Sawadogo Oumarou Alias Frotomougou : « Mon objectif actuel, c’est de créer un espace pour former la jeunesse »

Qui est Frotomougou ?
Frotomougou est un artiste-comédien. A l’état civil il se nomme Sawadogo Oumarou.

Vous avez des enfants ?

Oui. Je suis père de 4 enfants dont 2 filles et 2 garçons. Je suis conseiller extrascolaire chargé de la vie scolaire, aujourd’hui à la retraite.

Comment de l’instituteur que vous êtes, vous arrivez à l’Art ?

Je crois qu’il est dit quelque part que Dieu donne le talent à l’homme, et à l’homme de l’exploiter.

Depuis mon enfance, j’aimais raconter des histoires, faire des récitations parce que c’était ma spécialité. Quand j’ai commencé à aller à l’école même au lycée, j’organisais les camarades de classe pour l’animation des troupes de théâtre, donc j’avais quelque chose, un talent en moi qui était caché.

Quand j’ai commencé à enseigner, le talent s’est révélé et voilà comment je suis devenu artiste, sinon je n’ai jamais fait une école d’Arts.

Vous n’avez jamais fait d’école d’Arts et vous êtes artiste. En quelle année le grand public a commencé à vous connaitre ?

Le grand public a commencé à me connaitre à la faveur d’une activité quand j’enseignais avec M. Gbangbo Konan, Inspecteur de l’enseignement primaire à Bouaké.

J’étais nouvellement affecté dans le village de Languibonou, en provenance de Niakaramadougou et tous les matins, alors que je marchais, je disais mes textes et je rencontrais très souvent les femmes qui allaient au marigot. C’est alors qu’elles sont allées raconter au Directeur que le nouvel instituteur qui est venu, parle seul.

Un jour, alors que je partais viser mon cahier, mon Directeur, dont je tairai le nom me dit : « M. Sawadogo, les femmes me disent que vous parlez seul ». Et il me demande si j’avais un problème particulier. Je lui ai répondu, non M. le Directeur. Je suis un monologue. Alors, il me demande à nouveau c’est quoi un monologue ? Là, j’ai compris qu’il ne s’y connaissait pas en théâtre.

Je lui explique que, j’écris des poèmes et je les dis. Il reprend en disant, tu fais de la récitation ? Je dis oui, je fais de la récitation.

La même année, l’Inspecteur devait faire une tournée dans les écoles. Languibonou qui est un chef-lieu devait recevoir 500 enseignants pour la réunion de rentrée. A cet effet, je fais une proposition à mon inspecteur.

Je lui dis ceci quand l’Inspecteur de l’Education nationale viendra, je vais tirer un texte. Il me demande tu vas faire une récitation ? Je réponds oui. Il dit écris le donc. Chose que j’ai faite .C’était « hommage à l’instituteur ». Je le lui ai remis. En ce moment il n’y avait pas de machine.

C’était dans les années 2001. Il n’y avait pas de machine dans les villages. L’inspecteur est venu. Après la réunion, j’ai été introduit et j’ai dis mon texte. Quand j’ai fini de dire le texte « Hommage à l’instituteur », l’Inspecteur a demandé à l’instituteur, cet instituteur, il y a combien de temps qu’il est là ? Il a dit que je venais d’arriver cette même année là.

Il (l’Inspecteur) a dit, moi je le prends et je décide de l’affecter à Bouaké afin qu’il s’occupe de la cellule culturelle de cette zone. Voilà comment j’ai embrassé la cellule culturelle et les choses ont évoluées.

A partir de là, quelles sont les spectacles que vous avez animé au plan national et international ?

Il faut dire qu’au plan national, on m’appelle le poète de l’Education Nationale. Jusqu’à nos jours, je suis devenu incontournable au niveau de la poésie.

J’ai parcouru les scènes ivoiriennes, les scènes africaines. Au Burkina Faso par exemple, chaque 3 mois, j’y suis et je vais déclamer les poèmes. J’ai même été reçu par le Moro Naaba quand je suis allé à la caravane de la paix, parce que mes textes sont basés sur l’amour, la paix, la réconciliation, le bien. C’est autour de ces thèmes que tournent mes textes.

A quel moment vous avez l’inspiration de créer vos textes ?

Souvent on pose la question aux artistes de savoir, quelles sont leurs sources d’inspiration. Vous savez l’inspiration est quelque chose qu’on ne peut pas expliquer.

L’inspiration, c’est divin. Souvent vous êtes là et il ya quelque chose qui vous frappe l’esprit. Il y a aussi un regard. Vous observez quelque chose qui vous frappe, vous écrivez et ça fait une inspiration. Vous êtes dans un car. Vous écoutez les causeries des passagers.

Ça fait partie des inspirations. C’est-à-dire tout nous inspire. Seulement il faut faire très attention à ce qu’on voit, à ce qu’on écoute. C’est ça l’inspiration.

Après vos loyaux services rendus à l’Education Nationale, Vous êtes à la retraite. Est-ce à dire que vous allez plus vous épanouir dans l’Art ?

Ce que vous ne comprenez pas, c’est que je suis maintenant plus occupé que quand j’étais en fonction à l’Education Nationale.

Je suis désormais un consultant incontournable au niveau de l’Education nationale qui a encore besoin de moi. Certaines personnes me réclament. Les gens me disent que je suis parti tôt de l’enseignement.

Je fais savoir que je pars pour que le monde entier découvre que j’ai encore des valeurs, parce que quand on est en service, on est toujours en train de demander les permissions pour voyager.

Aujourd’hui, je vole de mes propres ailes et je suis très occupé. Mon objectif actuel, c’est de créer un espace pour former la jeunesse surtout à l’Art oratoire.

Aujourd’hui, j’ai fais du cinéma, j’ai fais du théâtre, mais j’ai embrassé l’Art Oratoire qui est la base de tout ce que nous faisons. C’est-à-dire le conte, la poésie et puis voyez les autres types d’Art. Donc, tout tourne autour de la lecture.

J’ai une caravane qui va bientôt démarrer en Janvier, et je vais sillonner toute la Côte d’Ivoire pour parler de l’importance de la lecture avec les Centres d’informations de documentation qu’on appelle généralement les bibliothèques.

Brou Wilson

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