Anne Ouloto presente les avancees majeures de la transformation du service public / nouvelle fonction publique : anne ouloto rassure les ivoiriens

Anne Ouloto presente les avancees majeures de la transformation du service public / nouvelle fonction publique : anne ouloto rassure les ivoiriens

31/07/2025 - 04:07
31/07/2025 - 04:08
Anne Ouloto presente les avancees majeures de la transformation du service public /  nouvelle fonction publique :  anne ouloto rassure les ivoiriens
Anne Ouloto presente les avancees majeures de la transformation du service public / nouvelle fonction publique : anne ouloto rassure les ivoiriens

La Ministre d'État, Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée OULOTO, était sur le plateau de « RTI1 reçoit » du mardi 29 juillet, face à Hamza Diaby de la RTI et Saint Claver Oula, du journal Le Panafricain, pour discuter de la nouvelle fonction publique à travers le thème « Bilan et perspectives de la transformation du service public ».

Elle a fait un large tour d’horizon des actions mises en œuvre pour montrer que la transformation structurelle de la fonction publique est une réalité et suit son cours. Les gains sont énormes, tant pour l’Etat, les usagers que pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, même si des défis énormes restent à relever. 

La candidature de Ouattara est un signe d'espoir pour la Fonction publique

La Ministre d'État, Anne Désirée OULOTO, a indiqué que l'annonce de la candidature du Président Alassane OUATTARA est un " signe d'espoir" pour la Fonction Publique ivoirienne.

En effet, a-t-elle soutenu, les fonctionnaires ivoiriens verront leur avenir s'améliorer. Une transformation qui, a-t-elle dit, a été amorcée depuis 2011, dès l'accession de Ouattara au pouvoir.

Pour la Ministre d’Etat l’Administration Publique a besoin de continuité, elle a besoin de maintenir le cap et l’annonce de la candidature du Président Alassane OUATTARA à la présidentielle d’octobre lui apporte du baume au cœur.

« C’est un signe d’espoir non seulement pour la Côte d’Ivoire mais aussi pour la Fonction publique et ses milliers de fonctionnaires qui croient en un avenir meilleur et veulent voir leur condition de vie s’améliorer », a déclaré l’invitée du jour, avant d’ajouter que la fonction publique doit continuer sa marche en avant.

 « La Côte d’Ivoire va bien, elle est stable et au travail. La Fonction publique se porte naturellement bien, avec des fonctionnaires toujours à la tâche. Donc on peut être satisfaite, parce que beaucoup a été fait même si beaucoup reste à faire », soutient-elle, déterminée à apporter chaque jour un peu plus pour le rayonnement de l’administration publique.

Interpellée sur les critiques des usagers qui saluent les efforts accomplis mais dénoncent pour certains des tares liées à l’existence encore à ce jour de réseaux de corruption qui entachent la crédibilité de la fonction publique, Anne OULOTO a précisé que la nouvelle fonction publique qui a subi une transformation structurelle sous son leadership ne saurait être ainsi.

« Je suis venue parler du fonctionnaire nouveau qui se bat chaque jour pour améliorer son image, ses prestations, ses performances. 

Je parle de cette fonction publique qui donne aujourd’hui des résultats crédibles aux concours administratifs même s’il y a encore des brebis galeuses », a déclaré la Ministre d’Etat qui déplore le fait que certains citoyens continuent de croire encore à ces vendeurs d’illusions. 

Elle rassure qu’on rentre à la fonction publique sans rien payer et les Ivoiriens qui se tournent vers les réseaux cachés doivent cesser de douter d’eux-mêmes et croire en la fiabilité du système. 

Elle a assuré que des dispositions ont été prises pour éviter la proximité d’homme à homme à travers la digitalisation et fiabiliser le processus d’organisation des concours, de l’inscription à la proclamation des résultats.

Les fonctionnaires, fictifs, les éternels absents, le clientélisme, les faux diplômes, la lourdeur administrative, etc. Tout a changé, selon Anne Ouloto, conformément à la vision du président de la République dont l’ambition est de construire une administration publique républicaine, performante, efficace, au service de tous, à l’écoute de ses citoyens.

Des politiques ont été mises en œuvre en vue d’obtenir des résultats dans ce sens. « C’est une fonction publique aujourd’hui qui veut des résultats. Des mécanismes sont mis en œuvre pour que tout le monde ait accès à la fonction publique, pour lutter contre la corruption. 

Des institutions ont même été créées pour ce faire », a insisté la Ministre d’Etat, relevant que l’un des premiers combats de la gouvernance Alassane OUATTARA a été la lutte contre les fonctionnaires fictifs. 

Pour elle, ce sujet est aujourd’hui dépassé et le challenge est désormais la transformation culturelle, qui consiste à faire en sorte que le fonctionnaire s’approprie sa mission première ; celle de servir en toute honnêteté, dans l’intérêt général. Des mécanismes de contrôle de présence aux postes sont déployés et une seule absence suffit pour gripper la chaine d’exécution.

« Non, cette fonction publique est totalement dépassée », rassure Anne OULOTO évoquant une administration structurée, organisée, avec une hiérarchisation des rôles, une administration nouvelle. 

Ceux qui décrient des mauvaises pratiques ont la possibilité de dénoncer leurs auteurs pas seulement à travers les mécanismes mis en place par le Ministère, mais à travers des dispositifs autres déployés par l’Etat, à travers la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et la Lutte contre la Corruption et le blanchiment d’argent.

