Autosuffisance énergétique/Yéo Lonigué Emmanuel, Directeur Général de Lynays Entreprises rassure :« L’énergie est invisible, mais aujourd’hui nous pouvons la contrôler. »

Autosuffisance énergétique/Yéo Lonigué Emmanuel, Directeur Général de Lynays Entreprises rassure :« L’énergie est invisible, mais aujourd’hui nous pouvons la contrôler. »

13/08/2025 - 08:16
Autosuffisance énergétique/Yéo Lonigué Emmanuel, Directeur Général de Lynays Entreprises rassure :« L’énergie est invisible, mais aujourd’hui nous pouvons la contrôler. »
Yéo Lonigué Emmanuel, fondateur de Lynays, partage sa vision d’une Côte d’Ivoire énergétiquement souveraine.

À la tête de Lynays Entreprises et de la Fédération Ivoirienne des Associations en Efficacité Énergétique, Énergies Renouvelables et Climat (FIAEERC), Yéo Lonigué Emmanuel défend certes une vision ambitieuse mais pragmatique de l’autosuffisance énergétique.

À travers des solutions intelligentes et accessibles, il veut faire de chaque citoyen un acteur clé de la transition énergétique.

Dans cette interview d’investigation, il explique comment l’énergie, bien que difficile à saisir, peut désormais être maîtrisée, optimisée et transformée en levier de développement économique, pour les ménages, pour la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique.

TROIS NIVEAUX D'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE POUR BÂTIR LA SOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE IVOIRIENNE

Journaliste : Vous êtes perçu comme un acteur majeur du secteur énergétique en Côte d'Ivoire. Comment définissez-vous cette notion de l’autosuffisance énergétique dans le contexte ivoirien ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Il faut comprendre que l’autosuffisance énergétique est un défi majeur, même pour tous les pays industrialisés, surtout en période de forte croissance économique.
Au 21ᵉ siècle, l’industrialisation est rendue encore plus difficile par la rareté des ressources et l’augmentation des coûts des matières premières, bien plus élevés qu’il y a un siècle.

Pour être autosuffisant, un pays doit croître économiquement tout en produisant suffisamment d’énergie pour satisfaire la demande croissante. Cette équation est complexe pour tous les pays souhaitant s’industrialiser. Il faut donc innover constamment.

Journaliste : Donnez-nous un exemple pour mieux comprendre.

Yéo Lonigué Emmanuel : Prenons la Côte d’Ivoire. Notre économie a connu une croissance significative ces dernières décennies. Si la demande énergétique augmente de 10 % par an, cela signifie qu’il faut doubler notre capacité de production tous les 7 ans (environ tous les 7,2 ans). Ce rythme est intenable.

Doubler nos barrages, nos centrales, nos infrastructures énergétiques en si peu de temps est très coûteux. Et pendant ce temps, il faut aussi investir dans l’éducation, la santé, l’agriculture…

C’est pourquoi beaucoup de pays ne parviennent pas à maintenir leur autosuffisance énergétique.
La Côte d’Ivoire fait partie des rares pays qui y arrivent, mais notre responsabilité est de la rendre durable.

Cela implique un changement de paradigme. L’approche traditionnelle, qui sépare producteurs et consommateurs, a atteint ses limites.
Nous proposons une nouvelle vision : chaque acteur devient une partie de la solution, à la fois producteur et consommateur.

Si chaque citoyen, chaque entreprise, chaque foyer réduisait sa consommation de 30 %, cela reviendrait à alléger d’autant la pression sur la production nationale. Le consommateur devient ainsi un "producteur d’économie", ce qui est essentiel à notre stabilité énergétique.

Journaliste : Un exemple précis à ce sujet ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Oui. Lors d’un exercice que nous proposons à nos stagiaires, nous montrons qu’en l'absence d’action sur la consommation, la demande énergétique de la Côte d’Ivoire pourrait être multipliée par 17 entre 2010 et 2040.
Mais si les consommateurs sont impliqués, cette croissance peut être ramenée à 4 % par an, ce qui signifierait une multiplication seulement par 2 ou 3 sur la même période.

