Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI

Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI

03/09/2025 - 15:35
Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI
Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI
Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI
Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI
Gouvernance éthique de référence : La Côte d’Ivoire et l’UNESCO mettent en place le PEVIS-CI

Le lundi 1er septembre 2025, à  Paris, la salle de conférence de l’UNESCO a vibré  au rythme d’un projet inédit. Il s’agit   du Programme de formation et de certification sur l’Éthique, les Valeurs et l’Intégrité dans le Sport (PEVIS-CI).

Conçu à la suite d’un atelier organisé par L’UNESCO en partenariat avec l’Institut national de la jeunesse et de sport (INJSS)  à Yamoussoukro du 11 au 13 août 2025, ce programme symbolise l’entrée de la Côte d’Ivoire dans une réforme de fond, où l’éthique devient le levier central de la transformation sociale et institutionnelle.

Le professeur Lazare Poamé, figure académique et président honoraire de l’Université Alassane Ouattara, a dressé l’architecture de la réforme.

Les modules ne se limitent pas à l’intégrité sportive : ils s’ouvrent à la gouvernance publique, à la responsabilité citoyenne, à la protection de l’environnement, et même à l’éthique du numérique et de l’intelligence artificielle.

« L’ambition est claire : transformer les comportements individuels et collectifs par une démarche co-construite avec toutes les parties prenantes », a-t-il souligné.

Pour Mme Bakayoko-Ly Ramata, Ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO, le PEVIS-CI s’inscrit dans la continuité de l’héritage de la CAN 2023. Elle a rappelé que la ’’ CAN des quartiers’’ avait déjà mobilisé les jeunes autour de valeurs de citoyenneté et de cohésion.

« Aujourd’hui, nous faisons un pas supplémentaire en institutionnalisant ces valeurs dans les politiques publiques et éducatives », a-t-elle affirmé.

La professeure  Bakayoko-Ly Ramata a  résumé l’ambition de la Côte d’Ivoire :« La Côte d’Ivoire veut devenir un pays leader en matière de gouvernance éthique, non seulement dans le sport, mais dans l’ensemble de l’action publique. »

Marcellin Dally, le Secrétaire exécutif de la Convention internationale contre le dopage dans le sport, a quant à  lui précisé les étapes concrètes qui s’établissent ainsi : Septembre 2025 : formation d’un noyau d’experts sur sept thématiques prioritaires, incluant l’éthique publique, la diversité culturelle, l’environnement et la bioéthique.

Octobre 2025 : formation des formateurs et lancement d’une première cohorte de 4 000 étudiants à l’INJS, avant extension à d’autres universités et administrations.

Moyen terme : intégration du programme dans les ministères de la Culture, de l’Intérieur, des Eaux et Forêts, et à la Fonction publique.

Gustavo Merino, Mariagrazia Squicciarini et Philip Müller-Wirth, les représentants de l’UNESCO présents à cette cérémonie,  ont salué l’exemplarité ivoirienne.

Tous ont insisté sur la capacité du sport à servir de tremplin pour diffuser les valeurs d’intégrité dans la société. Du côté ivoirien, les contributions du CSCTICAO, de l’ENEF, de l’INSAAC et du Ministère de l’Intérieur ont confirmé l’intérêt interinstitutionnel du dispositif.

La prochaine étape sera la création d’un label éthique UNESCO, garantissant la qualité scientifique et pédagogique des modules, tout en facilitant l’exportation du modèle ivoirien vers d’autres pays africains.

Faut-il, le souligner, avec le PEVIS-CI, la Côte d’Ivoire franchit ainsi une étape décisive : transformer l’héritage d’un événement sportif en projet de société structurant, capable d’inspirer durablement le continent africain.

 

AG