Gouvernement Mambé II / Le Ministre N’Guessan Koffi à la tête de l’école ivoirienne
Gouvernement Mambé II / Le Ministre N’Guessan Koffi à la tête de l’école ivoirienne
La Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle page de son histoire éducative. Par décret n°2026-08 signé ce vendredi 23 janvier 2026, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, sur proposition du Premier ministre Robert Beugré Mambé, a procédé à la nomination des membres du nouveau gouvernement.
À la tête du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, un nom retient particulièrement l’attention : N’Guessan Koffi, technocrate chevronné et figure montante de la réforme éducative.
Réputé pour sa discrétion, sa rigueur et son efficacité, N’Guessan Koffi incarne le profil du gestionnaire pragmatique appelé à transformer l’école ivoirienne.
Sa promotion du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage (METFPA) au vaste portefeuille du MENA traduit la volonté politique d’unifier et de moderniser l’ensemble du système éducatif.
Il est désormais à la tête des deux ministères.
« C’est le ministre idéal pour réformer l’éducation et la rendre compétitive. Nous sommes sur la bonne lancée pour les cinq prochaines années », confie un cadre du secteur éducatif, saluant une nomination jugée stratégique.
Au METFPA, N’Guessan Koffi a marqué les esprits par une approche résolument inclusive. Dans une déclaration forte, il rappelait la vision présidentielle : « Il ne s’agit plus d’accueillir des jeunes pour les renvoyer plus tard à la rue. Je n’accepterai pas qu’un enfant soit exclu du système. S’il n’est pas bon maçon, il peut être un bon menuisier. »
Cette philosophie, axée sur la valorisation des talents et la diversification des parcours, pourrait désormais s’étendre à l’enseignement général, longtemps critiqué pour son orientation trop théorique et peu adaptée aux réalités du marché du travail.
Contrairement à plusieurs responsables politiques cumulant fonctions administratives et mandats électifs, N’Guessan Koffi n’est ni maire ni conseiller régional. Un avantage majeur, selon ses soutiens, qui lui permettra de se consacrer pleinement à la réforme de l’école.
« Il sera à 100 % focus sur son ministère, comme il l’a toujours été. C’est un bosseur, un professionnel », affirme un proche collaborateur.
La nomination de N’Guessan Koffi intervient à un moment crucial. Modernisation des curricula, formation des enseignants, intégration du numérique, passerelles entre enseignement général et technique : les défis sont immenses.
Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, prévu ce samedi 24 janvier 2026 à 11 heures au Palais de la Présidence, devrait fixer le cap des grandes réformes éducatives attendues.
Pour de nombreux observateurs, l’espoir est permis. « L’avenir est radieux pour nos petits frères », témoigne un acteur de la société civile, confiant dans la capacité du nouveau ministre à bâtir une école plus inclusive, plus performante et tournée vers l’employabilité.
Josué Koffi