C’est énorme.
Et ce sont les consommateurs eux-mêmes qui en bénéficient :

-Ils réduisent leurs dépenses énergétiques.

-Les entreprises deviennent plus compétitives.

-Et cela contribue à la stabilité énergétique, non seulement au niveau national, mais aussi régional et continental.

Journaliste : Selon vous, comment définir l’efficacité énergétique de manière simple, pour qu’un citoyen ordinaire comprenne ?

Yéo Lonigué Emmanuel : L’efficacité énergétique, c’est l’art d’accomplir une tâche en consommant le moins d’énergie possible.
Moins vous consommez pour un même résultat, plus vous êtes efficace.

Prenons un exemple :
Si vous devez aller d’Abidjan à Yamoussoukro, un véhicule bien entretenu, conduit par un chauffeur expérimenté, consommera bien moins de carburant qu’un véhicule mal entretenu, conduit de manière imprudente.
Autre illustration :
Si 55 personnes se rendent à Yamoussoukro dans 55 véhicules différents, cela consomme énormément.
Mais si ces mêmes personnes partagent un autocar, la consommation est bien moindre. Voilà l’efficacité énergétique !

Elle se traduit aussi par des gestes simples :

-Éteindre la climatisation dans une pièce vide.

-Ouvrir les fenêtres pour profiter de l’air frais naturel.

Nous proposons aussi des outils intelligents pour automatiser ces économies :
Par exemple, ces coffrets intelligents (appelés TGI – Technologie de Gestion Intelligente d’Aménagement d’Énergie) permettent de contrôler la consommation.
Si une salle de réunion est vide, la climatisation et les lumières ne s’activent pas.
Si une personne entre mais qu’aucune réunion n’est prévue, les équipements restent désactivés.

On parle ici de l’efficacité énergétique active (EEA) : le consommateur agit ou programme ses appareils, souvent via smartphone, pour éviter le gaspillage.

Ensuite, il y a l’efficacité énergétique passive (EEP) :
C’est le fait que les équipements eux-mêmes soient conçus pour consommer moins.

Exemple : un climatiseur de classe 3 peut consommer 60 à 70 % de moins qu’un climatiseur de classe 0 ou 1.
C’est pourquoi l’État a mis en place un système d’étiquetage (étoiles visibles dans les supermarchés).
Chez Lynays, nous allons plus loin en participant à la conception même des appareils, pour garantir leur performance réelle.

Enfin, la troisième forme, c’est l’efficacité énergétique des sources (EES).
Une fois qu’on a optimisé la consommation et choisi les bons équipements, il faut s’assurer que la source d’énergie est elle-même efficace.
Cela passe par le choix judicieux des sources (solaire, mix énergétique, etc.) pour une production optimisée.

DES SOLUTIONS EFFICACES, MAIS ACCESSIBLES GRÂCE AU FINANCEMENT

Journaliste : Monsieur Yéo, vous avez détaillé différentes approches pour l'efficacité énergétique, couvrant les secteurs industriels, tertiaires et résidentiels. Ces solutions impliquent-elles des coûts significatifs pour les utilisateurs ?

Yéo Lonigué Emmanuel : C’est une excellente question, et je suis ravi d’y répondre. Pour rendre nos solutions accessibles à tous, nous avons conclu un partenariat stratégique avec la Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire.

Ce partenariat permet aux particuliers, entreprises ou ménages de bénéficier d’un financement dédié pour acquérir nos équipements, comme les coffrets intelligents ou les systèmes d’appoint énergétique.

L’objectif est simple : personne ne devrait rester dans le noir ou perdre des denrées faute de moyens. Ce financement s’applique aussi bien aux résidences déjà occupées qu’à celles en construction, ainsi qu’aux entreprises.

Nous proposons également des solutions connectées permettant de suivre la consommation en temps réel, de détecter des anomalies et même de donner des instructions au système. C’est ce que nous appelons l’intelligence énergétique, pour garantir ce que j’appelle la paix énergétique.

