Vœux de Nouvel An 2018 : l’intervention de M. Bruno Nabagné KONE, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste

Monsieur le Directeur de Cabinet ;

-Monsieur l’Inspecteur Général ;

-Messieurs les Président des Autorités de Régulation, MM les Présidents de Conseils d’Administration ;

-Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux ;

-Messieurs les Responsables de Syndicats et d’Associations professionnelles

-Chers collaborateurs et amis ;

-Chers amis de la Presse ;
Il est des rendez-vous, d’une année à l’autre, que l’on apprécie tout particulièrement.
Ces moments de retrouvailles, ces moments chaleureux, qui ponctuent les débuts d’année, nous donnent encore une fois l’occasion d’apprécier notre parcours, de faire un bilan de l’année écoulée et de prendre de nouvelles résolutions pour le futur.
Croyez-moi, c’est avec une grande joie et beaucoup de bonheur que je me retrouve parmi vous cet après-midi, pour partager ces quelques moments de convivialité et de fraternité.
Je salue la présence remarquable des hauts responsables du secteur, particulièrement celle des Directeurs Généraux et des représentants des opérateurs privés.
C’est avec une grande joie que reçois cet après-midi les vœux chaleureux que tous et toutes ici, en vos diverses qualités, vous avez bien voulu formuler à mon endroit, à l’endroit de mon épouse et à celui de ma famille.
Je voudrais vous remercier très sincèrement pour ces vœux chaleureux, qui me vont droit au cœur.
En retour, il m’est très agréable de vous souhaiter, à chacune et à chacun, mes vœux les meilleurs pour 2018. Je forme des veux de paix pour notre cher pays, et pour chacun de vous, des vœux sincères pour une année pleine de santé, de réussites, de bonheur, et d’argent (pourquoi pas).

A vous-même et à vos familles respectives, je souhaite que 2018 soit une année de plein épanouissement dans tous les domaines (personnel, professionnel et familial).

Mesdames, Messieurs,
Permettez à présent, que je renouvelle publiquement au Chef de l’Etat et au Premier Ministre, mes sentiments de profonde gratitude pour le privilège qu’ils me donnent, depuis 6 ans maintenant, de servir notre Pays, la Côte d’Ivoire, à un niveau aussi élevé et dans des secteurs aussi passionnants, aussi transformatifs et aussi structurants que ceux de la Poste, de l’Economie Numérique et de la Communication.
Il y un an que la charge de ces trois secteurs m’a été confiée et depuis un an, avec l’aide et la contribution de chacun et de chacune d’entre vous, nous nous sommes d’abord attelés à en faire une seule et même grande famille, au service des besoins de communication de nos compatriotes.
Aujourd’hui, nous pouvons dire que ce premier défi, celui de la mutualisation des moyens, celui de la création du sentiment d’appartenance à une équipe commune, unique, a été gagné. Depuis un an en effet, nous nous sommes attelés à travailler sur la base d’un socle commun d’objectifs, avec une vision partagée, facilitée par la convergence naturelle et technologique de ces trois secteurs.

Je voudrais donc saisir cette opportunité, pour dire à tous, à chacune et à chacun en particulier, toute ma satisfaction et ma sincère gratitude, pour le travail et les résultats obtenus ensemble, au cours de l’année 2017 et sur lesquels je reviendrai tout à l’heure.
Merci bien évidemment pour les somptueux cadeaux que vous avez bien voulu m’offrir cette année encore. Que Dieu vous le rende au centuple.

Mesdames et Messieurs, Chers collaborateurs, Chers amis,
L’année 2017 qui vient de s’achever a été riche en accomplissements et abondante en performances, tant au niveau du secteur de la Communication qu’à ceux de l’Economie Numérique et de la Poste.
Nous aurons l’occasion, dans le cadre d’un séminaire prévu dans les prochaines semaines, de dresser un bilan plus exhaustif, de parcourir nos réalisations et de tracer les perspectives pour l’année qui s’ouvre.
Permettez cependant, qu’à l’occasion de cette cérémonie, je rappelle brièvement, en grands traits, quelques résultats de notre département ministériel au cours de cette année riche au plan national.

