Le slam en vedette au Salon international du Livre

Le slam en vedette au Salon international du Livre

04/05/2026 - 10:26
Le slam en vedette au Salon international du Livre
Le slam en vedette au Salon international du Livre

La finale de la 2ᵉ édition du « SILA Slam Compétition » s’est tenue le jeudi 30 avril à la Médiathèque de Treichville, en marge de la 16ᵉ édition du Salon international du Livre d’Abidjan. Six finalistes ont rivalisé de talent autour du thème « Lire pour bâtir », offrant des performances mêlant émotion, engagement et réflexion devant un public conquis.

La Médiathèque de Treichville, à Abidjan, a vibré le jeudi 30 avril au rythme des mots et des performances scéniques lors de la finale de la deuxième édition du « SILA Slam Compétition », organisée dans le cadre de la 16ᵉ édition du Salon international du Livre d’Abidjan (SILA). Devant une salle comble, six candidats se sont affrontés dans une ambiance rythmée par les applaudissements du public.

Au terme de la compétition, le premier prix est revenu à Dela Kouamé Ghislain, étudiant en Master 2 de philosophie africaine et esthétique à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, connu sur scène sous le nom de « Delano Slam ».

« Ce que je ressens, c’est de la reconnaissance envers les membres du jury et les organisateurs. Merci à tout le monde », a-t-il déclaré après son sacre.

Le lauréat a construit son texte autour du thème imposé, « Lire pour bâtir », en s’appuyant sur son rapport personnel à l’écriture et à la lecture :

« Pour bâtir, il faut lire. C’est à travers la lecture qu’on acquiert la connaissance pour pouvoir écrire », a-t-il expliqué.

Artiste slameuse et organisatrice du concours, Noferima Fofana, championne nationale de slam 2023 et championne du monde 2024 à Paris, a rappelé l’objectif de l’initiative :

« L’objectif est de faire la promotion du livre par le slam, car pour être un bon slameur, il faut lire et accumuler des connaissances », a-t-elle indiqué, soulignant le lien entre parole et écriture.

La sélection des finalistes s’est faite en ligne à partir de vidéos envoyées par les candidats. Plus de quarante participants ont été évalués par un jury composé de professionnels venus de Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso et du Cameroun.

Membre du jury, l’écrivain et poète Ibrahim Coulibaly a salué le niveau de la compétition :

« La compétition était de taille, avec des candidats à la hauteur », a-t-il affirmé, estimant que le vainqueur s’est distingué par la force de son interprétation.

Présent à cette finale, Éric Monjour, directeur du Salon du livre africain de Paris et partenaire du SILA sur ce projet, s’est réjoui de l’évolution du concours :

« Quand je vois aujourd’hui l’affluence et l’engagement de tous les acteurs de cet événement, je suis très heureux de constater que cela prend chaque année un peu plus de valeur », a-t-il déclaré.

Créée pour rapprocher le livre de l’expression orale, la « SILA Slam Compétition » confirme, dès sa deuxième édition, son ancrage dans le paysage culturel ivoirien.

Entre littérature, performance scénique et prise de parole, cette édition confirme l’intérêt grandissant du public pour une discipline qui fait du verbe un véritable spectacle vivant.

A.K