Plus de 33 305 migrants morts en rejoignant l’Europe: «pas de projet politique européen» depuis 25 ans

Le journal allemand Der Tagesspiegel a publié une liste de 33 305 migrants morts en tentant de rejoindre l’Europe. Ces données, couvrant la période 1993-2017, ont été collectées par United, un réseau de plus de 560 associations européennes, soutenant les migrants et réfugiés. Comme l’explique le coordonnateur de ce programme, Balint Josa, une part importante des personnes figurant sur cette liste est originaire du continent africain.

La liste publiée vendredi par le Der Tagesspiegel s’étend sur quarante-huit pages et contient les données, souvent parcellaires, que les journalistes ont pu rassembler : nationalité, âge, date et cause de la mort.

« L’Erythrée, l’Ethiopie, le Nigeria, le Soudan ou encore la Libye sont des pays d’émigration très classiques. Quant aux âges de ces migrants, ils sont vraiment très variés. Beaucoup d’entre eux sont jeunes et la majorité a perdu la vie en traversant la Méditerranée », précise Balint Josa, le coordonnateur du programme de United.

Mais tous ne sont pas morts en mer. « D’autres sont morts dans des centres de détention à cause des conditions de vie extrêmes, explique-t-il. Ils se sont suicidés ou sont décédés de maladies attrapées sur le chemin de l’exil. Certains se sont déshydratés à la suite de diarrhées très graves. D’autres encore ont été tués par la police aux frontières. »

Il y a par exemple ce Gambien de 19 ans, Mustafa, décédé l’année dernière, dans un hôpital italien. Ou cette Erythréenne, de 17 ans, Samarawit, qui a perdu la vie près de Calais dans le nord de la France. Tous les deux ont pu être identifiés. Certains ont été tués aux frontières. C’est ce qui est arrivé à cette jeune Erythréenne de 16 ans, Milet, percutée par un camion, il y a un an, sous un tunnel à la frontière franco-italienne.

L’idée de cette liste est de redonner un sens à ces morts, de rappeler les individus derrière les chiffres. « Les motifs de décès sont très différents. Chaque mort à sa propre histoire, rappelle Balint Josa. Nous ne devrions pas oublier l’individualité de ces réfugiés. Ils ne sont pas une foule sans visage. Ce sont des gens comme vous et moi. Mais ils n’ont pas eu la chance de naître du bon côté de la barrière. »

United relativise la valeur scientifique de son décompte. Pour l’organisation il s’agit surtout d’interpeller sur les ratés de 25 années de politique migratoire européenne.

Source : Rfi.fr

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