Panny Jean-Baptiste

Pany Jean-Baptiste (Sénateur Rdr) prévient : » Il faut absolument penser à réconcilier le Gbôklè. Si non… »

Après les tensions qui ont entouré l’élection sénatoriale dans la région du Gbôklè, Panny Jean-Baptiste, élu sous la bannière indépendante face au Rassemblement des houphouëtistes à Sassandra,  dans cette interview accordée au site d’information, infodirecte.net, fait un tour d’horizon de l’actualité politique.

 Quelle est l’ambiance après la période mouvementée des sénatoriales, dans la région du Gbôklè ?

Pany Jean-Baptiste : La paix règne même s’il y a de petites inquiétudes car à l’approche des élections locales on sent quelques petites tensions mais dans l’ensemble tout va bien.

Les élections sénatoriales passées ont fragilisé la cohésion entre les cadres du Gbôklè, quand est-il aujourd’hui ?

J-B :Personnellement, je n’ai jamais été en conflit avec qui que ce soit même s’il est vrai que certains cadres ne s’adressent plus la parole. Mais à mon niveau, je suis en parfaite harmonie avec les autres cadres et élus. A preuve, au cours d’une récente cérémonie nous avons communié ensemble.

Élu sénateur avec une candidature indépendante alors qu’on vous sait un cadre du Rdr. Êtes vous retournez dans votre formation politique ?

J-B :Je suis toujours militant du Rassemblement des républicains (Rdr) car je n’ai jamais rendu ma démission. Je participe au bureau politique du Rdr donc comprenez que je suis toujours un cadre de ce parti.

Vous pensez briguer d’autres postes ?

J-B :J’ai un travail à faire pour le moment dans la région car je suis un acteur de développement. Cependant, je ne dis pas que je ne peux pas avoir d’ambitions mais pour l’heure ma seule obsession, c’est de doter notre région  d’un véritable plan stratégique de développement, réconcilier les cadres de la région et surtout œuvrer pour l’épanouissement de populations.

Dans le choix des candidats, il y a parfois des grincements de dents au Rdr, vous en êtes la preuve .Quel est votre regard à la veille des municipales ?

J-B :J’ai l’impression que les anciennes erreurs pourraient se répétées mais pour le moment, il est trop tôt pour porter un jugement. Il faut éviter de faire les mêmes erreurs. Les partis politiques gagneraient à écouter les cadres et les militants de base. Si on ne respecte pas ce principe, les partis en auront pour leur compte.

Votre regard sur les rififis au Rhdp

J-B :Le Rdr a donné sa position depuis le congrès, je ne peux pas aller contre cette vision. Il y a trop de polémiques autour de la question du 3èmemandat mais je crois qu’il faut laisser le chef de l’Etat lui-même donner sa position au moment venu.

Le Gbôklè a accusé un lourd retard selon plusieurs experts. Que comptez-vous faire pour rattraper ce retard ?

J-B :Nous avons une région avec 400 mille habitants selon  l’Institut nationale des statistiques dont la moitié de cette population est jeune. Malheureusement,  nous n’avons que 3 collèges publics dont 2 à Sassandra et 1 à Fresco, cela doit nous interpeller.

Aujourd’hui, les enfants sont 91 dans une classe parce que sur 30 ans, les infrastructures n’ont pas évolué. Il n’y a pratiquement pas de routes dans notre région alors qu’on aurait pu en faire car tout ne peut pas venir du gouvernement. Certains cadres s’en offusquent  quand je l’affirme, malheureusement c’est la triste réalité.

Quels sont les problèmes majeurs de la région ?

J-B :Nous avons 4 soucis majeurs.  La croissance importante de la population alors que les infrastructures n’ont pas évolué. Le taux de couverture en électricité est de 13% dans la région contre un taux moyen national de couverture de 60%.

Il n’y a pas d’eau dans les robinets, dans le même temps l’environnement se dégrade à une grande vitesse. L’érosion nous menace, l’exploitation clandestine de l’or menace tout le couvert végétal et la nappe créatique avec l’utilisation du cyanure.

Au-delà de tout ceci, nos populations sont pauvres malgré la capacité de production de cacao de la région. Il faut avoir le courage d’affirmer que nos populations vivent sous le seuil de la pauvreté, le dire n’est insulté personne comme veulent le faire croire certains cadres. 

La question de la réconciliation ?

J-B :Il faut absolument penser à réconcilier les enfants de la région.  Parce que certains ne partagent pas nos convictions politiques et nos idéaux, ce qui fait que  la région est plongée  dans une fracture sociale.

Je crois qu’à un moment donné,  il faut qu’on parle le même langage. Notre région ne bouge pas parce qu’il y a une certaine division malgré la présence de nos cadres aux côtés du chef de l’État.

Les fils de la région attendent cette réconciliation depuis 30 ans, surtout que cette situation s’est aggravée  avec la crise post-électorale de 2010. Nous devons encourager la réconciliation si nous voulons nous en sortir.

Quelles solutions pour mettre fin au chômage des jeunes ?

J-B :Nous avons écrit quinze projets dont la mise en œuvre a besoin du concours de nos différentes collectivités, des cadres et du gouvernement.

Des projets qui prennent en compte l’environnement, la promotion culturelle, l’agriculture, la promotion du genre et bien d’autres. Nous croyons que ces projets répondront efficacement aux problèmes que nous rencontrons.

Outre la jeunesse, nous volons donner une place de choix à nos chefs de village, aux anciens cadres et mutualiser les efforts des différentes couches sociales.

Vous ne pensez pas créer une concurrence avec le conseil régional  dirigé par le ministre Légré ?

J-B :Pas du tout surtout que nos projets sont complémentaires. Nous donnons juste la feuille de route au Conseil régional et aux municipalités. S’ils échouent, on aura échoué ensemble.

Notre rôle consiste à assister les uns et les autres. Le sénateur ne viendra pas construit des infrastructures à la place du maire ou du Conseil régional mais juste encadre les choses.

Réalisée par Kouakou C

 

 

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