Anyama : Bras de fer entre la mairie et Amidou Sylla (Candidat aux législatives) autour du centre de formation de football CEFAS
Anyama : Bras de fer entre la mairie et Amidou Sylla (Candidat aux législatives) autour du centre de formation de football CEFAS
C'est une opération municipale qui fait grincer des dents. La commune d'Anyama s’est réveillée ce mardi 11 novembre 2025, avec une forte présence d'engins de la Mairie.
Les engins de la mairie ont pris d’assaut le centre de formation de football CEFAS, situé au quartier résidentiel, pour procéder à la démobilisation de la clôture de ce complexe sportif appartenant à l’ancien maire et actuel coordinateur principal du RHDP, M. Amidou Sylla, par ailleurs candidat du parti présidentiel aux élections législatives du 27 décembre prochain.
Une opération municipale menée sous la direction de Mme Fatim Bamba, maire d’Anyama, qui suscite déjà de vives réactions dans la cité.
« Aucune mise en demeure n’a été adressée »
Selon plusieurs témoins rencontrés sur place, aucune notification préalable n’aurait été faite avant la démolition. « Tôt ce matin, les machines sont arrivées sans avertissement, sans document officiel. Nous avons été pris de court », confie un riverain visiblement choqué.
Même son de cloche du côté des proches de l’ancien maire. L’un de ses collaborateurs, Amdi Soula Soni, coordonnateur de l’Ordre des PQT, dénonce une manœuvre politique :
« C’est une opération injuste et arbitraire. Le CEFAS est un projet utile à la jeunesse d’Anyama. Aucun courrier, aucune mise en demeure ne nous a été signifiée. Pourquoi agir ainsi, à quelques semaines des législatives ? »
Dans le contexte électoral tendu d’Anyama, cette action municipale est perçue par certains observateurs comme un acte à portée politique. Mme Fatim Bamba, issue d’un camp opposé à Amidou Sylla, est accusée de vouloir affaiblir un adversaire direct du RHDP local.
De son côté, la mairie justifie cette décision par des raisons d’urbanisme et de régularisation foncière. « Nous ne faisons qu’appliquer la loi. Le site n’était pas conforme aux dispositions municipales », aurait expliqué un proche de l’équipe municipale.
Entre soutien au maire et solidarité envers l’ancien édile, la population d’Anyama se retrouve prise en étau. Les jeunes sportifs du CEFAS expriment leur tristesse face à la destruction du site qui symbolisait, selon eux, « un espoir pour la jeunesse ».
Pendant ce temps, le camp Amidou Sylla promet de porter l’affaire devant les autorités compétentes pour rétablir ce qu’il qualifie d’« injustice flagrante ».
La campagne législative à Anyama s’annonce décidément houleuse, entre actions de terrain et règlements de comptes politiques.
La campagne législative à Anyama s’annonce décidément houleuse, entre actions de terrain et règlements de comptes politiques.
F A A
