Législatives 2025/ Divo : Mathieu Katchia, l’ambition d’un Parlement au service du peuple
Législatives 2025/ Divo : Mathieu Katchia, l’ambition d’un Parlement au service du peuple
À Divo, à mesure que l’échéance des législatives de 2025 se rapproche, le débat politique change de ton. Loin des promesses creuses et des slogans éphémères, une voix s’élève pour rappeler l’essence même de la représentation nationale : servir, contrôler et proposer. Celle de Mathieu Katchia, fiscaliste chevronné et candidat déclaré, qui invite les citoyens à repenser le rôle du député.
Issu de la 47ᵉ promotion de l’École nationale d’administration (ENA) et cadre à la Direction générale des Impôts, Mathieu Katchia cumule seize années d’expérience au cœur de l’appareil étatique. Un parcours qu’il met aujourd’hui au service d’une ambition politique assumée : redonner au Parlement ivoirien toute sa place dans l’architecture démocratique.
« Le député ne doit pas être un figurant. Il doit être la voix du peuple et un contre-pouvoir crédible », martèle-t-il, convaincu que Divo mérite une représentation forte, compétente et engagée.
Pour le candidat l’affaiblissement du débat parlementaire constitue un danger réel pour la démocratie ivoirienne. Il dénonce une Assemblée nationale trop souvent cantonnée à l’adoption mécanique des projets de loi gouvernementaux.
Sa vision est claire : renforcer l’initiative parlementaire, valoriser les propositions issues du terrain et permettre aux groupes minoritaires de jouer pleinement leur rôle. « Entrons ensemble au Parlement pour porter la voix de Divo », lance-t-il, dans un appel direct à la mobilisation citoyenne.
Au cœur de son projet figurent la réforme institutionnelle et l’équité territoriale. Pour Mathieu Katchia, la décentralisation reste largement théorique tant que les collectivités locales ne disposent pas de ressources suffisantes.
Il entend ouvrir des débats de fond sur le financement des collectivités et le contrôle de la gestion des exécutifs locaux. Transparence, redevabilité et efficacité sont, selon lui, les piliers d’une gouvernance locale crédible.
La question foncière, source de nombreuses tensions sociales, occupe une place centrale dans son programme. Il plaide pour une refonte de la loi foncière de 1998, incluant l’immatriculation généralisée des terres rurales financée par l’État et la reconnaissance effective des droits fonciers des femmes.
À cela s’ajoutent des propositions sur l’énergie solaire, l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité, ainsi qu’une relecture du code minier afin que les populations locales bénéficient réellement des richesses de leur sous-sol.
Conseiller municipal à Cocody, rapporteur de la Commission des affaires économiques, président du conseil d’administration de la PFS Cocody et acteur engagé pour l’insertion des jeunes, Mathieu Katchia revendique une expérience de terrain solide.
Dans un souci de moralisation de la vie politique, il propose un plafonnement strict des dépenses de campagne et l’interdiction des pratiques clientélistes. « La compétition électorale doit se jouer sur les idées, pas sur l’argent », insiste-t-il.
À Divo, sa candidature apparaît comme une invitation à bâtir un Parlement utile, proche des citoyens et fidèle à l’esprit de la représentation nationale.
Josué Koffi
