SORO-KIPEYA Euloge,  DG de l’ANSUT, ANNONCE LA CONSTRUCTION DE 7000 KM DE FIBRES OPTIQUES D’ICI LE 31 DECEMBRE 2018.

L’invité du « MAGAZINE DU DIMANCHE », SORO-KIPEYA Euloge, Directeur Général de l’Agence Nationale des Services Universels et Télécommunications (ANSUT) a annoncé dimanche sur le plateau de la télévision nationale, le rôle de son agence dans la transformation numérique en Côte d’Ivoire. Il a parlé des réalisations de sa structure après quatre ans d’existence. Notre rédaction INFODIRECTE, vous propose en intégralité la retranscription de son entretien.

Dans le cadre de la mission de votre structure, vous avez initié plusieurs projets entre autres la gouvernance électronique, la construction  des infrastructures, la vulgarisation des outils informatiques, la dématérialisation des services de l’administration. Quel est l’état d’avancement desdits projets ?

L’objectif ultime pour nous est de faire en sorte que les ivoiriens et les entreprises présentes en Côte d’Ivoire puissent consommer les services TICs. Parce qu’on parle ici de la transformation de notre économie en une économie numérique. Mais par rapport à cet objectif, il y a des préalables, il s’agit de mettre à niveau nos infrastructures et de permettre aux uns et aux autres d’avoir accès à ces services. Dans le cadre de la mise à niveau ou la mise à disposition de ces infrastructures, nous avons réalisé un projet de construction de fibres optiques et à fin 2017, nous étions à environ 5000 Km de fibres optiques réalisés. D’ici le 31 décembre 2018, nous aurons construit 7000 KM de fibres optiques. 7000 Km construit en 5 ans, ça sera pour la première fois en Afrique subsaharienne une infrastructure bâtie dans un tel lapse de temps. Les opérateurs ont construit peut être bien plus que 7000 Km de fibre optique mais c’est à la fois des réseaux de collecte et de desserte. Mais pour des réseaux spécifiques de collecte ça sera pour la première fois.

A côté des infrastructures fibres optiques qui ont été construites, nous mettons en place des services. Et aujourd’hui, la mise en place de ces services s’articulent essentiellement autour du programme de gouvernance électronique dont la maîtrise d’ouvrage déléguée est assurée par notre ministère de tutelle en charge de l’économie numérique et nous assurons auprès de ce ministère le rôle d’assistant à maître d’ouvrage. Dans le cadre de ce projet qui a pris comme axe de mise en œuvre la transformation numérique en Côte d’Ivoire, nous utilisons la gouvernance électronique comme axe de la transformation numérique de Côte d’Ivoire pour permettre à terme les échanges dans notre économie et les échanges de façon globale dans la société puisse se faire à travers ces outils. Ce qui permettra d’assurer l’émergence de notre économie.

Dans le cadre de cette gouvernance électronique, nous avons mis à la disposition de  certaines catégories des agents de l’administration de l’Etat, des adresses professionnelles, nous avons aussi permis que certains fonctionnaires soient formés à l’usage de certains outils et enfin nous avons contribué et accompagné à la dématérialisation de certaines procédures de l’administration.
Ce vaste chantier qui s’appelle e-demarche administrative est fait en collaboration avec le ministère en charge de la modernisation de l’administration. Ces importants chantiers que nous avons conduits dans le cadre de la gouvernance électronique et sur le deuxième axe de notre intervention celui des services, nous pouvons retenir que c’est la gouvernance électronique qui constitue ce deuxième axe.

Le troisième axe de notre intervention est celui de l’accessibilité et l’appropriation des populations et des entreprises de ces services ; accessibilité qui se fait soit de façon individuelle  (dans le cadre du projet 1 citoyen 1 ordinateur) soit de façon collective (à travers des cyber-centres communautaires qui devraient atteindre 1000 sur toute l’étendue du territoire). Tout cela en quatre ans d’activités effectives.

Parlez-nous de la réhabilitation de l’immeuble POSTEL 2001

La réhabilitation de l’immeuble POSTEL 2001 fait partie du cadre de l’une de nos missions. L’ordonne qui a mis en place de nouveaux organes de gestion prévoit que l’ANSUT s’occupe de la gestion et de l’exploitation de tous les bâtiments qui servent au secteur des TICs. C’est le cas de l’immeuble POSTEL 2001 qui est devenu une propriété de l’agence et  avait un besoin de réhabilitation et c’est ce que nous avons conduit en mobilisant des financements et aujourd’hui, il donne fier allure au Plateau.

M. Soro, vous avez parlé d’intranet au niveau du gouvernement, comment cela fonctionne ? Est-ce que cela fonctionne correctement ?

L’objectif est d’apporter une réelle efficacité dans l’action administrative, dans l’action gouvernementale. Pour faire simple c’est d’utiliser ces outils TICs, interagir entre les différents démembrements de l’administration ou entre les agents de l’administration et avec les usagers de l’administration que sont  les individus et les sociétés. Donc aujourd’hui, vous avez tous les ministères existants en Côte d’Ivoire qui sont interconnectés ainsi que toutes les institutions de la République. A terme, c’est de faire en sorte que les préfectures et sous-préfectures fassent partie de ce vaste réseau et cela sera possible que lorsque le réseau backbone de 7000 Km sera mis en exploitation ; chose qui sera effective d’ici la fin de l’année 2018.

Nous avons connu le projet présidentiel « 1citoyen 1ordinateur » pour lequel vous menez une campagne qui est en cours, quel bilan faites-vous ? Comment s’offrir un ordinateur ?

