L’honorable Guirieioulou Émile Kohou dresse le bilan de son mandat et appelle à des réformes profondes
L’honorable Guirieioulou Émile Kohou dresse le bilan de son mandat et appelle à des réformes profondes
L’honorable Émile Kohou Guirieioulou, député de Guiglo Commune et président de la Commission de la Recherche, de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CRSTE), a présenté, samedi 6 décembre 2025 à l’Hôtel Palm Club d’Abidjan, le bilan de son mandat parlementaire. Un mandat qu’il a décrit comme « dense, rigoureux et entièrement dédié à l’intérêt général ».
S’exprimant devant la presse, le parlementaire est revenu sur les 168 lois examinées et adoptées au cours des cinq dernières années. Sous sa présidence, la CRSTE a conduit l’examen de 15 textes majeurs portant sur l’environnement, l’eau, l’assainissement, l’urbanisme, la transition numérique et la protection du patrimoine naturel. Il a également rappelé avoir initié deux propositions de loi, l’une concernant la réforme du foncier rural et l’autre la moralisation de la vie publique, regrettant qu’elles n’aient pas été programmées au Parlement.
Abordant la question du contrôle de l’action gouvernementale, l’honorable Guirieioulou a reconnu les limites du dispositif actuel, tout en soulignant certaines interventions majeures. Il a notamment évoqué l’affaire Dahlia Fleurs à Bingerville, où la CRSTE a obtenu l’annulation d’un projet d’hôtel dans une réserve naturelle, ainsi que son rôle dans le suivi de la crise des données numériques. Il est également revenu sur sa mobilisation pour la restauration de la forêt classée de Goin-Débé et ses initiatives pour vulgariser le Code de l’Urbanisme.
Sur le plan international, il a indiqué avoir représenté la Côte d’Ivoire dans quinze missions, dont les COP 27, 28 et 29, avec un plaidoyer fort en faveur du financement de l’adaptation climatique et de la reconnaissance des pertes et dommages subis par les pays africains. Il s’est félicité de la création du Réseau des Parlementaires Africains sur le Changement Climatique (RPACC), dont il est le premier président élu.
Le député a également insisté sur son ancrage territorial à Guiglo, où il a multiplié les initiatives communautaires : consultations foncières, dons d’enseignes lumineuses, participation aux instances municipales, programmes de formation spécialisés et mise en place d’une future bibliothèque municipale déjà dotée de 2 000 ouvrages.
Dans une analyse critique, il a plaidé pour une réforme profonde du système parlementaire ivoirien. Pour lui, le bicamérisme actuel n’apporte pas la valeur ajoutée attendue et devrait être remplacé par une Assemblée nationale unique de 300 députés. Il a dénoncé le faible contrôle sur l’exécutif, le recours excessif aux ordonnances et l’insuffisance du pluralisme lors des débats législatifs.
Émile Kohou Guirieioulou a réaffirmé son engagement à promouvoir un Parlement plus fort, plus indépendant et davantage à l’écoute des populations. « Notre pays mérite une institution à la hauteur des défis du XXIᵉ siècle », a-t-il déclaré, avant de renouveler sa disponibilité au service de Guiglo et de la nation.
Le député a décidé de ne pas être candidat aux législatives de 2025. Il a la volonté de laisser émerger de nouvelles figures politiques.
Ousseni Sawadogo