Pour le secteur de la Communication, l’année aura principalement été marquée par:

– le vote de deux lois importantes qui précisent mieux et améliorent les cadres juridiques de la Presse et de l’Audiovisuel. Je le répète, ces lois consacrent une liberté d’action jamais acquise auparavant pour les acteurs de la presse et de l’audiovisuel.
Je l’ai promis, nous aurons l’occasion d’échanger dans les prochaines semaines avec les acteurs du secteur de la communication, pour expliquer et préciser l’esprit de ces lois, mais également pour débattre de l’avenir des secteurs de la presse et de l’audiovisuel, de la façon d’en faire des secteurs plus compétitifs, qui contribuent davantage à la construction de la Nation ivoirienne, des secteurs où les acteurs et les collaborateurs sont mieux traités et s’épanouissent.

– l’adoption par le Gouvernement d’un plan de Restructuration et de Développement de la SNPECI / du groupe FRATERNITE-MATIN.
Ce plan relativement ambitieux, d’une dizaine de milliards de francs CFA, permettra de disposer assez rapidement, nous l’espérons, d’un acteur public de référence dans le secteur de la presse, qui par son action exemplaire, saura contaminer positivement le reste du secteur.
– je peux également assurer qu’à ce stade, nous sommes relativement avancés dans les réflexions sur les moyens d’assurer une aide plus efficace à la presse privée de notre pays. Ici aussi les enjeux sont immenses mais les bonnes solutions n’ont pas encore été trouvées (problèmes de qualité du contenu, baisse des ventes et taux d’invendus inacceptables (jusqu’à 80%), concurrence du numérique…).

– l’année a également été marquée par la poursuite du processus de migration vers la TNT, qui se concrétise avec la création de la Société Ivoirienne de Télédiffusion et la fin dans les prochains jours, du processus de sélection du partenaire technique qui accompagnera l’Etat dans la réalisation de ce projet ;

Je voudrais préciser à ce niveau, que notre pays n’est nullement en retard dans la mise en œuvre de ce projet.
La Côte d’Ivoire, qui émet en VHF est dans le lot des pays dont la date limite de migration vers la TNT a été fixée par l’UIT au 17 juin 2020.
Nous avons au contraire pris de l’avance, à travers le projet pilote lancé en 2015, qui permet depuis de couvrir la ville d’Abidjan avec le signal TNT.
Pour le symbole et pour démontrer notre capacité technique, nous avions démarré ce projet pilote à la date du 17 juin 2015, celle fixée pour les pays émettant en UHF.
A ce jour ce projet pilote fonctionne et à l’aide d’un décodeur adapté, il est tout à fait possible, à n’importe qui, dans l’agglomération d’Abidjan, de capter le signal TNT des chaines RTI1 et RTI2.
Nous avons volontairement limité la communication sur la disponibilité de ce signal en raison du retard accusé par le volet ‘’libéralisation du secteur de l’audiovisuel’’.
Ce volet, de l’accroissement du nombre de canaux et de programmes diffusés, est l’autre face de la TNT, probablement celle qui est la plus attendue par les populations.
Il aurait été contreproductif pour le projet, d’inciter les populations à s’équiper (décodeur, antenne, téléviseur compatible éventuellement), pour ne recevoir que 2 chaines (RTI1 et 2).
Nous avons donc volontairement retardé le lancement de la TNT nationale pour faire coïncider son démarrage avec le début de la diffusion des nouvelles chaines autorisées, ce qui parait maintenant imminent.
Sur ce plan, 2017 a permis la libéralisation effective du secteur de la Communication Audiovisuelle, avec l’accréditation par la HACA de trois (3) opérateurs de bouquets satellitaires et de quatre (04) éditeurs de chaines en TNT.
Tous ces acteurs s’activent (nous le savons) et émettront sûrement avant la fin du deuxième semestre 2018.

