femmes de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire pour le travail remarquable qu’elles accomplissent au sein de nos structures. Elles apportent non seulement leur expertise scientifique, mais aussi une dynamique qui contribue au rayonnement de notre institution », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur leur rôle déterminant dans la lutte contre les défis sanitaires, notamment dans la recherche scientifique et la lutte contre les épidémies.
À travers cette initiative, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire rappelle que la célébration du 8 mars ne doit pas se limiter à une simple commémoration.
Elle doit avant tout constituer un moment d’engagement en faveur d’actions concrètes pour l’égalité, l’autonomisation et la promotion de l’excellence féminine dans tous les secteurs de la société ivoirienne.
Alain Dodet avec IPCI
