Présidentielle 2025 : Ahoua Don Mélo se déclare candidat et vise une "alliance avec l'AES"
Présidentielle 2025 : Ahoua Don Mélo se déclare candidat et vise une "alliance avec l'AES"
Lors d'une conférence de presse à Abidjan ce jeudi 31 juillet 2025, Ahoua Don Mélo, vice-président du PPACI en charge du panafricanisme et du District des Lacs, a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2025.
Il a justifié sa décision par la nécessité de ne pas faire la politique de la chaise vide, tout en affirmant sa volonté de se rapprocher des États membres de l'AES (Alliance des États du Sahel).
"(...) Je déclare solennellement ma candidature à l'élection présidentielle. Je l'offre aux souverainistes et aux panafricanistes du PPACI, de la Côte d’Ivoire, d’Afrique et de la diaspora africaine, avec pour objectif de ne pas manquer le train des BRICS afin de réaliser un destin commun avec l'AES, la CEDEAO et le continent africain", a-t-il affirmé devant un parterre de journalistes et de sympathisants.
Anticipant les doutes sur sa détermination, le candidat s'est voulu rassurant : "Je vous assure que ma fidélité à la lutte pour la souveraineté de l’Afrique ne souffre d’aucun doute ni d’aucune trahison de mes convictions. Ma longue trajectoire de militant des années 80 est restée fidèle à cet idéal, même lorsque presque toute la gauche africaine avait mordu à l’hameçon de l’hégémonie occidentale après la chute du mur de Berlin dans les années 90."
Il a également souligné que c'est cette fidélité inébranlable qui lui a valu le poste de vice-président de l’Alliance internationale des BRICS.
"C'est un poste que je perdrais si une trahison de cette ligne était constatée. Je suis fier de parcourir l’Afrique pour contribuer à la consolidation des souverainetés naissantes et aux débats sur l’avènement d’un monde multipolaire.
Ce n’est pas au moment où le vent est favorable à la lutte pour la souveraineté que je vais abandonner. C’est cette vision que je souhaite pour mon pays", a-t-il ajouté.
Face à la candidature d'Alassane Ouattara, il a exprimé ses inquiétudes : "Il y a matière à s'inquiéter du prolongement du parti-État, de l’humiliation de certains leaders, de la dépossession économique, sociale et foncière des citoyens ivoiriens qui s’appauvrissent au profit du monde hégémonique qui survit grâce aux richesses pompées ici et ailleurs dans le Sud global".
C'est pourquoi, Ahoua Don Mélo a maintenu sa "candidature de précaution" et a appelé à l'unité : "Il y a donc urgence, et face à cette urgence, une responsabilité à prendre. Unis, nous ferons partir M. Ouattara et son régime du pouvoir par les urnes."
Patrick KROU
