Ouragahio: Indignation après la profanation d’une tombe au cimetière municipal
Ouragahio: Indignation après la profanation d’une tombe au cimetière municipal
La ville de Ouragahio est sous le choc après la profanation de la sépulture de feue Wahi Wawe Cécile, inhumée le 9 août 2025. C’est son fils aîné, Opeté Forcetin, qui a fait cette découverte lors d’une visite au cimetière municipal le 13 août dernier.
Face à l’ampleur du choc, Opeté Forcetin est resté silencieux plusieurs jours avant de déposer une plainte officielle au commissariat de police de Ouragahio, ce mercredi 20 août 2025. Une enquête a immédiatement été ouverte par les autorités compétentes.
Dans la foulée, une délégation composée de la brigade de gendarmerie, de la police nationale, de l’ONG UFDCEM (l'ONG UFDCEM ( Union des Fils de Dieu en Christ pour l'Evangelisation dans le Monde) pour le respect des droits de l'homme), ainsi que du chef du village de Ouragahio, Kiffy Boli Camille, s’est rendue sur les lieux pour constater les faits et échanger avec la famille de la défunte.
Très remonté, le chef du village a condamné fermement cet acte qu’il a qualifié d’« offense grave à notre communauté et à nos valeurs traditionnelles », appelant à ce que justice soit rendue avec la rigueur de la loi.
Visiblement ému, Opeté Forcetin a exprimé la douleur que cette profanation ajoute à son deuil : « Perdre une mère est déjà une douleur immense, mais voir sa tombe profanée est une blessure supplémentaire. Nous demandons justice, et espérons que plus jamais une telle chose ne se reproduise dans notre commune. »
De son côté, l’ONG UFDCEM a rappelé que « la dignité des morts fait partie intégrante des droits humains fondamentaux » et s’est engagée à suivre de près l’affaire afin que les coupables soient identifiés et sanctionnés.
Face à l’indignation générale, plusieurs habitants réclament désormais un renforcement de la sécurité autour du cimetière, notamment par l’installation d’un gardien permanent pour veiller sur les sépultures.
À ce jour, les auteurs et les motivations de cet acte restent inconnus. Mais la population exige des mesures urgentes pour que plus jamais une telle profanation ne se reproduise à Ouragahio.
DJACK ZOLA
