Serge Bilé réagit aux polémiques : « La dernière fois qu’on a voulu salir mon travail, j’ai gagné 7 millions de FCFA »

Serge Bilé réagit aux polémiques : « La dernière fois qu’on a voulu salir mon travail, j’ai gagné 7 millions de FCFA »

18/11/2025 - 11:40
18/11/2025 - 21:02
Serge Bilé réagit aux polémiques : « La dernière fois qu’on a voulu salir mon travail, j’ai gagné 7 millions de FCFA »
Serge Bilé, dont les enquêtes dérangent parfois, affirme que ses détracteurs lui ont déjà valu un gain judiciaire.

Selon un article publié par un confrère et intitulé « Côte d’Ivoire : le journaliste Serge Bilé s’attire des ennuis », paru ce mardi 18 novembre 2025, le fils de Marcel Bilé, ex-icône de la télévision ivoirienne, « fait face à la colère de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny ».

Cette indignation serait, d’après la même source, liée aux révélations de Serge Bilé sur la vie privée du Père de la Nation, dans lesquelles l’ex-Première dame serait impliquée.

Joint par nos soins, Serge Bilé, qui prépare activement son prochain documentaire prévu pour 2026, a adressé un avertissement à ceux qu’il considère comme des oiseaux de mauvais augure.

Il déclare tout de go : « La dernière fois que j’ai gagné de l’argent, sans rien faire, c’est lorsque des gens ont voulu salir mon travail. Ça m’a rapporté 12 000 €, soit 7 872 000FCFA. »

Déclinant poliment notre demande d’interview, l’homme d’Aby, lauréat du Prix d’Excellence du Président de la République pour la littérature en 2018, a toutefois confié : « Mon travail parle pour moi pour l’instant. »

Il convient de rappeler qu’en 2007, Serge Bilé, auteur d’un ouvrage sur la déportation d’environ 10 000 Noirs dans les camps de concentration nazis durant la Seconde Guerre mondiale, avait remporté un procès l’opposant à France Télévisions.

Depuis mars 2005, il poursuivait le groupe audiovisuel public pour « perte de chance » : le jury du onzième prix Essai France Télévisions avait en effet été perturbé, en plein scrutin, par l’intervention de la responsable des prix littéraires, qui avait mis en doute le sérieux de son ouvrage alors qu’il était pressenti pour l’emporter.

La première chambre civile du TGI de Paris avait estimé que ces réserves avaient influencé les jurés, et certains d’entre eux en avaient d’ailleurs témoigné au cours de la procédure. Le groupe France Télévisions avait alors été condamné à verser 10 000 euros de dommages et intérêts à l’auteur.

 

Patrick KROU