Je le dis donc à nouveau, le Gouvernement accorde la plus grande importance au secteur de la Communication, et est prêt à jouer sa partition pour la création dans notre pays, d’un écosystème plus intégré, qui crée de la valeur pour l’économie en général, et qui œuvre dans l’intérêt des professionnels du secteur en particulier.

Mesdames, Messieurs,
Le Gouvernement continue d’œuvrer pour l’émergence de notre pays, promise en 2020, en veillant à assurer une croissance saine et durable au profit de l’ensemble de nos concitoyens.
A ce jour, le secteur de la presse écrite compte plus d’une centaine de titres, dont une vingtaine de quotidiens édités par une quarantaine d’entreprises de presse.
La richesse de l’offre, gage de pluralisme et de liberté d’expression, traduit néanmoins différents maux qui tirent leur origine, selon les cas, de la très forte atomicité du marché et/ou de l’avènement du numérique, qui transforme en profondeur l’économie de ce secteur.
Evidemment, tout cela impacte négativement la qualité du traitement de l’information, ce qui éloigne le lecteur et réduit la demande, déséquilibrant davantage la situation financière des sociétés de presse basée sur le modèle économique traditionnel de cette presse.
Ensemble, il nous faudra travailler plus pour relever la qualité de notre presse, pour reconquérir le lecteur, et refaire de cette activité, un secteur profitable. Le défi est immense mais nous pouvons y arriver si nous y travaillons tous, avec responsabilité et avec toute l’objectivité nécessaire.
Là encore, je voudrais rappeler que la volonté de l’Etat d’accompagner la presse a conduit à soutenir ce secteur à hauteur de 1,4 milliards de francs CFA en 2017.
Pour un soutien plus efficace en 2018 et au-delà, nous avons engagé, comme je l’indiquais tantôt, des réflexions sur la nature, le niveau et les modalités de ce soutien. Nous en reparlerons.
-Je dois enfin rappeler, s’agissant du secteur de la Communication, que notre pays est passé de la 159ème place en 2012 à la 81ème place en 2017 du baromètre de la Liberté de la Presse.
Notre ambition, c’est bien entendu d’avoir un rang plus honorable, plus conforme aux efforts faits par notre pays, un rang qui reflète mieux ce qu’est réellement la Nation Ivoirienne.

 

Nous continuerons ensemble d’y travailler, mais je réaffirme encore une fois l’engagement ferme et résolu de notre Gouvernement en faveur d’une Presse Libre et indépendante. Pour nous permettre de tenir cet engagement, il va de soi qu’une part de l’effort doit être faite par les acteurs des médias eux-mêmes.
C’est pourquoi, j’en appelle régulièrement à plus de professionnalisme et de responsabilité, qui sont les conditions (sine qua non), de la liberté et de l’indépendance voulues par tous.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Parlons à présent du secteur du Numérique, qui je peux l’affirmer, a lui aussi réalisé un bilan 2017 particulièrement appréciable.
La mise en œuvre des réformes entreprises dans le secteur s’est poursuivie, de même que les investissements, aussi bien par le secteur privé que par l’Etat, toutes choses qui ont permis à notre pays de faire de réels progrès économiques et sociaux en 2017.
Les avancées enregistrées depuis 2011 continuent de produire leurs effets, de plus en plus de personnes et des pans importants de notre économie, s’approprient ces technologies qui aident à la création d’emplois et de richesses, qui améliorent la productivité et le bien-être de nos populations.
L’usage du téléphone portable fait désormais partie de la vie au quotidien de la plupart des ivoiriens car nous enregistrons à la fin de l’année 2017 plus de 30 millions d’abonnements aux services de télécommunications mobiles, pour une population d’environ 25 millions d’habitants.
De même, l’accès à l’Internet en Côte d’Ivoire enregistre plus de 17 millions d’abonnements, contre 10 millions en fin d’année 2016 et je le rappelle, seulement 200.000 en 2011.
Ces performances ont notamment été favorisées par une vision, celle de l’émergence prônée par le Président Alassane Ouattara, et bien sûr par une politique et une stratégie rigoureusement mises en œuvre au cours des 6 dernières années.
Cette stratégie nous aura permis de créer un environnement favorable à l’investissement dans les réseaux de communications électroniques, au développement de l’accessibilité pour tous, à l’amélioration de la qualité des services des opérateurs de téléphonie mobile, au renforcement de la sécurité de nos réseaux et systèmes, à la réduction continue des coûts d’accès, notamment des coûts d’accès à la data et à l’Internet.

