Les vendeurs envahissent les compagnies de cars : La clientèle interpelle les autorités
Les vendeurs envahissent les compagnies de cars : La clientèle interpelle les autorités
Sur l’axe routier reliant Abidjan à Ouragahio, la scène est devenue familière : à chaque arrêt des cars de transport, une armée de vendeurs ambulants s’approche, monte parfois à l’intérieur des véhicules et se précipite vers les passagers, proposant boissons fraîches, friandises, vêtements ou divers articles. Leur objectif : profiter de l’affluence des voyageurs pour maximiser les ventes.
Si cette activité informelle représente une source de revenus indispensable pour de nombreuses familles, elle soulève cependant plusieurs interrogations. De nombreux usagers, interrogés ce vendredi, s’interrogent : ces commerçants s’acquittent-ils de leurs impôts ? Respectent-ils les règles de sécurité et les normes commerciales établies ?
« Nous ne sommes pas contre le commerce, mais il faut que tout se fasse dans un cadre organisé, sécurisé et fiscalement équitable », confie Kouadio Marie, une voyageuse rencontrée à la gare routière.
« Parfois, ils bloquent complètement le passage, et on met plus de temps à repartir. En plus, certains montent dans le car sans autorisation, c’est gênant », témoigne Djédjé Bernard, habitué de la ligne Abidjan–Ouragahio.
Les critiques portent également sur l’encombrement des gares et les perturbations lors des montées et descentes des passagers. La clientèle appelle donc le ministère des Transports et le gouvernement ivoirien à prendre des mesures fermes pour encadrer cette pratique grandissante.
À ce jour, aucune initiative officielle n’a été annoncée. Mais une chose est claire : la régulation du commerce ambulant autour des compagnies de transport apparaît comme un enjeu urgent, à la croisée de trois priorités : le dynamisme économique, la sécurité des voyageurs et le respect des obligations fiscales.
DJACK ZOLA
