Abidjan sous les eaux : Un lundi matin au rythme de la pluie
Abidjan sous les eaux : Un lundi matin au rythme de la pluie
Abidjan, à l'heure où la capitale économique s'apprête à lancer une nouvelle semaine de travail, c'est la pluie qui prend les commandes.
Une pluie dense, continue, qui transforme les rues en rivières, ralentit les véhicules et bouleverse les habitudes de milliers d'Abidjanais ce lundi 29 juin 2026.
Dès les premières heures de la matinée, le spectacle est le même sur plusieurs grands axes de la ville. Les automobilistes avancent au pas.
Les piétons, chaussures à la main ou parapluie au-dessus de la tête, cherchent un passage à travers les eaux. D'autres préfèrent attendre sous un pont ou à un arrêt de bus, espérant une accalmie qui tarde à venir.
Notre équipe de reportage de l'infodirecte.net a parcouru plusieurs communes d'Abidjan. Partout, le même constat : une circulation fortement perturbée, des routes inondées et des travailleurs qui regardent leur montre avec inquiétude, conscients que la ponctualité est devenue un défi.
« Nous sommes partis très tôt, mais avec cette pluie, tout est bloqué. Il faut avancer avec prudence, et cela prend énormément de temps », confie un employé rencontré sur le trajet vers son lieu de travail.
Dans les embouteillages, les moteurs tournent au ralenti. Les klaxons se mêlent au bruit de la pluie qui frappe les carrosseries. La ville semble suspendue, comme si chacun attendait que le ciel lui rende enfin le passage.
Au-delà des désagréments du jour, cette nouvelle pluie rappelle une réalité bien connue des habitants : chaque saison des pluies remet en évidence les difficultés liées au drainage des eaux et à la fluidité de la circulation.
Les usagers souhaitent voir se poursuivre les efforts d'aménagement afin que ces intempéries n'entraînent plus les mêmes conséquences sur la vie économique et sociale de la capitale.
En attendant, une seule règle s'impose : la prudence. Car sous la pluie, Abidjan continue de vivre, mais à un rythme dicté par les caprices du ciel.
DJACK ZOLA
