Adama Doumbia, DG de l’OISSU : « Nous sommes satisfaits des JUCI 2025, mais des améliorations sont à envisager »

Adama Doumbia, DG de l’OISSU : « Nous sommes satisfaits des JUCI 2025, mais des améliorations sont à envisager »

27/07/2025 - 18:56
Adama Doumbia, DG de l’OISSU : « Nous sommes satisfaits des JUCI 2025, mais des améliorations sont à envisager »
Adama Doumbia, DG de l’OISSU : « Nous sommes satisfaits des JUCI 2025, mais des améliorations sont à envisager »

La 5e édition des Jeux Universitaires de Côte d’Ivoire (JUCI) s’est tenue dans la capitale du Poro du 17 au 20 juillet 2025.

À l’issue de cet événement national qui rassemble l’élite sportive estudiantine, le Directeur Général de l’OISSU, monsieur Adama Doumbia, a accepté de dresser un premier bilan. Il s’est exprimé avec transparence sur les réussites, les axes d’amélioration, et les perspectives pour 2026.

Quelles sont, selon vous, les principales limites observées lors de cette 5e édition des JUCI ?

Ce que nous aurions souhaité voir amélioré, ce sont d’abord les installations sportives. Nous sommes des perfectionnistes, et notre ambition est de nous rapprocher des standards internationaux.

Le terrain de basket, par exemple, était encore partiellement marqué par des éléments de chantier, les travaux étant tout juste achevés. Ce n’est pas l’idéal pour une compétition de cette envergure.

Ensuite, les dispositifs d’information autour des aires de jeu doivent être renforcés, il faut pouvoir visualiser les scores et le temps de jeu facilement, sur tous les terrains. Enfin, le protocole de remise des récompenses mérite d’être plus fluide. La coordination entre la préparation des récipiendaires et la remise effective des prix doit être optimisée pour limiter les temps morts.

La mobilisation autour des JUCI vous a-t-elle satisfait ?

Oui, nous sommes satisfaits. La mobilisation a été remarquable à tous les niveaux : le public était présent en nombre raisonnable, ce qui est positif aussi en termes de sécurité. Ce public était composé de jeunes, d’élèves, d’étudiants, de chefs traditionnels, d’autorités locales et académiques, ce qui est très encourageant.

Je tiens à souligner la présence du Directeur de la vie scolaire, même s’il s’agit d’une compétition universitaire. Cela montre l’intérêt transversal que suscite l’OISSU. Et puis, un clin d’œil à la chefferie locale, leur présence semble avoir fait fuir la pluie pendant deux jours, un heureux hasard… ou pas.

Vous vous projetez déjà sur l’édition 2026 ?

Absolument. Mais d’abord, nous allons digérer cette édition, produire notre rapport d’activités, en faire le compte rendu à notre hiérarchie, notamment au ministre délégué chargé des sports et du cadre de vie. Ensuite, nous lancerons la préparation de l’édition 2026, que nous espérons encore meilleure.

Quel bilan tirez-vous au plan purement sportif ?

Le bilan sportif est satisfaisant. Nous avons assisté à de très belles performances en athlétisme, taekwondo et basketball. Le dernier match, entre l’Université Félix Houphouët-Boigny et l’INPHB, a été un moment fort, avec de l’intensité, de la tactique, du spectacle.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le vivier d’athlètes de haut niveau existe déjà dans le milieu universitaire. Ces étudiants participent aux compétitions civiles, et certains font déjà partie de l’élite.

C’est donc à nos fédérations, clubs et centres de formation de s’approprier l’écosystème de l’OISSU pour détecter ces talents et leur ouvrir des portes vers le haut niveau.

Avez-vous le sentiment que l’OISSU est en train de renaître ?

Je ne parlerais pas de renaissance, car l’OISSU n’est jamais mort. Mais je reconnais qu’il y a une nouvelle dynamique. Nous migrons vers davantage de professionnalisme dans l’organisation, dans la communication, dans la lisibilité de nos actions.

Ce qui change aujourd’hui, c’est la visibilité, nous appliquons la vision du ministre, qui nous a demandé de rendre l’OISSU plus présent dans les esprits et dans l’espace public.

Nous avons renforcé notre partenariat avec la presse, et votre présence ici en est la preuve. Nous améliorons aussi l’esthétique et l’environnement des compétitions, affiches, signalétique, animation… C’est une nouvelle touche, une volonté de valoriser davantage ce que nous faisons déjà depuis longtemps.

 

Propos recueillis par Arnaud GASA