Mesdames, Messieurs,
Les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire au cours des dernières années lui donnent de plus en plus, d’être citée en exemple. Ainsi, après avoir effectué entre 2014 et 2016, l’une des plus fortes progressions dans l’indice de développement des télécommunications de l’UIT, notre pays se classe désormais au 9ème rang en Afrique, dépassant des pays souvent cités en exemples, tels le Nigéria, le Sénégal, le Kenya…
Dans le même sens, selon par la coalition mondiale « Alliance for Affordable Internet », et suivant une étude réalisée dans 58 pays à revenus intermédiaires sur l’accessibilité à l’Internet, la Côte d’Ivoire a été classée au 5ème rang. Les progrès de notre pays sont également confirmés par une étude de l’UIT, qui dans son rapport de 2017, classe la Côte d’Ivoire au 8ème rang du Global Cybersecurity Index (GCI), ce qui atteste des efforts faits au cours des dernières années pour lutter contre la cybercriminalité.
Nous sommes évidemment bien conscients que ces classements, certes encourageants, ne sont pas une fin en soi. Notre marche en avant doit se poursuivre et nous sommes déterminés à relever le défi du numérique dans notre pays, pour être parmi les meilleurs dans le monde.

Mesdames, Messieurs,
S’agissant du secteur postal, nous notons avec satisfaction que les réformes engagées permettent une meilleure régulation du marché, désormais libéralisé.
Cette année 2017 nous aura donné l’occasion de constater une nouvelle dynamique au niveau de la Société d’Etat la Poste de Côte d’Ivoire, désignée opérateur du Service Universel Postal.
Tout en développant des partenariats stratégiques, notamment à travers sa relation avec la Banque d’Abidjan, la Poste CI retrouve sa place d’opérateur de distribution de colis et paquets, son cœur de métier. Nous avons toujours cru au potentiel de cette institution, et c’est pour cela que nous nous sommes autant investis dans son redressement et sa relance.
Aujourd’hui, je note avec satisfaction que la Poste CI est de retour et que qu’elle redevient progressivement un acteur économique et social incontournable, ‘’Coursier de l’Etat et Maison du Citoyen’’. J’encourage la Direction à poursuivre le travail de modernisation de la Poste CI, à intégrer le plus possible les TIC dans son fonctionnement, à veiller bien entendu au développement des nouveaux produits et services lancés (machine à affranchir, courrier hybride, commerce électronique, transferts monétaires, etc.) et à veiller en permanence à assurer l’équilibre de son exploitation par une gestion rigoureuse et responsable.

Mesdames et Messieurs,
Au total, je puis vous assurer que notre pays entend poursuivre le développement et le renforcement de ses capacités (stratégiques et opérationnelles) dans les secteurs de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, afin que nos concitoyens bénéficient de toutes les opportunités nouvelles créées par ces secteurs qui sont pourvoyeurs d’emplois, générateurs de cohésion sociale, créateurs de richesses pour notre économie et de rayonnement pour notre Pays.

Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

En 2018, nous continuerons à développer nos infrastructures et à déployer des services au bénéfice de nos concitoyens. Nous savons que les attentes sont très importantes.
C’est pour cela que nous ferons tout pour que nos résultats soient à la hauteur des fortes ambitions affichées par notre pays.
Je propose que nous en reparlions prochainement, à l’occasion du séminaire que nous aurons bientôt sur le bilan 2017 et sur les perspectives 2018.
Pour terminer, je voudrais à nouveau vous remercier pour votre présence et vous réitérer mes vœux de bonheur, de santé et de succès.

Je vous remercie !

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