Procès Gbagbo: audition du général Firmin Detho Letho

La Cour pénale internationale a entendu ce mardi matin le général à la retraite Firmin Detoh Letho, dans le cadre du procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité visant l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Après le général Philippe Mangou, c’est le deuxième haut cadre de l’armée à venir témoigner de son action au moment de la crise post-électorale de 2010-2011.

Le général Detoh Letoh n’a pas pu faire le déplacement à La Haye. C’est donc à travers une vidéo conférence que cet ancien responsable apporte son témoignage à la Cour.

Lors des élections, les forces terrestres sont réquisitionnées. Leur but, précise Detoh Letoh, est de « protéger » le déroulement du scrutin.

Mais que s’est-il passé exactement après ? Qui donnait des ordres lors des moments « forts » de la crise post-électorale ?

Detoh Letoh n’hésite pas à lister les personnalités en poste au sein des forces de sécurité. Nommé le 22 janvier 2011, au rang de chef d’état-major adjoint des armées, il commande les opérations militaires sur la capitale.

Abidjan est divisée en six zones. Au fil des jours, la tension monte, notamment à Abobo. A chaque événement, se souvient Detoh Letoh, l’ensemble des hauts gradés rendaient compte de la situation sur le terrain lors de réunions avec Laurent Gbagbo.

« Je rendais compte au chef d’état-major des armées, soit par message ou par téléphone », précise Detoh Letoh. Tous les hauts gradés des forces de sécurité participaient régulièrement à des réunions de debriefing pour informer Laurent Gbagbo de la situation. « Je veillais à ce que les ordres soient appliqués », ajoute-t-il.

Comme Philippe Mangou, Detoh Letoh insiste sur la difficulté rencontrée pour sécuriser le quartier d’Abobo, où les forces régulières faisaient face au commando invisible.

Une question reste en suspens : pour les autorités militaires, le quartier d’Abobo était-il considéré comme une « zone de guerre » ? Officiellement, non.

« Laurent Gbagbo avait refusé », souligne Detoh Letoh. Mais ce témoignage comporte plusieurs zones d’ombres. Detoh Letoh affirme par exemple ne plus se souvenir à quel moment les forces de sécurité ont fait usage de mortier.

L’ancien militaire insiste en revanche sur un point, à ce moment de la crise, dit-il, « nous étions en position de défense, ce sont toujours nos forces qui étaient attaquées. »

Source : Rfi.fr

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