Bouaké : L’hôpital psychiatrique fait peau neuve à l’approche des 65 ans de l’indépendance
Bouaké : L’hôpital psychiatrique fait peau neuve à l’approche des 65 ans de l’indépendance
À l’approche de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la ville de Bouaké se mobilise pour accueillir le président de la République dans un cadre assaini et symboliquement fort. Ce samedi 2 août, une opération de salubrité d’envergure a été menée à l’hôpital psychiatrique de la ville, sous l’impulsion de la 4e vice-présidente du Conseil régional de Gbêkê, Krotoumou Diomandé.
Malgré une fine pluie persistante, Krotoumou Diomandé, accompagnée de personnalités, bénévoles et agents de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), du ministère de l’Environnement, de conseillères régionales et de militants de l’AEEMCI, a pris part activement au nettoyage de l’établissement. Machettes, râteaux et balais en main, les participants ont nettoyé les abords de l’hôpital et ses installations intérieures.
Cette initiative citoyenne, soutenue par le président du Conseil régional de Gbêkê, Jacques Assahoré Konan, s’inscrit dans la dynamique d’embellissement de la ville en amont des festivités, mais aussi dans une démarche humaine et inclusive. « Nous sommes là aujourd’hui parce que la grande nouvelle, tout le monde la connaît à Bouaké : le président de la République Alassane Dramane Ouattara vient pour fêter les 65 ans de l’indépendance », a déclaré Krotoumou Diomandé.
« Le président Jacques Assahoré Konan n’a pas voulu être en marge de cette mouvance. Nous avons choisi ce centre pour mener cette action symbolique. »
Le choix de l’hôpital psychiatrique n’a rien de fortuit. Selon Krotoumou Diomandé, il s’agissait avant tout d’envoyer un message de solidarité aux patients souffrant de troubles mentaux. « Ils ne sont pas oubliés. Ils vivent aussi des moments de lucidité, et pendant ces instants, ils doivent sentir qu’ils comptent pour nous. »
Outre le nettoyage, des dons ont été remis à l’administration de l’hôpital. Des kits d’entretien composés de détergents, serpillières, dentifrices et d’eau de javel ont été offerts pour faciliter le maintien de la propreté, notamment dans les blocs sanitaires.
Le directeur de l’établissement, Dr Djo-Bi-Djo François, a salué cette action, qu’il a qualifiée de salutaire. « Il faut savoir que la prise en charge d’un patient ne se limite pas à l’administration de médicaments.
L’environnement dans lequel il évolue joue un rôle crucial dans sa guérison. Ces dons sont donc d’une importance capitale », a-t-il affirmé.
Il en a profité pour lancer un appel à l’endroit des autorités et des donateurs afin de venir en aide à ces malades, souvent abandonnés par leurs familles.
Présent également, Zongo Billal, secrétaire régional de l’AEEMCI, a tenu à souligner l’engagement de sa structure dans cette action : « Nous ne pouvions pas rester les bras croisés.
Participer à cette opération, c’est joindre l’utile à l’humain : préparer Bouaké à accueillir le chef de l’État tout en redonnant un peu de dignité à ces patients souvent marginalisés. »
Alors que Bouaké se prépare à accueillir les festivités nationales, cette opération rappelle que l’indépendance se célèbre aussi dans les gestes citoyens, la solidarité et l’inclusion sociale.
WK
