Entre excellence et délabrement : L’EPP Ziblignan 2, une école sans toit aux résultats brillants
Entre excellence et délabrement : L’EPP Ziblignan 2, une école sans toit aux résultats brillants
L’École primaire publique (EPP) Ziblignan 2, située dans la sous-préfecture de Yopohué (environ 45 km de Gagnoa), dans la région du Gôh, se trouve aujourd'hui dans un état de délabrement alarmant.
Un constat dressé par notre équipe de reportage, qui souligne l'urgence d'une réhabilitation.
Un patrimoine scolaire en péril
Fondé en 1962, cet établissement historique a formé des générations de cadres. Pourtant, il fait face à une crise infrastructurelle sans précédent. Depuis février 2026, l’école est totalement dépourvue de toiture.
Élèves et enseignants sont désormais livrés aux aléas climatiques : sous un soleil de plomb ou sous les averses, le bon déroulement des cours est devenu un défi quotidien.
L'excellence malgré la précarité
Le contraste entre les conditions de travail et les résultats scolaires est saisissant. Malgré ce cadre hostile, l’établissement brille par ses performances :
Taux de réussite au CEPE (2024-2025) : 83,67 %.
Effectif actuel (2025-2026) : 383 élèves (dont 193 filles et 190 garçons).
Les cris d'alarme des responsables
Face à ce constat, le chef du village de Ziblignan, M. Ouraga Tagrou Alphonse, ne cache plus son inquiétude :
« Nos enfants étudient sans toit depuis plusieurs mois. Malgré cela, ils fournissent des efforts remarquables. Nous lançons un appel pressant aux autorités : l’éducation de nos enfants ne doit pas être sacrifiée. »
Le directeur de l’école, M. Okpo Constant, tire-lui aussi la sonnette d’alarme :
« Enseigner dans de telles conditions est un véritable défi et, surtout, un danger. Nous sollicitons l’intervention immédiate du ministère de tutelle pour offrir à nos élèves le cadre décent qu’ils méritent. »
Un appel à l'action immédiate
La communauté éducative, les parents d’élèves et les chefs locaux se tournent désormais vers le ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation, les collectivités territoriales et les partenaires au développement.
L'objectif est clair : agir vite pour garantir la sécurité des enfants et pérenniser la qualité de l’enseignement dans la région du Gôh.
DJACK ZOLA
