Bouaké : La Journée mondiale de la santé mentale célébrée

Bouaké : La Journée mondiale de la santé mentale célébrée

24/10/2026 - 18:45
Bouaké : La Journée mondiale de la santé mentale célébrée
Bouaké : La Journée mondiale de la santé mentale célébrée

La cérémonie marquant la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale 2026, s'est déroulée à l'hôpital psychiatrique de Bouaké, le vendredi 23 Octobre 2026.                 

Organisée par cet établissement sanitaire dédié aux soins mentaux. Avec l'appui de Médecin Sans Frontières (MSF WACA), cette activité vise à créer un espace participatif permettant de valoriser les expériences vécues en santé mentale, en traduisent les besoins et recommandations des personnes concernées, en actions concrètes en vue d'améliorer la qualité, l'accessibilité et la continuité des besoins.                             

Le thème mondial de cette édition est : Expériences vécues entendues : de vraies voix, de vrais changements.   Au niveau local, elle est placée sous le thème : Nos expériences, nos voix, nos changements : écouter les personnes concernées pour améliorer les soins en santé mentale #.  Dans cette optique quatre personnes ont partagé leurs expériences de la maladie avec le public autour de quatre questions.

Notamment qu'avez-vous vécu dans votre parcours de soins ? Qu'est-ce qui a été difficile ? Qu'est-ce qui devrait changer ?  Mandaté pour communiquer sur le thème local, le socio-anthropologue, Vincent Koua, a souligné qu'écouter les expériences vécues, c'est une façon de produire une connaissance qu’on n’a pas. L

'expérience vécue, c'est savoir qu'une personne traverse une anxiété. Ça peut être une maladie, le traitement aux médicaments, l'hospitalisation ou le regard des autres.

Il y a la maladie telle que les professionnels la définissent, le diagnostic mais il y a l'expérience que les familles, l'expérience que les personnes vivant avec la maladie font face #, a-t-il précisé.

S'agissant des personnes concernées par le fléau, le Dr Vincent Koua, a indiqué que c'est non seulement ceux qui vivent ou ont vécu un trouble de santé mentale ou l'épilepsie mais aussi leurs proches qui portent souvent seuls le poids de l’accompagnement, les dépenses, la stigmatisation.

C'est dans cette dynamique fâcheuse de stigmatisation des personnes vivant avec la maladie, les proches qui sont également victimes de cette stigmatisation, y compris la communauté.

C'est justement selon lui que cette journée est célèbree pour attirer l'attention sur la compassion en faveur de ces personnes souffrant de ce handicap. I

ls méritent mieux pour se sentir en société comme les autres, a-t-il conclu.            Notons que l'activité s'inscrit dans le cadre du Projet Santé mentale et Épilepsie (SMEP) piloté par le Programme national de santé mentale.

EK