Boundiali : Des jeunes du Mali et de la Côte d’Ivoire unis contre l’extrémisme violent

Boundiali : Des jeunes du Mali et de la Côte d’Ivoire unis contre l’extrémisme violent

04/09/2025 - 18:03
Boundiali : Des jeunes du Mali et de la Côte d’Ivoire unis contre l’extrémisme violent
Boundiali : Des jeunes du Mali et de la Côte d’Ivoire unis contre l’extrémisme violent

Un atelier de mise en place de la coordination transfrontalière de réponse des jeunes du Mali et de la Côte d’Ivoire pour la prévention de l’extrémisme violent s’est tenu les 28 et 29 août 2025 à Boundiali, dans le nord ivoirien.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Régions transfrontalières pacifiques et résilientes » (SKBoWa), couvrant le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali.

Cofinancé par l’Union européenne et la coopération allemande, ce projet vise à réduire l’impact des conflits locaux dans les zones frontalières sensibles.

Les travaux ont réuni des jeunes venus des régions du Tchologo, de la Bagoué et du Bounkani en Côte d’Ivoire, ainsi que des zones frontalières du Mali.

Ces derniers étaient accompagnés des préfets de Kadianan et de Fakola, de la Direction nationale des frontières du Mali ainsi que du ministère malien de la Jeunesse et des Sports.

À l’ouverture de l’atelier, le préfet de la région de la Bagoué, également préfet du département de Boundiali, a rappelé la gravité des menaces auxquelles sont confrontées les zones frontalières.

Il a cité l’attaque récente du village de Difita, dans le département de Téhini, à la frontière avec le Burkina Faso, qui a fait quatre morts, un disparu et une femme grièvement blessée.

« Dans un contexte où nos régions transfrontalières font face à la désinformation, aux discours de haine, aux tensions intercommunautaires et aux menaces sécuritaires, il devient impératif de mobiliser les forces vives de nos sociétés, surtout la jeunesse qui représente plus de 70 % de la population », a-t-il souligné.

Durant deux jours, les participants ont été formés à la communication non violente, la détection des fausses informations, l’alerte précoce et la mise en œuvre d’initiatives locales de cohésion sociale.

« Vous deviendrez des sentinelles de paix, des relais communautaires actifs, capables de transformer les récits de peur en récits d’espoir », a conclu l’autorité administrative.

À l’issue de l’atelier, les jeunes formés seront intégrés dans un réseau de veilleurs communautaires et bénéficieront d’un accompagnement pour lancer des projets de micro-cohésion dans leurs localités.

Ils participeront également à l’accueil et à l’animation de la caravane mobile de la paix, qui sillonnera prochainement leurs zones frontalières.

 A.E. Sebastirn