DES COÛTS ADAPTÉS À TOUS ET UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT RAPIDE

Journaliste : Est-ce que vos produits sont accessibles à tous ?

 Yéo Lonigué Emmanuel : Nos solutions sont variées et modulables selon les besoins et budgets. Que vous soyez une petite résidence ou une grande entreprise, nous avons une solution adaptée.

L’essentiel à retenir est la rentabilité rapide :

-Nos systèmes d’efficacité énergétique active (EEA) s’amortissent en 6 à 7 mois.

-Les solutions d’efficacité énergétique passive (EEP), en 9 à 10 mois.

-Et celles d’efficacité énergétique des sources (EES), notamment le solaire couplé à nos outils, en 11 à 12 mois maximum.

À l’inverse, une installation solaire mal optimisée peut nécessiter 4 à 10 ans pour être rentabilisée. Chez nous, chaque solution est pensée pour générer rapidement des économies.

 MAÎTRISER L’ÉNERGIE, UNE RÉALITÉ ACCESSIBLE POUR TOUS   

Journaliste : Vous voulez nous dire qu’avec tous vos produits, les Ivoiriens peuvent maîtriser l’énergie ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Oui. L’énergie est invisible et difficile à maîtriser sans outils. Même pour nous, professionnels, ce n’est pas quelque chose de palpable. C’est pourquoi nous avons démocratisé cette gestion, en la rendant accessible à tous.

Aujourd’hui, les outils sont disponibles pour permettre à chaque citoyen, chaque entreprise de reprendre le contrôle sur sa consommation. Réduire sa facture de 30 %, c’est améliorer son pouvoir d’achat, renforcer la compétitivité des entreprises, et soutenir l’autosuffisance énergétique nationale.

LE GASPILLAGE ÉNERGÉTIQUE, UN FLÉAU COÛTEUX POUR LA NATION

Journaliste : Vous voulez dire que chaque Ivoirien peut contribuer à éviter le gaspillage énergétique ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Exactement. Le gaspillage énergétique est omniprésent, mais souvent inconscient, car l’énergie est intangible. Il représente :

-30 % dans les ménages,

-30 à 35 % dans les entreprises du secteur tertiaire,
notamment parce que les employés ne paient pas les factures directement.

Ce gaspillage est colossal.
200 mégawatts gaspillés = 200 milliards de francs CFA perdus chaque année.

C’est ce que j’appelle l’incivisme énergétique. Cela crée des déséquilibres, des délestages, et freine notre développement.

DES RECOMMANDATIONS CONCRÈTES POUR ALLÉGER LES FACTURES ET DÉVELOPPER LE PAYS

Journaliste : Quelles recommandations formuleriez-vous pour avoir un impact économique sur les ménages ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Je recommande l’adoption de notre gamme TGIME (Technologie de Gestion Intelligente des Mouvements d’Énergie). Par exemple :

-Le TGIME-ES, couplé à l’énergie solaire,

-Le TELG100, pour les foyers,

-Le Coffret CE (Comportement Énergétique), pour les grandes industries.

Ces outils permettent à chaque acteur – ménage, entreprise ou État – de réduire sa consommation d’au moins 30 %. Cela améliore :

-Le pouvoir d’achat,

-La compétitivité des entreprises,

-La stabilité énergétique nationale.

Nous voulons faire de la Côte d’Ivoire un pays économe, compétitif et stable sur le plan énergétique. Ces outils sont prêts et disponibles pour tous.

DES ENTREPRISES DÉJÀ ACCOMPAGNÉES ET SATISFAITES

Journaliste : Pouvez-vous citer des exemples d'entreprises que vous avez accompagnées avec vos systèmes TGIME ?

Yéo Lonigué Emmanuel : Nous avons accompagné de nombreuses entreprises dans différents secteurs :

-Banques, pour optimiser leurs agences,

-Assurances, pour maîtriser leurs dépenses,

-Hôtels, écoles, cliniques, pour gérer l’énergie sans gaspillage,

-Industries agroalimentaires, pour conserver les produits à moindre coût,

-Pharmacies, pour assurer la conservation des médicaments.

