Ouragahio : Un apprenti fonce dans un commerce, plus de peur que de mal
Ouragahio : Un apprenti fonce dans un commerce, plus de peur que de mal
Nuit agitée dans le quartier Gbetro, à Ouragahio, département de Gagnoa. Alors que la ville s’apprêtait à sombrer dans le calme du sommeil, un incident inattendu est venu troubler la quiétude des habitants, dans la nuit du lundi 29 septembre 2025.
Aux environs de 22 h 40, un apprenti de minicar communément appelé « massa » a percuté un magasin de pièces détachées, suscitant panique et incompréhension.
Selon plusieurs témoins, le jeune apprenti, après que son chauffeur eut garé le véhicule immatriculé 7734 GL 01, aurait soudainement quitté le poste pour foncer droit sur la boutique fermée.
« Nous étions assis dehors quand il a foncé sur le magasin. On a cru à une agression ou à une tentative de vol », raconte Kouadio Martial, un riverain encore sous le choc.
Le propriétaire du commerce, M. Kouakou Jean, n’en revient toujours pas. « Mon magasin était fermé depuis un moment. C’est en entendant un grand bruit que je suis sorti.
Heureusement, il n’y a eu ni blessé ni dégâts graves, même si la devanture a été endommagée », a-t-il confié, visiblement ému.
Alertée, la police s’est rapidement rendue sur les lieux. Un agent de sécurité a rassuré la population : « Il n’y a eu aucune perte en vie humaine ni blessé. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes exactes de cet acte. »
Dans le quartier, l’événement a suscité à la fois frayeur et solidarité. « Si nous n’avions pas réagi vite, l’histoire aurait pu prendre une autre tournure », confie une habitante, saluant la mobilisation spontanée des riverains.
Pour sa part, l’ONG UFDCEM (Union des Fils de Dieu en Christ pour l’Évangélisation dans le Monde), par la voix de son secrétaire à l’organisation, Apôtre Yaon Pierre Nicaise, a invité à la retenue et au respect des droits humains : « Même si la peur a envahi les riverains, il est essentiel de rappeler que chaque individu, quelle que soit la situation, a droit au respect de sa dignité. Nous encourageons la police à poursuivre les enquêtes dans le respect des droits de l’homme. »
L’incident, bien que sans conséquence dramatique, continue d’alimenter les discussions dans les maquis et les cours familiales d’Ouragahio.
Il met en lumière l’importance de la vigilance communautaire et de la coopération entre populations, forces de sécurité et organisations de la société civile pour préserver la tranquillité publique.
L’enquête suit son cours, et de nouveaux éléments pourraient éclairer les zones d’ombre autour de cette nuit de frayeur.
DJACK ZOLA
