Bouaké / Formation professionnelle : Le groupe ICK lance les programmes de son cabinet de formation

Bouaké / Formation professionnelle : Le groupe ICK lance les programmes de son cabinet de formation

20/04/2026 - 08:42
20/04/2026 - 14:48
Bouaké / Formation professionnelle : Le groupe ICK lance les programmes de son cabinet de formation
Bouaké / Formation professionnelle : Le groupe ICK lance les programmes de son cabinet de formation

Le groupe ICK a procédé au lancement des activités de son cabinet de formation professionnelle, le samedi 18 avril 2026.

Selon les organisateurs, cette cérémonie vise à présenter le cabinet de formation du groupe ICK et ses missions au grand public.

Ce cabinet placé sous la coupole de la Direction de la formation professionnelle continue, du E-learning et de l’Institut de langues est le 3e pôle de formation après l’Institut de formation supérieur ICK (IFS-ICK) et l’Université internationale ICK (U2ICK).

Pour le directeur de ce nouveau pôle de formation du groupe ICK, Mathieu Adia, il s’agit de dynamiser et diversifier les offres de formation. C’est pourquoi, dit-il, la mission essentielle à lui assigner est d’apporter des solutions aux demandes de formation professionnelle continue en présentiel et en ligne.

« Tous ceux qui auront besoin de compétences, en vue de s’améliorer dans le cadre de leur travail et permettre également à leur entreprise de devenir performante, la formation professionnelle est un atout.

Le E-leraning, par exemple, propose des formations en ligne pour tous ceux qui veulent se former à leur rythme en fonction de leur emploi du temps.

L’Institut de langues propose également des programmes de formation en langue pour les étudiants qui veulent changer d’école, aller se faire former à l’extérieur.

De même que les travailleurs qui souhaitent améliorer leur connaissance en langue et être performants, ainsi que ceux qui entendent embrasser le métier d’interprétariat, de traduction », a-t-il précisé. 

Mathieu Adia a donc invité les étudiants du groupe ICK à ne pas se limiter à la préparation de leurs diplômes mais dans le même temps, se rapprocher du cabinet pour avoir des compétences professionnelles.

« Aujourd’hui, on ne vend pas que le diplôme, il faut vendre la compétence. Il faut se vendre en ayant soi-même une possibilité d’accroître sa valeur. Et quand on a de la valeur, on est compétitif sur le marché de l’emploi.

Donc, en plus de la formation diplômante BTS-Licence-Master, les étudiants doivent s’intéresser à la formation professionnelle continue qui renforce leurs acquis en termes de connaissances, de savoir être, savoir-faire, pour être employables. C’est ce dont nous étudiants ont besoin », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que le cabinet propose des programmes de formation de courte durée, deux, trois ou quatre jours, des formations de deux semaines, quatre semaines. Et des formations d’un mois, deux mois, trois mois.

Dans cette dynamique, Aquilas Yao, consultant-formateur, a animé une conférence sur le thème : « Formation professionnelle et changement de conditions de l’entreprise, du travailleur et du désireux d’entreprendre », en vue de motiver la croissance des compétences.

Pour le conférencier, il y a une véritable reconfiguration du milieu professionnel avec l’Intelligence artificielle (IA) qui crée un bouleversement au niveau des métiers. A tel point qu’on parlera, selon lui, de métier disparaissant, métier mutant, métier naissant.

Dans cette mouvance technologique impressionnante caractérisée par l’IA, Aquilas Yao, souligne qu’il est important de renforcer les capacités professionnelles parce que, c’est ce qui permet de rester dans la course.

« Toutes les compétences techniques qu’on apprend aujourd’hui vont connaître une obsolescence moyenne de deux ans, c’est-à-dire au bout de deux ans, une compétence technique, elle est dépassée.

Donc, ce qui nous permet de nous réinventer en permanence, c’est la formation continue. La formation continue devient alors un style de vie », a-t-il soutenu.

Toutefois, Aquilas Yao, a tenu à rassuré que ce bouleversement de l’IA au niveau des métiers n’est pas une fatalité mais plutôt une belle opportunité pour l’Afrique de rattraper son retard.

C’est pourquoi, les jeunes doivent renforcer leurs capacités, en termes de formation professionnelle, afin de faire bon usage de l’IA pour se construire personnellement d’abord et contribuer ensuite au processus du développement du continent à l’image des pays comme l’Inde, le Maroc. 

Pour lui, l’IA va supprimer près de 100 millions d’emplois et en même temps en créer 170 millions. C’est une grosse opportunité, vu ces emplois qui seront créés. Mais si ces emplois ne sont pas en adéquation avec les formations des étudiants, alors il y aura un véritable problème.

Le formateur a tenu à lever l’équivoque sur l’épineuse question de l’adéquation formation-emploi.

« Le problème n’est pas ce qu’on reçoit comme connaissances dans les écoles et universités mais comment on arrive à traduire ces connaissances en compétences pour pouvoir tenir sur le marché de l’emploi. Il y a d’abord une responsabilité personnelle de l’étudiant.

Avec les mécanismes de formation professionnelle, l’étudiant peut lui-même définir ce qu’il veut faire de sa vie.

Ce qui est bien, contrairement aux arbres qui ont une limite de croissance, l’humain, lui-même, définit jusqu’où il veut aller.

Donc, c’est important pour les jeunes de se dire, c’est ma responsabilité de développer mes compétences », a-t-il dit. 

Notons que ce cabinet de formation du groupe ICK est agréé par le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP).

Eugène Kouadio