Même en zone aéroportuaire, nous avons optimisé des systèmes énergétiques critiques.

Un industriel utilisant notre solution depuis 10 ans est récemment revenu pour en étendre l’usage, preuve de l'efficacité durable de notre approche.

 OBSTACLES ET PERSPECTIVES DE L’AUTOPRODUCTION ÉNERGÉTIQUE

Journaliste : Quels peuvent être les obstacles à la mise en œuvre de ce système ?

Y.L.E : En effet, il existe de nombreux obstacles. L'un des premiers est le manque d'information. Personne n’en parle.
Mais si vous publiez aujourd’hui cette interview, cette information peut tomber entre de bonnes mains.
Sans information, nous ne savons pas que ces solutions existent. C’est donc un obstacle fondamental.
Deuxièmement, l’État et le gouvernement doivent être capables de prendre ce genre d’initiative et de vraiment l’adopter.
Car si demain nous ne sommes pas capables de maintenir notre autonomie, les citoyens ne comprendront pas qu’ils ont contribué eux-mêmes à la déstabilisation énergétique à travers l’insurrection énergétique, le gaspillage, etc.


L’État, comme il a déjà commencé à le faire avec les enregistrements audios obligatoires, l’étiquetage, etc., doit continuer dans cette direction. Il faut faire un mix énergétique, certes pour des raisons de sécurité, mais en impliquant la population dans l’équation
Un autre obstacle est justement ce manque d’implication citoyenne.
Il faut que la population prenne conscience qu’elle peut maîtriser son destin énergétique.
Aujourd’hui, avec la loi sur l’autoproduction, vous pouvez produire votre propre énergie, à condition de demander l’autorisation.
Vous produisez ce que vous consommez, appliquez les principes d’efficacité énergétique, et vous pouvez atteindre une certaine liberté.
Nous nous battons pour qu’un jour, l’État autorise l’injection du surplus d’énergie dans le réseau.
Actuellement, si vous avez un excédent, vous ne pouvez pas le vendre, il est perdu.
Mais avec une mesure adaptée, ce surplus pourrait être réinjecté dans le réseau pour être exploité, ce qui permettrait aux auto-producteurs d’obtenir un revenu complémentaire.
Journaliste : En énergie ?
Y.L.E : Oui, bien sûr, en énergie. Aujourd’hui, si vous produisez de l’énergie solaire, par exemple, vous ne pouvez pas la vendre. Le surplus est perdu.
Mais l’État va sûrement évoluer vers une réglementation qui autorisera la réinjection dans le réseau. Cela permettra aussi de contribuer à la stabilité énergétique du pays.
Il faut aussi parler du marché du carbone.
Il est en pleine croissance. Si vous réduisez votre consommation ou produisez à partir de sources renouvelables, vous pouvez vendre vos crédits carbones.
Journaliste : Quelles sont vos perspectives ?
Y.L.E : Notre objectif, d’ici la fin de l’année, est de publier de nouveaux produits.
Nous avons notamment une version améliorée de ce que nous appelons la boîte TLD-10, un dispositif que nous avons breveté à l’OAPI.
Elle permet aux industriels de maîtriser les flux énergétiques, de comprendre ce qui se passe réellement, car l’énergie, étant invisible, est difficile à suivre.
Cette boîte analyse le comportement énergétique.
La version améliorée permet une collecte des données en temps réel, via le cloud, et vous fournit un suivi énergétique quotidien pour une prise de décision rapide et efficace
Journaliste : Vous voulez parler d’un suivi ?
Y.L.E : Oui, un suivi. Tout est géré dans le cloud. Vous n’avez rien à faire, les données vous sont fournies automatiquement, et elles sont très puissantes.
Cette version améliorée sera disponible d’ici fin septembre.
Tout le monde peut s’abonner pour avoir accès à cet outil sans même l’acheter.
Nous avons aussi développé des outils étendus qui lient l’énergie solaire aux différentes efficacités mentionnées au sein du TGMES.
Par exemple, les générateurs TGMES 250 fonctionnent comme des groupes électrogènes, mais uniquement à l’énergie solaire. Pas de carburant. Pas de pollution.
Ces outils sont déjà disponibles et nous voulons les rendre accessibles à tous.
Journaliste : Où sont-ils fabriqués ?
Y.L.E : Tout est fabriqué ici, dans notre usine Lynays Industries.
Mais pour rester compétitifs à l’échelle mondiale, nous avons aussi des partenariats avec d'autres usines, où certains composants sont produits.
Cela nous permet de rivaliser à la fois au niveau national et international.
LEADERSHIP ÉNERGÉTIQUE AFRICAIN ET VISION POUR LA CÔTE D’IVOIRE

