La Côte-d'Ivoire renforce sa réponse aux urgences sanitaires avec une équipe médicale d'urgence

La Côte-d'Ivoire renforce sa réponse aux urgences sanitaires avec une équipe médicale d'urgence

30/07/2025 - 10:52
La Côte-d'Ivoire renforce sa réponse aux urgences sanitaires avec une équipe médicale d'urgence
La Côte-d'Ivoire renforce sa réponse aux urgences sanitaires avec une équipe médicale d'urgence

Du 29 juillet au 1er août 2025, la ville historique de Grand Bassam est le théâtre d'un événement capital pour la santé publique ivoirienne : l'atelier national d'induction de l'Équipe Médicale d'Urgence (EMU) de Côte d'Ivoire.

Cette initiative stratégique, orchestrée par l'Institut National d'Hygiène Publique (INHP) avec l'appui précieux du Centre Régional de Surveillance et de Contrôle des Maladies (CRSCM) de la CEDEAO et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), s'inscrit dans une démarche régionale ambitieuse.

Son objectif est clair : doter la Côte d'Ivoire d'une EMU pleinement opérationnelle, capable d'intervenir avec rapidité et efficacité face aux catastrophes naturelles, aux épidémies ou à toute autre urgence de santé publique.

La cérémonie d'ouverture a bénéficié d'une forte présence institutionnelle, avec notamment la participation du Professeur Mamadou SAMBA, Directeur Général de la Santé et représentant du Ministre de la Santé, de l'Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle.

À ses côtés, le Dr Mamadou DIARRASSOUBA, Directeur Exécutif du Centre Régional de Surveillance et de Contrôle des Maladies (CRSCM-CEDEAO), a également honoré l'événement de sa présence, soulignant l'importance régionale de cet atelier.

Un Enjeu de Sécurité Sanitaire Nationale

Dans son discours inaugural, le Professeur Mamadou SAMBA a fermement insisté sur la pertinence de ces formations pour la sécurité sanitaire de la population ivoirienne.

Il a mis en lumière la nécessité d'une gestion fluide et proactive des crises sanitaires, citant des exemples récents comme le choléra ou la dengue, qui connaît une résurgence préoccupante dans la région.

L'existence d'une EMU bien formée est, selon lui, un pilier essentiel pour minimiser l'impact de telles menaces sur la santé des citoyens.

L'objectif central de cet atelier est d'immerger les membres de l'EMU dans les principes fondamentaux de la réponse d'urgence.

Cela inclut la structuration de cette réponse, une logistique efficace, une coordination sans faille entre les différents acteurs, la prévention et le contrôle des infections, des normes rigoureuses d'hygiène, ainsi qu'un soutien psychosocial adapté aux victimes et aux intervenants. La formation est conçue pour être à la fois théorique et pratique, avec l'intégration de simulations réalistes. 

Ces exercices pratiques sont cruciaux, car ils permettent de tester la réactivité des équipes sur le terrain et d'identifier les potentielles lacunes du dispositif avant qu'elles ne soient confrontées à une urgence réelle.

Vers une Réponse Harmonisée et Efficace

Le CRSCM et l'OMS partagent une vision commune : celle de voir émerger une EMU nationale robuste, composée d'un personnel multidisciplinaire aguerri et prêt à être déployé rapidement en situation de crise.

Le Dr Mamadou DIARRASSOUBA a précisé que cette démarche permettra une gestion bien plus efficiente des urgences sanitaires.

Une réponse rapide et coordonnée est, selon lui, la clé pour sauver des vies et réduire significativement les handicaps à long terme qui peuvent résulter de ces crises.

Cet atelier marque une étape décisive dans la modernisation de la santé publique en Côte d'Ivoire. En investissant dans la formation de cette Équipe Médicale d'Urgence, le pays se positionne pour faire face aux défis croissants des urgences sanitaires, non seulement au niveau national, mais aussi en contribuant à la capacité de réponse collective en Afrique de l'Ouest.

L'ambition ultime, comme l'a rappelé le Dr DIARRASSOUBA, est de disposer d'un personnel clinique pluridisciplinaire, tant au niveau national que régional, prêt à se déployer en cas d'épidémies ou d'urgences majeures de santé publique, renforçant ainsi la résilience sanitaire de toute la sous-région.

P.K

Source : SerCom IPCI