Sur ce projet, il y a quelques précisions qui sont nécessaires. Certains ont pensé que le rôle principal de l’agence était de distribuer des ordinateurs, de faire don d’ordinateurs. Il n’en est rien ! Ce que nous avons fait dans le cadre de ce projet, était de mettre en place un écosystème, un environnement qui facile l’accessibilité des ivoiriens à ces terminaux ou à ces équipements. Notre ministère de tutelle a proposé au gouvernement (et qui a accepté à travers le ministère du budget) des mesures fiscales qui ont permis d’importer des équipements à coût réduit. Les droits de douane sont réduits dans le cas de ces importations et ces  équipements sont réduits exonérés de TVA. Ce qui permet mécaniquement de baisser le prix de ces équipements.

Ce que nous avons fait en plus de ces mesures fiscales, c’est la mise en place d’une plateforme électronique qui permet à n’importe quelle personne vivant en Côte d’Ivoire de procéder à l’achat et de pouvoir payer à tempérament sur une période de maximal six mois par les moyens de paiement que sont les mobiles banking offerts par nos différents opérateurs de téléphonie mobile. C’est cela le rôle de l’ANSUT dans le cas de projet. Ce n’est pas pour l’ANSUT de distribuer des ordinateurs ou d’en vendre mais de négocier des tarifs avec des équipementiers et des permettre que ces équipements arrivent à taux réduit.

A ce sujet, je voudrais faire un bilan de la date où nous avons lancé le projet c’est-à-dire de 2014 jusqu’à ce jour. Quand je me réfère aux statistiques qui nous ont été fournies par la douane, entre 2014 et 2015 on a enregistré une progression de 20% de la vente et de l’exportation des équipements informatiques en Côte d’Ivoire. De 2016 à 2017 c’est une progression d’un peu plus de 65%. Donc de 2014 à 2018, si nous gardons le même rythme de progression de vente, on devrait avoir un parc informatique de 300 mille unités quand on sait que l’objectif était d’accroître le parc de 500 mille unités.

Est-ce que ces ordinateurs sont de qualité ?

Je vous confirme que ces équipements sont de qualité. Dans le cadre de la déclinaison qui concerne les étudiants dont la deuxième phase sera lancée très bientôt, nous avons discuté avec un équipementier pour avoir des prix très attractifs. Dans le cadre cette déclinaison, il y a des subventions qui sont mis en place avec des mesures fiscales qui permettent à ces étudiants d’acheter à 50.000F pour une machine dont la valeur marchande est autour de 150.000F, pour les journalistes c’est une subvention d’à peu plus de 70.000F dont la valeur marchande tourne autour de 250.000F.
Il y a d’autres déclinaisons de ce projet qui va concerner les femmes, les parlementaires et d’autres de la population.

Vous avez initié avec l’Union Nationale des Blogueurs de Côte d’Ivoire, une caravane numérique qui a duré 20 jours. Cette caravane était donnée « ANSUT BLOG CAMP », quelles étaient les attentes de cette action ?

L’objectif de l’agence est de faire en sorte que les populations puissent consommer les services TICs. Et pour cela, il faudrait qu’elles soient informées de ces services. C’était l’une des raisons principales de cette caravane. Il fallait donc faire le tour des 5 localités qui avaient été choisies dans le cadre de « ANSUT BLOG CAMP », pour dire aux ivoiriens qu’il y a des applications, des services qui  peuvent leur faciliter la vie, améliorer leur qualité de vie et les rendre beaucoup plus productifs dans leurs activités économiques et sociales.

La caravane avait un double objectif. Le premier, il s’agit de permettre à ceux qui ont été formés puissent être autonome dans l’utilisation des services TICs et le second était des présenter aux populations particulièrement les jeunes, toutes les opportunités en termes d’emploi, de création de richesse et de valeur que ces services TICs peuvent offrir.

Les 2000 personnes formés seront-elles-mêmes capables de manière autonome apporter cette formation initiale qui a été dispensée à d’autres personnes. Tel est le cas dans des localités qui ont été visitées. Mes services m’ont rapporté, il y a quelques jours, qu’après le passage de la caravane, il y a des jeunes de certaines villes comme Daloa et Ferké qui ont procédé à des formations où ils sont pratiquement à la quatrième.

En 2017, on a entendu parler de « L’APPEL D’ABIDJAN », de quoi s’agit-il ?

« L’APPEL D’ABIDJAN » est initié par l’ANSUT à l’occasion d’un forum sur les technologies de l’information et sur la télécommunication au mois d’Avril dernier. Nous voulions par-là porter un message aux organes, particulièrement à l’Union Africain concernant le développement des TICs.
Nous pensons que si nous arrivons à une réelle et franche collaboration sud-sud, nous allons pouvoir capter pour notre propre pays, toutes les valeurs et les richesses que ce secteur fabuleux peut apporter à notre pays. C’est cela l’idée essentielle de « L’APPEL D’ABIDJAN ».

Dans deux ans ou cinq ans à quoi devra ressembler l’ANSUT ?

Dans deux ans ou cinq ans, l’ANSUT va déployer beaucoup plus de services, de e-services, beaucoup plus de projets portés sur la vulgarisation et beaucoup plus d’infrastructures.
Le projet d’infrastructures c’est un peu plus de 200 milliards FCFA de coût pour le déploiement de 7000 Km de fibre optique. Ces coûts n’apportent rien à l’ivoirien lambda mais par contre dépenser 10 millions ou 100 millions pour mettre en ligne des services TICs cela a un impact direct sur les populations. Aujourd’hui, nous passons dans ce nouveau cycle où nous allons industrialiser les services TICs, faire le maximum possible avec plus de visibilité pour nos actions.

Retranscris par JOEL DALLY

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