Le colonel Bleu Charlemagne aux populations et aux politiques : « La paix est le seul parti qui doit nous unir»

Le colonel Bleu Charlemagne aux populations et aux politiques : « La paix est le seul parti qui doit nous unir»

01/10/2025 - 14:37
Le colonel Bleu Charlemagne aux populations et aux politiques : « La paix est le seul parti qui doit nous unir»
Le colonel Bleu Charlemagne aux populations et aux politiques : « La paix est le seul parti qui doit nous unir»

Depuis le 03 août, le colonel Bleu Louan Charlemagne, président de la Fédération Internationale de Maracana et Associations (FIMAA)  fils du Tonkpi, a pris son bâton de pèlerin pour parcourir les localités du Tonkpi et plusieurs départements voisins, avec un objectif clair : prêcher la paix, la cohésion et la fraternité, au-delà des clivages politiques et des ambitions personnelles. 

« Nous ne devons pas retomber dans les travers de 2011 », a-t-il martelé au cours d’une conférence de presse qu’il a lui-même animée, le 14 septembre dernier, dressant le bilan d’un mois d’activités intenses, marqué par des actions sociales, des initiatives en faveur des jeunes et des femmes, mais surtout par des messages forts de vivre ensemble. 

Durant cette tournée, il s’est rendu dans les villes et villages de Man, Yapleu, Logoualé, Danané, Duékoué, Bangolo, Sipilou et bien d’autres localités, pour s’adresser aux populations, notamment les jeunes, souvent manipulés à des fins politiques. 

« La paix est le seul parti qui doit nous unir », a-t-il lancé d’une voix ferme. Pour le colonel Bleu Charlemagne, aucune ambition politique ne doit être au-dessus de la stabilité et de l’avenir du pays.

« Qu’on vienne aux élections ou qu’on n’y vienne pas, cela ne doit pas constituer une barrière pour entacher l’élan dans lequel la Côte d’Ivoire est engagée. Le pays avance déjà bien sous la houlette du chef de l’État, le président Alassane Ouattara. 

Il nous appartient de préserver les acquis », a-t-il souligné. À travers son parcours dans les villages et sous-préfectures les plus reculés, le président de la fondation TROKAPER-CFA, a rappelé que la jeunesse reste au centre de toutes les attentions.

« Notre instrument de jeu, c’est la jeunesse. Nous avons l’obligation de travailler sur elle pour éviter un bis repetita de 2010 », a-t-il averti, appelant les parents à jouer leur rôle.

« Nous demandons à tous les parents de constituer une barrière contre la violence, surtout en cette période électorale sensible. » Le colonel Bleu Charlemagne n’a pas seulement prêché la paix. 

Il a également posé des actes concrets en faveur du développement local. Lors de son passage à Sandougou-Soba, Yapleu et Yorodougou, il a offert des soutiens logistiques et matériels aux femmes, notamment des broyeuses, et octroyé des prêts pour encourager l’autonomisation féminine. 

Aux jeunes, il a remis des maillots et des équipements pour la pratique du sport, convaincu que le sport peut être un puissant vecteur d’union. 

Lors de l’inauguration de l’école de Louanville, couplée à l’investiture du chef du village, le colonel Bleu Charlemagne a rappelé un message fort.

« En 2011, lorsque le pays était au bord du gouffre, la Fédération de maracana, avec le soutien de la Licorne française, avait joué un rôle majeur dans l’appel à la paix et à la reprise des activités. 

Aujourd’hui encore, nous devons être des artisans de paix. » Pour lui, le maracana, dont le siège mondial est en Afrique, reste un outil précieux de mobilisation et de cohésion.

« Nous avons eu l’occasion de parler à nos frères de tous les partis politiques. Mais pour l’instant, le seul parti qui doit exister, c’est celui de la paix. 

Rien ne vaut cela », a-t-il insisté. L'ancien porte parole de la police nationale  a également tenu à rappeler la décision du Conseil constitutionnel du 06 août dernier concernant les élections.

« Le Conseil constitutionnel a déjà tranché. Notre rôle, c’est de faire en sorte que tous les différends, quels qu’ils soient, se règlent par le dialogue et uniquement par le dialogue. » 

Il a exhorté les leaders politiques, la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour que la Côte d’Ivoire continue de vivre dans la paix et la stabilité.

Le président de la fédération ivoirienne de maracana et disciplines associées a terminé par un message fort : « Nous demandons pardon à la communauté sportive, nationale et internationale, pour que chacun comprenne que la Côte d’Ivoire est notre bien le plus précieux. 

Chassons la violence de nos rangs, de notre département, de notre région, et de notre pays. » À quelques mois de la présidentielle de 2025, son message résonne comme un écho fort à l’appel du président Alassane Ouattara pour une élection transparente et apaisée. Pour le colonel Bleu Charlemagne, la victoire qui compte aujourd’hui, c’est celle de la paix.

 

Momo Rachid