La ministre d’Etat est confiante que les choses évoluent positivement d’année en année, pour arriver à une masse critique d’agents sérieux et loyaux qui vont inverser définitivement la tendance. 

« Les mauvaises graines, il y en aura toujours. Le plus important est de tout mettre en œuvre pour sortir de notre administration ces mauvaises pratiques », insiste-elle. 

Le Gouvernement a acté le droit à la formation des fonctionnaires

La formation est un engagement fort du gouvernement qui a doté l’administration d’un nouveau Statut Général de la Fonction Publique, qui a acté le principe de la formation obligatoire.

Selon les besoins des administrations, en fonction de leur spécificité, elles organisent le renforcement de capacités des agents par des formations qualifiantes ou diplômantes.

« Ce qui est important pour nous, c’est la formation à la performance de la qualité du service public, la qualité de l’accueil, la maitrise des procédures, la rigueur dans la gestion des tâches au quotidien et la maîtrise de l’outil informatique.», c’est pourquoi la Ministre d’Etat demande aux fonctionnaires de s’approprier les politiques, de s’engager franchement et de faire des efforts pour répondre aux attentes de l’administration. 

C’est pour lutter contre la démotivation qu’elle a institué des mécanismes de démocratisation de la décoration des agents dans l’ordre du mérite de la fonction publique pour promouvoir la reconnaissance du mérite, l’encouragement à continuer de servir de la plus belle des manières.

A contrario, les fonctionnaires sont sanctionnés quand ils le méritent. Mais, en dehors de la révocation, ou du licenciement, ils sont réintégrés après avoir subi la sanction. Le fonctionnaire est à nouveau mis à disposition, l’objectif de la sanction étant de l’amener à changer. 

L’une des fautes les plus récurrentes dans l’administration, c’est l’abandon de poste. Ce qui vaut que la question du contrôle des présences aux postes soit traitée avec la plus grande rigueur. 

« En 2024, environ 350 fonctionnaires ont abandonné leurs postes. Ils ont rusé avec l’administration », a soutenu Anne OULOTO. Avec la digitalisation du système de contrôle en cours, les agents ne pourront plus s’absenter comme ils le veulent. 

La Ministre d’Etat reste convaincue que l’offre de la fonction publique reste intéressante car ce sont des milliers de candidats qui viennent frapper à sa porte chaque année, dans le cadre des concours organisés.

La fonction publique a enregistré une nette amélioration des conditions salariales des fonctionnaires et agents de l’Etat. Les choses ont totalement changé avec l’indemnité contributive au logement qui profite à tous les fonctionnaires et qui a connu une extension et une augmentation. 

Elle a cité également la prime spéciale de fin d’année dite prime ADO, payable autour du 10 du mois de janvier et représentant le tiers du salaire de base, et bien d’autres mesures, sans compter que le déblocage des avancements qui se fait systématiquement tous les deux ans pour le fonctionnaire, qui a ainsi une promotion automatique tous les deux ans depuis 2017. 

L’authentification des diplômes une bataille à gagner

L’un des problèmes auxquels l’administration publique est confrontée et qui justifie en partie le temps de production des actes administratifs est la sincérité des actes mis à la disposition de la fonction publique, en particulier les diplômes. «

Pour les concours, nous acceptons le cv sous réserve de présentation du diplôme certifié une fois le candidat déclaré admis à un concours », a expliqué la ministre d’Etat, soulignant qu’en bout de course, seuls ceux qui auront présenté leurs diplômes seront effectivement affectés à des postes et pourront débuter ainsi leurs carrières. 

« Aujourd’hui, avec la digitalisation du processus de traitement des actes, lorsque le fonctionnaire est rigoureux, lorsqu’il respecte les procédures, au bout de trois à six mois, il reçoit son premier mandatement, son premier salaire et il est heureux », soutient la ministre de la Fonction publique.

Interpellée sur le maintien en poste de fonctionnaires à la retraite, elle a expliqué que « par décision de son administration, un fonctionnaire peut être effectivement maintenu pour une période précise d’un ou deux ans, selon les programmes et les contraintes du moment. »

Pour éviter ces situations, l’administration met un point d’honneur au travail en équipe, afin de former au fur et à mesure des jeunes générations pour assurer la relève. 

Le Dialogue social, le nouveau paradigme gagnant-gagnant

La trêve sociale signée avec les organisations syndicales, dans le cadre du dialogue social, a profité aux fonctionnaires qui bénéficient d’avantages divers : l’extension et l’augmentation de l’indemnité contributive au logement, la prime spéciale ADO dont jouissent également les retraités, etc. 

Le gouvernement a gagné en crédit, en confiance et les Ivoiriens en quiétude. Au sujet de la prime d’incitation réclamée par des corporations au sein de la fonction publique, Anne OULOTO affirme qu’il importe pour l’Etat de bien comprendre des réclamations des syndicalistes. Mais elle précise que tous les fonctionnaires bénéficient déjà de prime tenant lieu, à travers les différentes indemnités déjà allouées. 

Sur la question des primes, Anne OULOTO invite les fonctionnaires à faire preuve de patience en donnant du temps au cabinet d’experts chargé d’apporter des réponses aux préoccupations soulevées.

« Avec les partenaires sociaux, notamment les organisations syndicales, nous avons une plateforme de suivi de ce mécanisme.

Laissons le temps aux experts de travailler ; nous nous retrouverons au mois d’août et on verra dans quel sens on s’en va », a expliqué la ministre, qui appelle à faire confiance au gouvernement et ne pas mettre la charrue avant les bœufs.

Sercom