Journaliste : Vous avez mentionné que vos solutions ont été présentées à l’étranger. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Y.L.E :Oui, nous étions à Bonn, en Allemagne, au nom de l’Afrique et du Royaume du Maroc, pour défendre le continent.
Nous y avons présenté certaines de nos solutions, notamment une partie du système TGME avec le TLJ100 et ce que nous appelons la Confluence Intelligente.
J’ai dit aux Allemands : « Si vous avez une meilleure solution que la nôtre, nous sommes prêts à l’adopter. »
Autrement dit, nous sommes prêts à relever le défi.
Nous étions aux côtés de l’Office européen de la propriété intellectuelle, et nous faisions partie de ceux qui portaient la voix de l’Afrique.
Le projet était piloté par le Royaume du Maroc, et je crois que nous avons réussi à faire rayonner le continent à l’échelle internationale.
Cela prouve que nos outils sont compétitifs au niveau mondial, notamment dans les environnements pour lesquels ils sont conçus.
Et si demain quelqu’un vient avec une solution plus performante, nous serons les premiers à l’accueillir.
Car ce qui compte, ce n’est pas qui a raison, mais ce qui fonctionne durablement.
Nous avons conçu ces outils après cinq années d’études dans notre environnement pratique, avant même de lancer un produit sur le marché.
Lorsque nous avons lancé notre premier outil, nous avons participé à un concours dans l’espace CÉDÉAO, et la Côte d’Ivoire a été désignée championne parmi 15 pays.
Chaque pays avait son champion national, et nous représentions celui de la Côte d’Ivoire, qui a été classé premier pour ses solutions énergétiques durables.
Journaliste : Quels sont vos espoirs pour l’avenir énergétique de la Côte d’Ivoire ?
Y.L.E : Nous pensons qu’avec le soutien de tous et la prière, nous atteindrons nos objectifs.
Dans les prochaines années, nous voulons que la Côte d’Ivoire soit leader en efficacité énergétique, dans tous les domaines.
Les trois efficacités que j’ai évoquées (production, consommation, gestion) feront clairement la différence.
Je tiens à dire merci, et j’espère que cette communication sur l’efficacité énergétique touchera un large public.
C’est un sujet qui doit être expliqué clairement et efficacement, notamment aux ménages, pour leur permettre de réduire leurs dépenses.
Aujourd’hui, une grande part du budget familial est absorbée par les factures d’énergie, ce qui est parfois dramatique.
Journaliste :  On se quitte…

Y.L.E :  J’en appelle à tous les habitants du territoire ivoirien, et même de la sous-région : Les solutions existent.
Vous n’êtes plus obligés d’être surpris par vos factures d’électricité.
Vous pouvez les contrôler, les réduire de moitié, voire plus, en appliquant les trois efficacités
Je m’adresse aussi aux industriels et entreprises tierces : soyez plus compétitifs, adoptez nos outils. Vous verrez une réduction considérable de vos charges énergétiques.
Et à l’État, nous disons ceci : Faites-nous confiance. Nous avons des solutions concrètes pour améliorer les performances énergétiques des infrastructures en construction comme existantes.
Nous avons déjà effectué des tests sur plusieurs sites, et les résultats sont très convaincants, reconnus par les parties concernées.
Nous sommes des fils de la nation, et notre rôle est d’être des catalyseurs de la stabilité énergétique, et de garantir l’autosuffisance énergétique durable dans le temps.
Nous voulons faire de la Côte d’Ivoire un pays où il fait bon vivre, avec une paix énergétique, et donc une paix économique, une paix humaine.
Le monde reconnaîtra que la Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité, le pays de la vraie fraternité.
Journaliste : Comment le public peut-il vous contacter ?
Y.L.E : Vous pouvez nous joindre très simplement. Vous pouvez même taper "Lynays Entreprises" dans un moteur de recherche ou sur une plateforme d’intelligence artificielle : vous trouverez de nombreuses informations à notre sujet.
Nous avons aussi un site internet, et vous pouvez nous contacter par téléphone ou par courriel.

