Ouragahio vibre au rythme de l'Indépendance : Gnaliépa s'impose au bout du suspense
Ouragahio vibre au rythme de l'Indépendance : Gnaliépa s'impose au bout du suspense
Il y avait du monde, du bruit, de la couleur et cette petite fièvre populaire qui ne trompe pas.
Au terrain du lycée moderne de Ouragahio, à 17 kilomètres de Gagnoa, le football a pris ce dimanche 5 juillet 2026 des airs de fête nationale avant l’heure.
On lançait ici la première édition du Tournoi de football de l’Indépendance, organisé à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de la Côte d’Ivoire.
Un coup d'envoi sous le signe de l'unité
Sous un ciel chargé d’émotion populaire, Assi Apo Josiane épouse Tie Bi, sous-préfet de Ouragahio, a donné le coup d’envoi d’une compétition qui ambitionne de rassembler les seize villages de la sous-préfecture autour du ballon rond.
En face, deux équipes pour ouvrir le bal : Gnaliépa en bleu et jaune, et Krogbopa en rouge. Autour de la pelouse, l'effervescence est déjà totale : les supporters donnent de la voix, les chants s'élèvent et l'impatience des grands rendez-vous locaux se fait sentir.
Tout le monde a répondu présent : Dacoury Tabley-Pierre, maire de la commune, les Forces de défense et de sécurité, les chefs des seize villages, les services de santé, sans oublier les filles et fils de la région venus comme on vient à une promesse : celle d’un moment partagé.
Les officiels unanimes : le sport comme ciment social
Le sous-préfet n’a pas fait de détours. Elle a parlé de jeunesse, de discipline, de paix, et de cette idée simple que le sport peut recoller ce que la vie quotidienne disperse.
« À travers ce tournoi, nous voulons célébrer le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre pays dans un esprit de paix, de fraternité et de cohésion sociale. Que cette compétition soit une école de civisme, de discipline et de respect mutuel.
J’invite les jeunes au fair-play et à faire du football un facteur de rapprochement entre les seize villages.
Le vainqueur sera récompensé le 7 août 2026, jour de la fête nationale à Ouragahio », a-t-elle déclaré.
Le maire, de son côté, a insisté sur l’image d’une commune qui se construit aussi par le sport :
« Ce tournoi est plus qu’un jeu. C’est un symbole d’unité. La mairie soutiendra toutes les initiatives qui renforcent la jeunesse et le vivre-ensemble. Au-delà du trophée, c’est l’image de Ouragahio qui est en jeu », a affirmé Dacoury Tabley-Pierre.
Enfin, Okou Gnako, président du comité d’organisation du sport (PCS) et maître d'œuvre de cette première édition, a résumé l'ambition de l'événement :
« Nous voulons faire du football un outil de cohésion sociale et de rapprochement entre les villages. Ce tournoi doit devenir un rendez-vous annuel. Au-delà du résultat, c’est l’unité de Ouragahio qui compte. »
Gnaliépa premier leader au bout du suspense
Sur le terrain, le match inaugural n’a pas déçu. Du rythme, de l’engagement, de l’équilibre : aucune des deux formations n'a réussi à faire la différence durant le temps réglementaire.
C'est donc la redoutable séance des tirs au but qui a dû sceller le sort de la rencontre. À ce jeu-là, Gnaliépa a eu le dernier mot en s'imposant 4 tirs au but à 3 face à Krogbopa. Une première victoire serrée, disputée et chaleureusement applaudie par un public conquis.
Au coup de sifflet final, on retiendra moins le score que l’ambiance : des villages réunis, des familles unies autour du terrain, et cette certitude que le football sait encore faire ce qu’on lui demande le plus : rassembler.
La suite est déjà gravée dans les esprits. Le grand rendez-vous est fixé au 7 août 2026, jour de la fête de l’indépendance, où le grand vainqueur de cette première édition soulèvera officiellement le trophée.
DJACK ZOLA