Voici nos coordonnées :

 

Téléphone :
07 09 89 42 37

 Adresses électroniques :

-lynays@gmail.com

-lynaysentreprises@gmail.com

-lynaysindustries@gmail.com

Réalisée par Patrick KROU

Encadré 1

Lynays : L’ambition d’un ingénieur au service de l’énergie durable pour l’Afrique

Lynays incarne le parcours d’un ingénieur engagé, Yéo Lonigué Emmanuel, et la vision d’une entreprise innovante dédiée à l’énergie durable. Créée alors qu’il était encore étudiant, cette entreprise est le fruit d’une passion née très tôt pour les questions énergétiques.

Ancien élève du Lycée scientifique de Yamoussoukro, Yéo Lonigué Emmanuel a poursuivi des études spécialisées en énergie, en Côte d’Ivoire et à l’étranger.

Aujourd’hui, à la tête de Lynays, il dirige une équipe d’ingénieurs experts en efficacité énergétique et en énergies renouvelables, avec une forte orientation vers l’innovation.

Lynays s’est donné une mission claire : contribuer à faire de la Côte d’Ivoire un pays où il fait bon vivre grâce à une énergie accessible, abondante et durable. Au-delà des frontières nationales, l’entreprise ambitionne de positionner l’Afrique de l’Ouest comme un modèle énergétique de référence.

Pour son fondateur, le développement et l’industrialisation sont indissociables d’une maîtrise de l’énergie. C’est pourquoi l’innovation énergétique reste la priorité centrale de cette structure.

Cet engagement s’inscrit également dans une démarche de reconnaissance envers la nation ivoirienne, qui a soutenu la formation de ses talents.

« Ce pays est notre berceau ; il a beaucoup investi dans notre éducation, de l'internat au lycée scientifique jusqu'aux bourses d'études à l'étranger. 

Nous nous sentons redevables envers la Côte d'Ivoire et, depuis la fin de nos études, nous nous engageons pleinement pour son avancée énergétique », affirme cet expert énergéticien.

Lynays ne compte pas s’arrêter là. L’entreprise vise à étendre son impact à l’échelle continentale, voire mondiale, pour contribuer à l’amélioration du bien-être énergétique de tous.

En reconnaissance de son engagement, Lynays a été lauréate du Prix national d’excellence en 2024 pour son action en faveur de l’innovation énergétique.

 

P.K

 

 

Encadré 2

 Vers une citoyenneté énergétique pour une Côte d’Ivoire souveraine

 Bien plus qu’un simple entretien technique, cette interview d’investigation offre au lecteur des clés précieuses pour comprendre la notion d’efficacité énergétique. Elle met en lumière les enjeux du civisme énergétique, en insistant sur l’importance de règles éthiques individuelles et d’une véritable prise de conscience face au gaspillage énergétique.

 À travers cet échange, Yéo Lonigué Emmanuel délivre un véritable cours magistral sur la citoyenneté énergétique. Il appelle les Ivoiriennes et les Ivoiriens à adopter des comportements éco-citoyens, indispensables pour atteindre l’ambition d’une Côte d’Ivoire énergétiquement souveraine.

Son objectif est clair : « démocratiser » l’usage de l’énergie verte en la rendant plus accessible à tous, réduire les inégalités énergétiques, garantir une autosuffisance durable et bâtir une économie ivoirienne compétitive à travers une gestion énergétique innovante et responsable.

 

P.K